Actualité

Actualité cosmétique

Juillet-Août 2015

Assemblée générale de COSMEBIO

Le 9 juin dernier, COSMEBIO a tenu son assemblée générale à la Cité Internationale Universitaire de Paris. Comme chaque année, ce rendez-vous a permis de faire le bilan des actions menées au cours des 12 mois écoulés, s’appuyant sur le Rapport de Développement Durable présenté ce jour-là. Pour la deuxième année consécutive, l’association a par ailleurs remis les « Trophées COSMEBIO de l’Excellence Cosmétique ». Cette récompense, réservée aux membres de l’association et imaginée pour promouvoir les qualités réelles des cosmétiques bio, distingue des produits dont la qualité cosmétique avérée est associée à une réelle démarche éthique de l’entreprise concernée. La sélection se passe ainsi en deux étapes, la première consistant en une véri cation de l’engagement de l’entreprise pour le respect de l’Homme et de la Nature, jugé par la Commission Ethique COSMEBIO, et la seconde est l’évaluation de la qualité cosmétique du produit (attractivité, efficacité, analyse sensorielle) par un jury de consommateurs (bio et non bio), recrutés sur dossier de candidature. Les noms des marques et produits lauréats sont à découvrir sur la page http://www.cosmebio.org/fr/accueil-professionnels.php

Lors de cette assemblée générale, COSMEBIO a également accueilli deux invités d’honneur : d’une part Corinne Lepage, ancienne ministre de l’Environnement, ancienne députée européenne et présidente du Rassemblement Citoyen, et d’autre part André Cicolella, chimiste, toxicologue et président du Réseau Environnement, réputé pour son implication sur le sujet des perturbateurs endocriniens. Ces invités ont évoqué, en interaction avec la salle, la problématique de la conjugaison entre opportunités économiques et interrogations sanitaires. Cette conférence interactive s’inscrit dans la volonté de COSMEBIO d’accompagner les 350 sociétés membres dans un domaine en perpétuelle évolution, a n de leur offrir des éléments de réflexion et d’action.
 

COSMEBIO lance sa commission « Distribution »

Dans un objectif de mutualisation des connaissances, COSMEBIO a mis en place depuis quelques années quatre commissions composées de sociétés membres qui partagent, échangent et travaillent sur des sujets de fond, répondant chacune à une thématique précise : Technique, Ethique, Communication et Internationale. A la demande du Conseil d’administration, COSMEBIO a lancé en avril dernier une nouvelle commission dédiée à la distribution en France. Son objectif est double : promouvoir la cosmétique bio et anticiper les problématiques du secteur. Ce groupe de travail, animé par deux administrateurs, est composé d’une quinzaine d’adhérents.

Il a été clairement établi que, pour traiter un sujet aussi large que la distribution, il était important de déterminer les enjeux en fonction de la taille de l’entreprise et du canal de distribution : GMS, magasins bio, instituts, pharmacies/parapharmacies, magasins sélectifs... Dans le cadre de cette commission, les membres peuvent partager leurs expériences, confronter leurs avis malgré leur di érence et s’orienter sur les meilleurs choix à adopter. Le but est de trouver des leviers de croissance pour le secteur de la cosmétique bio qui souhaite prendre des parts de marché.

 

La distribution, clé du succès 

La pertinence de la nouvelle commission Distribution de COSMEBIO
(voir ci-dessus) trouve son écho dans une étude récemment effectuée par Organic Monitor, société d'études et de conseil spécialisée dans le domaine des produits bio. La conclusion de cette étude est que les marques « vertes », qu’il s’agisse de cosmétique mais aussi d’alimentaire, doivent se concentrer sur la question clé de la distribution si elles veulent connaître le succès.

Selon Organic Monitor, les marques qui ont vraiment réussi seraient celles qui ont élargi leur distribution aux circuits de vente « grand public ». Le problème viendrait du fait que malgré l’intérêt certain que leur portent les consommateurs, la plupart des produits bio n’ont que de très faibles parts de marché (3 % pour la cosmétique en Europe) car elles ne sont disponibles que dans les magasins spécialisés. Leur accessibilité limitée serait ainsi la cause de leur succès limité.
http://www.organicmonitor.com

 

Un nouveau salon professionnel

L’industrie cosmétique ne manque pas de salons professionnels en France pour se retrouver et se documenter : Cosmetagora organisé par la Société Française de Cosmétologie, centré sur les dernières tendances en terme de matières premières, textures, nouvelles technologies ou tests toxicologiques ; Beyond Beauty / Cosmeeting présentant une large palette de fabricants, façonniers et producteurs de matières premières, intégrant un riche programme de conférences ; MakeUp in Paris dédié spécifiquement au monde du maquillage… Pour l’institut, il y a d’une part le toujours dynamique Congrès International de l’Esthétique Spa et d’autre part le Mondial Spa & Beauté, jugé par certains observateurs comme étant de son côté en perte de vitesse. Un nouveau salon concurrent, BeautyPro Event, devait se tenir cette année, mais a été annulé. Enfin, spécifiquement pour la Bio, il y a bien sûr Natexpo tous les deux ans, avec son important espace « Beauté au naturel ».

 


En octobre prochain, se déroulera pour la première fois au Carrousel du Louvre le nouveau salon « Cosmetic 360 », organisé par la Cosmetic Valley. Rappelons que la Cosmetic Valley est un pôle de compétitivité unique, qui réunit 800 entreprises françaises spécialisées dans le secteur de la cosmétique, allant des matières premières au packaging, et qui s’intéresse entre autres de près à toutes les questions « vertes ». Nouveau pour la France sur le plan de son concept, ce salon professionnel se veut lieu d’échanges centré sur l’innovation, pour aider tous les acteurs, TPE et PME notamment, à se rencontrer et à construire la beauté de demain. http://www.cosmetic-360.com

 


Lire aussi :