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Nouveaux magasins ICA : la GMS suédoise invente le magasin durable ! (suite)

mars-avril 2013

 

Cette énergie est transmise sur le parking à des bornes de recharge gratuites pour véhicules électriques et un compteur en mesure la performance à l’entrée du magasin pour informer les clients;
● Four basse consommation et temps de fonctionnement des appareils réduit aux justes besoins ;
● Frais et surgelés (fruits, légumes, viande, crémerie) achalandés dans des rayons entièrement vitrés avec porte.

Un nouveau de merchandising

Cette dernière mesure, à priori délicate car à l’encontre de tous les diktats merchandising (accès direct au produit =ventes d’impulsion facilitées), n’a pas eu d’impact négatif sur les ventes. Andreas en analyse les raisons : « Il est naturel pour les clients d’ouvrir leur frigo pour prendre les aliments frais, ils ont eu le même reflexe en magasin. En outre, un merchandising du frais basé sur des meubles hauts et étroits induit pour le magasin une préoccupation d’organisation optimale de l’espace, la lecture de l’assortiment est donc plus claire pour nos clients. Beaucoup nous ont aussi dit que les rayons paraissent plus propres car plus « nets ». Attention, l’éclairage est aussi clé et doit être adapté : j’utilise un système LED de lumières froides réparties tout le long des montants des meubles ». Andreas note aussi des bénéfices induits de ce dispositif : moins de microbes et développements bactériens, respect du planogramme par les fournisseurs, plus de PLV invasive dans les rayons, retours positifs de la clientèle qui apprécie l’effort pour optimiser l’énergie…Autant d’ encouragements pour vous qui serez bientôt contraints par la loi (en 2014) de vendre le frais « derrière des vitres » !

Moins 40 % de coût d'énergie

Après à peine un an, le résultat dépasse toutes les espérances : Andreas a baissé sa facture d’énergie de 40% par rapport à un supermarché classique (de 450 Kw/m2 à 270 Kw /m2 par an) et économise environ 1 million de couronnes par an ! Selon ses calculs il lui ne faudra que 3 ans pour atteindre un retour total sur investissement des systèmes spécifiquement mis en place. Et Andreas peut être certain de ses calculs car un système précis de contrôle basé sur plus de 30 points de mesure lui « livre » un rapport mensuel sur ses consommations d’énergie et lui préconise les éventuelles actions correctives à prendre. Un système donc facile à gérer par les équipes, ne nécessitant pas de formation technique poussée.

Côté difficulté, la principale fut de paramétrer et synchroniser les différents appareils finement entre eux. En outre, le seul dispositif abandonné dans le déploiement aux nouveaux magasins est les panneaux solaires, pour l’instant trop chers à l’achat. « Mais L’idée est sans doute à conserver pour votre pays ! Je me souviens avoir été choqué par la débauche d’énergie d’un supermarché dans le sud de la France en plein été, qui poussait la climatisation à fond car les portes étaient grandes ouvertes pour mieux accueillir les clients !».

Andreas conclue : « Dans cette expérience, voyez plus loin que les économies à court terme ! La carence en énergie va devenir un enjeu central et bien-sûr on peut s’attendre à ce que les prix augmentent inexorablement inexorablement. Dans le paysage économique, les magasins sont parmi les très gros consommateurs d’énergie, c’est donc à nous de faire des efforts. Faîtes votre part au-delà de proposer des produits bio, soyez aussi engagés dans ce type de solution globale ». Le magasin a récemment obtenu le très exigeant label écologique nordique Svanen et est bien parti pour faire tâche d’huile en Scandinavie… jusqu’en Corée dont il a reçu des journalistes l’an passé ! Et pourquoi pas un jour en France ?

Le rayon crémerie présenté dans des armoires fermées

 

Le marché bio en Suède : un petit marché qui ne connaîtra pas la crise
● Le marché bio s’élève à environ 1,1 Milliard d’euros* en 2012 pour seulement 9.4 Millions de consommateurs. La part du bio dans le marché alimentaire total est 3,6% (contre 2,3% en France**).
● La GMS en est le canal de vente majoritaire (64%, vins compris), les magasins bios étant quasi inexistants. Le marché y est en croissance non stop depuis 20 ans et a progressé « seulement » de 5% en volumes l’année dernière. Le reste du marché (hors domicile et collectivités), en recherche constante de nouveaux produits, a connu une croissance de 15% en 2012. ● Les perspectives de croissance de la bio sont au beau fixe puisque les experts estiment que le marché va croître de 100 Millions d’euros par an pour atteindre 6% du marché alimentaire en 2020.
● Le panier d’achat bio annuel y est un des plus élevés d’Europe : 60 €/an/personne (contre environ 45 en France). 72% déclarent acheter souvent du bio*** !
● Le marché bio suédois se distingue par sa concentration des acteurs dans la distribution, l’implication et l’exigence écologiques de ses consommateurs et le volontarisme de son gouvernement (objectif 2014 : 25% des achats alimentaires des collectivités en qualité bio).
* Source : Ekologisk livsmedelmarknad – Ekoweb jan 2012
** Source : Agence Bio 2012
*** Source : Krav marknad rapport 2011

 

NORDIC DEVELOPPEMENT
Aider les entreprises bio françaises
à bien exporter en Scandinavie.
Ariane Chauvelle
chauvellenordicdeveloppement@yahoo.fr
Tél. Suède : 00 46 708 43 24 53
Tél. France : 02 30 02 70 56

 

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