Actualité

Actualités professionnelles

Septembre - Octobre 2014

Congrès ICMN – Paris 2014

Le 2ème Congrès International de Médecine Naturopathique s’est déroulé à Paris les 4-5-6 Juillet derniers. Un bilan très positif selon les organisateurs et les visiteurs venus de plus de 40 pays et le soutien de 140 associations, universités, centres de formation et sociétés partenaires. Une trentaine d’exposants de plusieurs pays sont venus présenter leurs spécialités – appareils ou compléments alimentaires pour certains fournisseurs, résultats d’études… Bref, une mise à jour des connaissances pour les naturopathes professionnels de la santé naturelle.

Informations importantes qui concernent aussi les responsables et gérants de magasins bio : être « branchés » sur l’actualité des fabricants de produits naturels de santé est indispensable Bio Linéaires a profité de ce congrès pour interviewer un des meilleurs pionniers de la naturopathie française, Robert Masson, à travers quelques questions auxquelles il a eu l’amabilité de répondre avec la verve et la rigueur que ses confrères lui reconnaissent.

 

BL : Comment choisir un complément alimentaire bio à visée thérapeutique ? Vos critères de choix ?

RM : Vérifier la composition plutôt que l’analyse. Très souvent il y a des maxi-doses de minéraux et de vitamines de synthèse mal utilisables ce qui provoque une élimination rénale, une usure anormale de l’organe avec le temps.

 

BL : Quels sont les plus grands défis de la naturopathie en 2014 ?
RM :
● Supprimer l’abîme qui existe entre le mode de vie et la physiologie.
● Remplacer cet abîme par une passerelle, c’est-à-dire expliquer les suggestions naturopathiques à la lumière de la science de la physiologie.
● Arrêter de vendre de la spiritualité de façade : la vraie spiritualité existe mais s’épanouit dans le silence absolu.

 

BL : Diabète / Hypoglycémie et compléments alimentaires. Quelles sont vos suggestions ?

RM : Fondamentalement, le réflexe naturopathique doit être alimentaire. Le chlorure de magnésium est à envisager. Il existe quelques compléments efficaces : par exemple, le mûrier japonais.
 

BL : Quelles sont les recherches les plus intéressantes pour la crédibilité de l’alimentation bio ?

RM : L’alimentation bio est une branche essentielle de l’arbre de la santé nutritionnelle. L’individualisation, la mesure, l’équilibre, la digestibilité, la qualité bio sont les branches qui constituent la charpente de l’Eutynotrophie, la science de la nutrition.

Nouveau règlement européen

Le nouveau règlement continue de faire réagir les différentes organisations professionnelles du secteur bio. Comme nous l’évoquions déjà dans notre numéro 53 de mai-juin, Coop de France « s’inquiétait de ces dispositions qui, non seulement ignorent les réalités des exploitations bio, mais menacent aussi le développement futur du secteur et la confiance des consommateurs. »

Alors que la FNAB, « partageait l’objectif de la commission d’un texte à la fois applicable et proche des fondamentaux… ».

Non pour les Allemands

Chez nos voisins allemands, les réactions fusent aussi de partout.

En effet, à l'issue de la journée des rencontres professionnelles du BÖLW, la fédération nationale des producteurs, transformateurs et distributeurs de produits issus de l’agriculture biologique en Allemagne, qui s’est déroulée en juillet, notre confrère Bio Marché-Info nous indique que la majorité des participants présents à cette journée se sont prononcés pour un « non » massif à ces nouvelles dispositions. « Nous rejetons totalement la proposition de la Commission Européenne d'une nouvelle réglementation sur la production biologique et n'entendons pas prendre part à quelque discussion que ce soit sur les points à traiter» a déclaré Jan Plagge, du BÖLW.

Les douze exposés qui ont été présentés par des experts avaient pour objectif d'analyser l'impact de la nouvelle réglementation.

Tous les intervenants ont été unanimes : la proposition de la Commission Européenne faite en mars dernier aura des répercussions sur l'ensemble de la filière biologique : de l'agriculteur jusqu'au consommateur. Chacun des spécialistes a donné à tour de rôle, son point de vue sur les effets et conséquences prévisibles sur le terrain, qu'ils s'agissent des cultures, de la transformation des produits, de la distribution ou du contrôle.

Jan Plagge du BÖLW a fait remarquer que la Commission européenne « aurait pu, par exemple, soutenir la recherche dans le domaine de l'agriculture biologique ou améliorer les modifications apportées ces dernières années au règlement actuel.

Elle aurait pu en corriger les failles et en même temps stimuler le secteur pour le développer. » Il a aussi rappelé, que depuis deux ans, le groupe IFOAM-Europe a entamé des discussions avec la Commission pour faire évoluer le cadre réglementaire actuel et que celle-ci a cependant décidé de faire cavalier seul en proposant un nouveau règlement cadre européen.

Il conçoit que la Commission européenne entend préserver les intérêts des consommateurs pour leur éviter de consommer des pesticides, mais regrette qu’aucun membre de la Commission invitée à se rendre à Berlin, ne soit venu pour défendre cette position en personne !

Pour en savoir sur : www.bio-marche.info

 

Lire aussi :