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Nov-Dec 2013

 

Arcadie se dote de nouveaux bâtiments écologiques conformes à l’éthique de l’entreprise

Au terme de 18 mois de travaux, Arcadie fait évoluer son site historique de Méjannes-lès-Alès (Gard) en créant 2 000 m² de bâtiments industriels, 500 m² de bureaux et une crèche d’entreprise de 11 lits. Pour mener à bien le projet, le spécialiste français de l’aromatisation biologique mise sur une démarche atypique inspirée du référentiel Bâtiments Durables Méditerranéens (BDM) et sur l’implication d’entreprises locales. L’aménagement vise l’augmentation des capacités de stockage et de production et l’amélioration des conditions de travail et de la productivité dans le respect de l’éthique d’Arcadie : l’homme au coeur de l’entreprise. Le projet d’un montant total de 3, 5 M e a bénéficié du soutien de l’Union Européenne, de la Région Languedoc-Roussillon (fond FEADER) et du département du Gard.

 

 

Objectif de croissance

L’équipe d’Arcadie croit fermement et à court terme à une intensification de la demande en produits certifiés bio. Les investissements engagés, de près de 5M €, ont été dimensionnés pour faire face à la demande des 10 ans à venir et devraient être amortis en 5 ans. Arcadie mise en effet sur une progression rapide de son chiffre d’affaires qui devrait atteindre 12 M € en 2017 contre 8 M € actuellement, et de ses effectifs (70 salariés, contre 58 aujourd’hui). Après un petit passage à vide en 2012, la croissance est donc repartie sur des taux à deux chiffres.

 

 

Un outil de trituration 100% bio dans le Sud-Ouest

C’est en septembre dernier qu’ a été inauguré à Sainte-Livrade-sur- Lot, SOJAPRESS, le premier outil de trituration de graines de soja du Sud-Ouest. Il devrait répondre aux besoins des filières agricoles pour une traçabilité 100 % bio Sud-Ouest. D’une capacité de 6 000 tonnes, cet outil industriel presse, sans ajout de solvant, des graines de soja pour obtenir deux produits valorisables, le tourteau de soja (85 %), produit solide destiné à l’alimentation animale comme source de protéines et l’huile de soja (15 %), produit liquide pour l’alimentation humaine et la cosmétique notamment. Le procédé de trituration est uniquement mécanique. Après cuisson à la vapeur d’eau, les graines sont pressées pour extraire ces deux produits, dont l’huile par filtration simple. SOJAPRESS a nécessité un investissement financier de plus de 2 M €. L’outil a produit 2 700 tonnes de tourteaux et 250 tonnes d’huile depuis son entrée en fonctionnement. Ce process de trituration devrait contribuer à la garantie de traçabilité de l’alimentation et à la sécurisation de l’approvisionnement en tourteaux de soja bio pour les filières animales, volailles et oeufs notamment.

Biofournil crée une nouvelle marque réservée aux magasins bio…

 

 

Depuis le 1er octobre, Biofournil, spécialiste du pain bio, développe une marque dédiée uniquement aux magasins biologiques . Pour certains consommateurs, s’approvisionner dans un magasin bio de proximité représente un véritable engagement . Biofournil a donc souhaité accompagner les consommateurs dans cette démarche et a créé une marque exclusivement réservée à ce circuit : L ’Angélus. Cette nouvelle marque est issue du rachat de la boulangerie L’Angélus. Ces pains sont nés de la rencontre providentielle de deux précurseurs du pain bio : L’Angélus et Biofournil. Depuis plus de 30 ans, ces boulangeries 100% bio proposent aux amoureux du bon pain, des pains au levain à l’ancienne, plus sains et savoureux. Fières de leurs valeurs communes, restées fidèles aux villages qui les ont vu naître, les boulangeries L’Angélus et Biofournil ont associé le meilleur de leur savoir-faire pour développer une gamme de pains bio.

…et modernise sa gamme «Mes Pains à Dorer»

Enfin, dans le cadre du lancement de cette nouvelle marque, Biofournil renouvelle depuis le 1er octobre sa gamme de pains précuits sous atmosphère protectrice « Mes Pains à Dorer », avec un nouveau packaging plus attractif aux couleurs krafts et vert acidulé. Ces 9 produits au levain à l’ancienne se conserve jusqu’à 6 mois à température ambiante et se cuisent en quelques minutes seulement.

 

ECOCERT et IMO se rapprochent

Le Groupe ECOCERT (France), leader mondial de la certification des produits biologiques, a fait l’acquisition des sociétés IMOswiss AG (Suisse) et IMO Institut für Marktökologie GmbH (Allemagne). IMOswiss AG délivre des certifications pour l’agriculture biologique, les textiles biologiques, l’aquaculture, les référentiels FSC et PEFC, et compte 60 collaborateurs en Suisse et des experts à l’international. Elle est également l’organisme certificateur exclusif des référentiels “Fair for Life Social and Fair Trade Programme” et “AquaGAP Standard for Good Aquaculture Practices”, qui restent détenus par la Bio-Foundation Switzerland.

Quant à la société IMO Institut für Marktökologie GmbH (“IMO GmbH”), elle est l’un des principaux organismes de certification bio en Allemagne. La société compte environ 50 collaborateurs et un portefeuille client de 2 800 producteurs, transformateurs et importateurs. Les autres sociétés du groupe IMO ne sont pas concernées par ces transactions.

Michel Reynaud et Philippe Thomazo, respectivement Vice- Président et Directeur général Délégué d’ECOCERT, ont été nommés au conseil d’administration d’IMOswiss AG, Philippe Thomazo devenant également Gérant d’IMO GmbH. De fait, les certificats et attestations délivrés respectivement par IMO et ECOCERT restent valides et ne sont pas remis en cause par cette acquisition, et les interlocuteurs restent les mêmes.

 

 

 

La F.N.I.V.A.B. devient France Vin Bio

Dans un contexte de forte augmentation des volumes de vin certifié bio, la F.N.I.V.A.B. (Fédération Nationale Interprofessionnelle des Vins de l’Agriculture Biologique) devient France Vin Bio pour représenter la filière « vin bio » française dans son intégralité, de la production à la commercialisation.

En effet, la viticulture bio française connaît une très forte progression de ses surfaces depuis l’année 2008.

Prenant conscience des enjeux environnementaux et/ou économiques, dans un contexte de crise de la viticulture conventionnelle, de plus en plus de vignerons se sont convertis à la bio dans toutes les régions viticoles. Ce phénomène inédit fait apparaître de nouveaux enjeux, inconnus jusqu’alors.

En premier lieu, l’arrivée sur le marché des caves coopératives génère des volumes à même de répondre à certains marchés (grande distribution, export), sur lesquels les vignerons indépendants ne pouvaient se positionner seuls.

Cependant, cette offre doit aussi être structurée de manière intelligente, pour permettre aux vignerons apporteurs de se maintenir en bio à des prix justes et rémunérateurs. La conversion récente de vignerons « vraqueurs » présente les mêmes avantages, mais pose aussi les mêmes questions.

Sur le plan de la commercialisation, quelques sociétés de négoce spécialisées dans les vins bio existaient depuis. Elles ont récemment été rejointes par d’autres opérateurs conventionnels face auxquels maintenir un niveau de prix suffisant pour assurer la pérennité des exploitations est un enjeu majeur.

Les missions de France Vin Bio

Porter la voix de la filière viti-vinicole bio nationale, (représentation des viticulteurs et des metteurs en marché bio dans les instances nationales et internationales)

Poursuivre la structuration de la filière : faire de la fédération un lieu de concertation entre les régions viticoles bio, afin de faire émerger des projets et des positions communs (révision de la réglementation de vinification bio prévue en 2015).

Favoriser l’émergence de structures interprofessionnelles régionales bio là où il n’y en a pas. Approfondir et pérenniser le dialogue entre producteurs et metteurs en marché.

Entrer en relation avec les interprofessions conventionnelles pour aider à la représentation de la filière bio en cas de besoin.

Mettre en place des indicateurs économiques de référence (étude sur les coûts de production sur les exploitations bio afin de fixer un prix rémunérateur, suivi des volumes par appellation pour mettre en adéquation l’offre et la demande afin de sécuriser les débouchés)

Promouvoir les vins bio, en partenariat avec l’Agence Bio et les interprofessions viticoles (participation à des salons nationaux et internationaux, création de nouveaux évènements, site internet…)

Développer la communication interne (informations aux adhérents - réglementation, etc.)

 

« Distribution des fruits et légumes bio, perception et attentes de la distribution - Achats des ménages 2005-2012 »

Dans le cadre de la redéfinition de ses programmes d’expérimentation en fruits et légumes biologiques, le Ctifl a entrepris une vaste enquête auprès de tous les maillons de la filière bio française. Son objectif est d’identifier les difficultés, les attentes et les besoins des acteurs économiques. L’enquête auprès des opérateurs de la distribution a donné lieu à la rédaction d’un rapport d’étude désormais disponible en ligne sur le site www. fruits-etlegumes.net.

En préambule au bilan d’enquête menée auprès de la distribution, cette étude rappelle les principaux chiffres du marché bio en France, d’après l’Agence Bio, et présente une analyse de la consommation des fruits et légumes bio à partir des données du Worldpanel de Kantar. Selon Kantar, ce secteur poursuit sa progression qui profite à tous les circuits, particulièrement les magasins spécialisés et les hypermarchés. Toutefois, l’ensemble des circuits traditionnels, y compris la vente directe, préserve une part de marché légèrement supérieure à celle de la grande distribution.

Avec moins de 10% des ventes de fruits et légumes achetés par les ménages, le bio demeure un marché de niche. Au niveau de la part des fruits et légumes dans le chiffre d’affaires des magasins, une grande différence s’observe entre la grande distribution et les circuits spécialisés bio (de 10% à près de 40%).

L’enquête rappelle la place très importante des marques de distributeurs sur le rayon des fruits et légumes bio. Cette gamme est le plus souvent assez basique, mais elle est susceptible d’être présente tout au long de l’année. Parmi les attentes prioritaires de la distribution, les opérateurs sont demandeurs d’une plus grande disponibilité de l’offre. La production française en particulier doit poursuivre son développement.

La réduction des écarts de prix concomitante à une hausse des volumes devrait contribuer à élargir la clientèle et donc permettre le développement des ventes. L’amélioration de la qualité gustative des fruits et légumes correspond aussi à une attente forte de la distribution, celle-ci n’étant toutefois pas spécifique à l’univers bio. L’assortiment bio fournit des produits alimentaires et des valeurs associées en adéquation avec les attentes sociétales (sécurité, éthique, environnement), il représente donc un axe de positionnement supplémentaire pour la distribution.

Pour en savoir plus sur cette étude, celle-ci est téléchargeable gratuitement en ligne sur le site www.fruits-et-legumes.net dans la rubrique Economie/Etudes.

 

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