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Se former avant de créer son entreprise : un gage de réussite !

sept -oct 2012

Par son évolution positive, le secteur bio est attractif pour ceux qui veulent créer leur entreprise. Certains y réussissent brillamment. Pour d’autres, le rêve tourne vite au cauchemar. C’est pourquoi, Unadis initie et soutient les formations qui aident les futurs détaillants bio.

 

Tant en Belgique qu’en France, il fut une époque pas si lointaine où il suffi sait de quelques milliers de francs (belges), d’un peu de marchandises et d’une petite pièce dans sa maison (parfois son garage) pour « ouvrir » un magasin. De plus, la rentabilité n’était pas de mise. Couvrir ses frais suffi sait. Ce scénario est celui de la genèse de nombreux magasins très prospères aujourd’hui, voire de quelques grandes enseignes de franchise.

Beaucoup de futurs détaillants bio, souvent des clients bio, pensent que ce scénario est toujours d’actualité. Or, la nécessaire rentabilité, les conditions de fi nancement, les règles de sécurité et d’hygiène et autres charges sont passées par là sans que le public n’en ait conscience. Dans les faits, ces entrepreneurs rencontrent très vite des diffi cultés en matière de logistique, d’informatique, de gestion administrative, de fi nances (manque de liquidité), de gestion de stocks, de calcul de marges, … qui les amène malheureusement trop souvent à la faillite. Unadis est souvent contactée pour venir en aide à de futurs détaillants bio, certes dynamiques, qui n’ont jamais travaillé dans le secteur et/ou qui n’ont aucune formation ayant un rapport de près ou de loin avec le métier de détaillant. Unadis fait ce qu’elle peut mais ils sont vite découragés par tous ces aspects inconnus. Elle ne peut que les inviter vivement à se former. Unadis regrette qu’il soit souvent trop tard ; généralement, le projet est déjà bien avancé. Afi n de se conformer aux règles de sécurité et d’hygiène notamment, certains sont amenés à modifi er leur aménagement ou à faire des investissements imprévus.

 

Pour y remédier, Unadis s’implique dans la formation et l’encadrement des détaillants.

Dès sa création, la formation des herboristes s’est inscrite dans le département « chef d’entreprise » avec la volonté de donner aux futurs détaillants tous les informations nécessaires à la mise en oeuvre et à la gestion de leur entreprise. En plus des cours de botanique, de biochimie végétale, d’herboristerie, de diététique, d’anatomie et de physiologie, il y avait des cours de comptabilité, de déontologie, de techniques de vente et de législation.

Depuis 3 ans, la formation a été remaniée et ces cours s’intitulent « esprit d’entreprendre », « gestion commerciale », « localisation et aménagement » et « autocontrôle ». En fi n de formation, il est même demandé de présenter un projet d’entreprise intégrant toutes les matières vues au cours des deux années de formation.

Cette formation, présentée dans un précédent numéro de Bio Linéaires, est soutenue par Unadis.

Elle est ouverte depuis 4 ans dans le centre IFAPME d’Arlon et attire notamment beaucoup de français.

Unadis est également à l’initiative d’une formation vendeur-conseil BIO. Dans le cadre d’un projet européen, appelé « Parcours intégrés de formation au long de la vie » (LLL), Unadis en collaboration avec l’IFAPME, a créé cette formation à l’attention du personnel des magasins bio et de certains nouveaux gérants. En eff et, l’augmentation de la taille des magasins nécessite aujourd’hui l’engagement de travailleurs polyvalents dont la formation aux particularités du secteur bio est souvent défi ciente. En 8 modules de cours dispensés par des professionnels reconnus, la formation aborde les fondements de l’agriculture biologique, les fruits et légumes, les céréales et la panifi cation, les produits laitiers, les produits d’épicerie et de

régimes, les produits cosmétiques et d’hygiène écologiques, les produits d’entretien écologiques, le vin et la bière bio.

Dès son lancement, elle a rencontré un grand succès. Elle sera bientôt agréée « chèque-formation » pour reprendre un nouveau cycle. Toujours en collaboration avec l’IFAPME, Unadis soutient les formations continues en aromathérapie, feng-shui… Elle organise elle-même des formations à l’attention de ses membres comme « l’implémentation d’un système autocontrôle ». De plus, par son partenariat avec Comeos (ex-Fedis, fédération du commerce et des services), elle permet à ses membres de participer aux formations et aux séminaires organisés par Comeos et de recevoir les études, les enquêtes et les informations publiées par Comeos.

Pour fi nir, Unadis vous annonce une nouvelle formation : conseiller en alimentation fonctionnelle. Sous ce vocable, on entend les aliments destinés à des problèmes de santé ou des particularités nutritionnelles tels que les allergies et les intolérances alimentaires, le diabète, le végétarisme… En eff et, ce profi l de consommateurs arrive le plus souvent désemparé voire angoissé en magasin bio, en herboristerie ou en cabinet médical sans que celui-ci ne soit formé. Avec l’IFAPME et Naredi (Fédération belge de l'industrie et du commerce des Compléments alimentaires, Produits naturels, de Réforme et de Diététique), Unadis prépare donc une nouvelle formation en 3 niveaux pour le personnel des magasins bio et diététiques, les herboristes diplômés, les diététiciens et les médecins. Cette formation se veut complète, d’une haute valeur ajoutée et certifi ante. Mais nous vous en dirons plus dans un prochain numéro.

 

Unadis recherche producteurs français

Afi n d’entretenir ses bonnes relations avec les producteurs français, Unadis souhaite organiser un voyage dans la région Languedoc-Roussillon. Nous recherchons donc des producteurs susceptibles d’accueillir des détaillants BIO et faire visiter leur site de production. Nous pensions à un huilier, à un vigneron, à un céréalier… Ce déplacement a également un coût qu’Unadis et les détaillants ne sont pas en mesure d’assumer dans son intégralité. Unadis recherche donc également des partenaires fi nanciers pour partager le coût. Si vous êtes intéressés, contactez Unadis au 0495.13.30.71.

 

L’indice des ventes est en vacances.

Pendant cette période de vacances, il n’a pas été possible de collecter suffi samment d’indices de ventes pour fournir un graphique représentatif. Nous ferons mieux à la rentrée.

 

 

 

 

Ollavie créée une activité alimentaire

L’entreprise bretonne Ollavie depuis début 2012 est devenue le distributeur exclusif de Probios Italie. Rappelons que la société Probios est un acteur engagé dans la bio depuis plus de 35 ans et qu’elle propose plus de 1500 références labellisées biologiques à travers 10 marques exclusives. Ollavie a débuté son partenariat avec les marques « Il Nutrimento », « Natura Toscana » puis « Rice & Rice » et « Viva Mais ». Cette dernière marque est spécialisée dans les produits biologiques sans gluten. Ils sont labellisées AFDIAG et possèdent la vignette de remboursement LPPR. C’est désormais plus de 130 produits sans gluten (<20 ppm) d’une qualité gustative réputée qui sont maintenant proposés aux magasins bio et diététiques. Les autres marques comme Naturata Toscana sont des spécialités artisanales de Toscane aux saveurs incomparables disposant d’une traçabilité garantie.

 

 

Good Goût remporte la BFM Académie 2012, premier concours de créateurs d’entreprises en France

La fi nale de la 7e édition de la « BFM Académie », le concours prisé par tous les créateurs d’entreprises, a récompensé, en présence d’un jury de plus de 200 professionnels (entrepreneurs, investisseurs, journalistes, banquiers…), Mikaël Aubertin pour son talent et sa détermination pour ses plats complets pour bébés Good Goût. Pour parvenir à cette fi nale, 56 candidats se sont aff rontés et ont été soumis aux votes des auditeurs tout au long de l’année dans des duels radiophoniques menés par des spécialistes de la création d’entreprises (Sylvain Orebi, président de Kusmi Tea, Alain Bosetti, DG du groupe En personne, et Eve Chegaray, coach) sous la houlette de Nicolas Doze, journaliste de BFM Business. Comme le dit son créateur, « Good Goût, c’est avant tout une promesse forte : faire découvrir aux bébés au travers de recettes simples et délicieuses 100% biologiques « le vrai goût des bons légumes » ! En eff et, Good Goût met un légume à l'honneur dans chaque recette, représentant au moins 60% des ingrédients : panais, courge butternut, topinambour...le tout élaboré par un Chef de talent, Michel Reutenauer et avec le soutien de l’Institut Pasteur de Lille »

 

 

Brochenin s’installe à Rungis

Créée en 1990, Jules Brochenin fait partie des entreprises historiques de la bio. Elle a une double activité : elle est spécialisée dans l'import-export de fruits tropicaux, d'huiles de palme, d'olive et de margarines biologiques et est fabricante d’huiles biologiques dans son usine de la Drôme. Pour développer son activité d’importation et profi ter des synergies que génère le « Marché », Brochenin s’est installée à Rungis. Selon son directeur général, Diégo Garcia, cette installation est très bénéfi que car depuis son arrivée sur le Marché, l'entreprise a connu une croissance annuelle de 25 à 30%. Elle permet d’être en adéquation avec le marché et d’optimiser sa logistique, notamment en terme de transport. Pour cela d’importants investissements ont été eff ectués sur 700 mètres carrés environ : une mûrisserie de bananes, des stocks réfrigérés et des bureaux. La mûrisserie a été conçue à la pointe de la technologie, combinant économie d'énergie, autonomie de fonctionnement ou norme incendie. Rappelons que cette

pionnière en bio est aussi engagée dans les instances françaises d'organisation du marché biologique comme le Synabio et qu'elle s'implique éthiquement dans ses pays d'approvisionnement en pratiquant les principes du commerce équitable.

Sources : Newsletter du Marché de Rungis

 

 

Reprise de la Sté Fitoform

Le laboratoire français Fitoform, spécialiste des compléments alimentaires naturels et de la phytothérapie bio a été repris suite au départ à la retraite de Marie-Dominique et Jean-Pierre Amar. Une nouvelle direction prend les commandes du laboratoire tourangeau, fondé en 1992 et qui compte 20 collaborateurs pour un chiff re d’aff aires annuel de 4,2 millions d’euros. Rappelons que Fitoform est un des acteurs majeurs des ventes de compléments alimentaires en magasins bio spécialisés, avec des plantes issues majoritairement de l’agriculture biologique et provenant de terroirs français et européens. Les produits sont tous fabriqués en France, avec un réseau de laboratoires partenaires. Fitoform exporte actuellement en Belgique, au Portugal et au Maroc. Les nouveaux dirigeants, Isabelle et David Senente, sont issus tous deux de la fi lière agricole et des plantes médicinales. Ils ont fondé le laboratoire Herbatech à Vaison la Romaine spécialisé dans la fabrication à façon de compléments alimentaires naturels. Ils partagent une vision et une expertise communes de la qualité, de l’innovation et de la maîtrise des matières premières. David Senente créa aussi en 2010 le Laboratoire Phytosentiel, distributeur de la marque Ixiène, spécialisée en produits d’hygiène bio antimicrobiens, qui obtint dès son lancement deux prix au Natexpo 2011.

Les nouveaux dirigeants déclarent s’inscrire « dans la continuité des valeurs défendues par Fitoform et vont aussi ouvrir de nouvelles voies de développement en renforçant l’o re produit actuelle avec des produits innovants qui répondent aux nouvelles attentes des consommateurs, en n’oubliant pas l’international. La société doit aussi répondre aux nouvelles exigences en matière de règlementation européenne et enrichir les synergies avec leurs laboratoires partenaires ». Enfi n, les dirigeants souhaitent renforcer leurs engagements pour une bio solidaire, sociale et locale avec la mise en place d’une phyto-fi lière locale et nationale, qui valorisera les fi lières agricoles et assurera un haut niveau d’authenticité et de sécurité pour leurs distributeurs et leurs clients.

 

 

Bonneterre et ses partenaires

Dès les années 1960, en véritable précurseur, Robert Bonneterre prône une alimentation saine, savoureuse et respectueuse de l’environnement. Fort de cette philosophie, il fonde en 1963 la Société Bonneterre. Sa marque éponyme a gardé le même credo depuis son origine : « off rir le meilleur de la Terre ». Cette quête passe notamment par la maîtrise de la fabrication par ses propres usines comme par exemple les boissons végétales au soja et par le développement de relations pérennes avec des partenaires passionnés et engagés. Pour preuve, Bonneterre travaille en collaboration depuis 1999 avec un fabricant suisse de chocolat et la société a lancé tout récemment le premier jambon de Bayonne IGP bio en association avec des éleveurs de porcs et un salaisonnier du Sud- Ouest. À l’aube de son cinquantenaire, son nouveau directeur, Thierry Chiesa qui a pris la direction depuis janvier 2012 souhaite continuer à accompagner le développement du réseau spécialisé, en restant fi dèle à l’esprit du bio et aux valeurs de l’entreprise.

 

Réglementation : nouvel étiquetage des produits "sans OGM" au 1er juillet 2012

Depuis le 1er juillet 2012, les produits ne contenant pas d'organismes génétiquement modifi és peuvent être étiquetés "sans OGM". A la suite de la signature du décret relatif à l'étiquetage des denrées alimentaires le 30 janvier 2012, l'indication de l'absence d'OGM sur les denrées constitue une avancée majeure pour les opérateurs qui souhaitent valoriser une production sans OGM et pour l'information et la liberté de choix des consommateurs.

Jusqu'à présent, la réglementation prévoyait l'étiquetage obligatoire de la présence d'OGM, mais ne défi nissait pas les modalités d'information du consommateur pour les fi lières "sans OGM".

Elle ne permettait pas non plus de faire la distinction entre une viande issue d'un animal nourri avec des OGM et une viande provenant d'une fi lière garantissant une alimentation des animaux sans OGM. Le décret, qui s'appuie sur les avis du Haut Conseil des biotechnologies de novembre 2009 et de janvier 2011, prévoit des critères diff érents selon la nature des ingrédients qui composent les denrées alimentaires :

● les ingrédients d'origine végétale (par exemple, la farine, l'amidon ou la lécithine) pourront porter la mention "sans OGM" s'ils sont issus de matières premières contenant au maximum 0,1 % d'OGM.

● l'étiquetage des ingrédients d'origine animale (par exemple, le lait, la viande, le poisson ou les oeufs) précisera "nourri sans OGM (< 0,1 %)" ou "nourri sans OGM (< 0,9 %)".

● les ingrédients d'origine apicole (par exemple le miel ou le pollen) pourront être étiquetés "sans OGM dans un rayon de 3 km".

Ces allégations apparaîtront le plus souvent dans la liste des ingrédients, ou lorsque l'ingrédient mis en avant représente plus de 95 % de la denrée, dans le champ visuel principal de l'emballage.

Source : Ministère de l'Ecologie, du Développement Durable et de l'Energie

 

 

Le logo biologique de l'UE pleinement opérationnel depuis le 1er juillet 2012

La période transitoire de deux ans pour que le secteur de l'alimentation biologique se conforme aux nouvelles normes européennes en matière d'étiquetage a pris fi n. Depuis le 1er juillet 2012, le nouveau logo biologique de l'UE est OBLIGATOIRE sur toutes les denrées alimentaires préemballées biologiques qui ont été produites dans les États membres de l’Union et respectent les normes en vigueur. Le logo restera facultatif pour les produits biologiques non emballés et importés. L’apposition, à côté du logo de l’UE, d’autres logos à caractère privé, régional ou national sera toujours autorisée. Rappelons que le logo biologique «eurofeuille» de l'UE avait été introduit le 1er juillet 2010, mais pour permettre aux opérateurs de s'adapter à la nouvelle réglementation et d'éviter le gaspillage d'emballages existants, une période transitoire de deux ans avait été accordée avant que sa présence ne devienne obligatoire sur tous les produits. Dans le même champ visuel que le logo devront également fi gurer le numéro de code de l'organisme de contrôle et le lieu de production des matières premières agricoles. Un récent rapport Eurobaromètre concernant «l'attitude européenne à l'égard de la qualité et de la sécurité alimentaires et des campagnes», qui sera bientôt publié, contient des informations sur le logo biologique de l'UE et fournit une indication encourageante : depuis son introduction en juillet 2010, le logo est déjà reconnu par un quart (24 %) des citoyens européens.

Nouvelles procédures pour les importations

Une modifi cation majeure intervient au 1er juillet du côté des procédures d'importations de produits bio en provenance de pays tiers. Le règlement 508/2012 de la Commission inscrit désormais les Etats Unis (et leur système de certifi cation bio "NOP") à la liste des pays tiers équivalents (annexe III). Ce règlement complète également la liste des organismes certifi cateurs (OC) reconnus au titre de l'équivalence (annexe IV) publié le 6 décembre 2011. Pour rappel, cette première liste de la Commission mentionnait seulement une trentaine d'OC. Ce nouveau système d'importation via des OC reconnus est opérationnel à partir du 1er juillet 2012, mais l'ancien système via des autorisations d'importations délivrées par les Etats membres perdurera en parallèle jusqu'en 2014.

 

Vulnérabilités dans le système de contrôle bio

L’ audit de la performance de la Cour des comptes européenne est centré sur l'effi cacité du système mis en place pour contrôler la production biologique et sur la façon dont les diff érentes institutions concernées (à savoir, la Commission européenne et les autorités compétentes, les organismes d'accréditation et les organismes de contrôle dans les États membres) ont exercé leurs responsabilités en ce qui concerne tant le système de contrôle au sein de l'UE que la gestion des régimes d'importation actuellement en vigueur. Dans son rapport spécial (n° 9/2012), la Cour conclut que plusieurs autorités compétentes dans les États membres n'ont pas suffi samment joué leur rôle en matière de supervision des organismes de contrôle. En conséquence, certains de ces organismes ne satisfont pas à plusieurs exigences de l'UE et ne mettent pas en oeuvre certaines bonnes pratiques. La Commission n’a réalisé aucun audit des systèmes de contrôle des États membres entre 2001 et l’audit de la Cour.

En outre, les autorités compétentes dans les États membres éprouvent des diffi cultés pour assurer la traçabilité des produits biologiques sur le territoire qui relève de leur compétence et il est encore plus diffi cile de garantir celle des produits franchissant les frontières.

En ce qui concerne les produits biologiques importés, il a été constaté que des faiblesses aff ectaient également le système régissant les diff érents régimes d’importation. Ces conclusions, entre autres, sont présentées de manière détaillée dans le rapport spécial. Un certain nombre de recommandations sont émises en vue de remédier aux faiblesses mises au jour dans le cadre de l’audit de la Cour des comptes :

● les autorités compétentes dans les États membres devraient renforcer la supervision qu’elles exercent sur les organismes de contrôle

● l'échange d'informations au sein des États membres, entre les États membres et la Commission, ainsi qu'entre États membres devrait être amélioré

● les vérifi cations devraient être renforcées pour assurer que les opérateurs (tels que les producteurs, les transformateurs et les importateurs) satisfont aux exigences réglementaires en matière de traçabilité

● la Commission devrait renforcer la surveillance qu'elle exerce sur les systèmes de contrôle des États membres en eff ectuant des visites d'audit ainsi qu'en collectant les données et les informations nécessaires et en faisant bon usage

● s'agissant des importations, la Commission devrait s’assurer que les pays fi gurant sur la liste des pays reconnus comme équivalents pour la production biologique fassent l’objet d’une supervision appropriée. Les réponses de la Commission montrent qu’elle accepte, dans une large mesure, les recommandations de la Cour et qu’elle entend y donner suite, notamment en ce qui concerne les audits spécifi ques des systèmes de contrôle de la production biologique relevant de l'Offi ce alimentaire et vétérinaire à partir de 2012.

Pour plus d’information : www.eca.europa.eu.

Source: Cour de comptes européenne – www.bio-marche.com

 

 

 

Motivations et comportements d'achats en magasins spécialisés en 2012

Indispensable à la réflexion stratégique

Enquête eff ectuée auprès de 550 personnes toutes consommatrices en magasins bio répartis sur 200 zones de chalandise de toutes régions. Elle a pour objectif d’étudier l’aspect comportemental et les attentes génériques du consommateur bio en magasin spécialisé. Elle décrit les attitudes du consommateur en fonction de l’infl uence de plusieurs critères : lieu d’implantation de magasin, âge, CSP, lieu d’habitat, importance de la consommation …

Sur 40 pages, de nombreux thèmes sont abordés :

● Les critères de satisfaction du client selon le lieu d’achat

● La fi délité du client aux produits et aux lieux d’achats

● La notion de rapport qualité/prix

● Les motivations à consommer bio

● La sensibilité à la qualité de l’off re

● La sensibilité au choix

● La sensibilité au lieu d’achat

● Le sensibilité au prix

● L’information du consommateur

● La consommation responsable et équitable

● L’emballage écologique

● Le budget d’achat bio

● Le consommateur et les nouveautés

● Le consommateur et les marques

● L’infl uence des marques sur le choix d’achat

● Le consommateur et les cosmétiques

Toute la filière est concernée

Cette étude s’adresse à tous les opérateurs de la fi lière bio, qu’ils soient fabricants de produits alimentaires bio et de cosmétique, grossistes, distributeurs de produits bio, etc.

Elle permet d’obtenir toutes les informations utiles pour optimiser au mieux votre positionnement stratégique sur le marché des produits bio et de connaître les attentes, les motivations des consommateurs « clients » en magasin bio ainsi que leur comportement à venir…

Résumé de l’étude : « un consommateur motivé par la santé, attentif à l’environnement et à l’off re locale »

Maintenant bien informé, le consommateur en magasin bio est vigilant et réactif à toute modifi cation du rapport qualité/prix. Sa perception de la qualité se construit en premier lieu par les produits en eux-mêmes puis par l’importance du choix dans l’espace de vente et par le prix. L’attractivité du lieu de vente et la qualité des informations viennent ensuite. Circuit court, authenticité, les achats directement au producteur sont plébiscités ou quand ils lui sont impossibles, délégués au magasin dont il attend dans ce cas une préférence marquée pour des étalages issus de l’économie locale ou régionale.

Ses principales motivations sont la santé et la préservation de l’environnement. Convaincu de la qualité nutritionnelle et du potentiel de saveurs supérieures des produits bio, il porte son attention à l’écologie du produit via l’emballage et les informations qui y fi gurent.

Après les informations sur l’origine des matières premières et le lieu de fabrication, de nouveaux besoins d’informations sont émergents : ils portent sur des notions de garantie environnementale de la production et de garantie sociale des producteurs. Le budget consacré aux achats alimentaires bio est non extensible pour une majorité à l’exception d’une clientèle plus urbaine un peu plus jeune et très sensible aux caractéristiques sociétales, voir éthiques de l’off re.

Renseignements et commande : www.biolineaires.com/enquete

 

 

Le bio est dans le Gers

La CCI du Gers et Gers Développement, l’agence de développement économique du Gers, ont lancé le 1er juin dernier le concours national « Le bio est dans le Gers » dédié aux créateurs et jeunes entreprises agroalimentaires bio. Ce concours national a pour objectif d’encourager la création et le développement sur le territoire gersois de jeunes entreprises agroalimentaires proposant des produits innovants certifi és agriculture biologique. Deux prix récompenseront les lauréats : le « Prix Création » et le « Prix Développement ».

Le « Prix Création » distinguera un créateur ou une entreprise de moins d’un an proposant un produit agroalimentaire certifi é AB particulièrement innovant qu’il s’agisse de sa composition ou de son packaging. Le « Prix Développement » récompensera une entreprise de moins de cinq ans proposant des produits certifi és AB et dont l’évolution et les perspectives de croissance sont particulièrement encourageantes.

Au global 30 000 € de dotations seront attribués. Les lauréats de chacune des 2 catégories se verront remettre un prix d’une valeur numéraire de 5 000 €. Ils disposeront d’un hébergement gratuit pour une durée de 3 à 6 mois dans l’un des Agroparc®, ateliers de fabrication agroalimentaires d’Auch et de Seissan loués clés en main (valeur totale 15 000 €). Ils bénéfi cieront également de prestations off ertes par les diff érents partenaires : essais et mise au point par le CRITT-CTCPA, adhésion ARIA/Interbio, analyse du projet par un pool d’experts, accompagnement personnalisé par l’équipe de Gers Développement (valeur totale : 10 000 €).

Les candidatures sont ouvertes du 1er juin au 31 octobre 2012. La remise des prix aura lieu à l’occasion de la 10ème édition de la SISQA (Semaine Internationale de la Sécurité et de la Qualité Alimentaire) qui aura lieu à Toulouse du 13 au 16 décembre 2012.

Informations et dossier de candidature sur www.le-bio-est-dans-le-gers.fr

 

 

L’engagement d'Ecocert : relever le défi environnemental d'une économie décarbonée

Via la mise en place d’une certifi cation exigeante et impartiale, Ecocert off re à tous les acteurs, depuis le producteur jusqu'au citoyen-consommateur, en France et dans le monde, la possibilité de relever les défi s sociaux- environnementaux. Aujourd’hui face à l’urgence climatique, à la crise économique qui est indissolublement liée et à la nécessité de tout mettre en oeuvre pour limiter les émissions mondiales de CO2, Ecocert élargit sa vision et place la recherche d’une économie décarbonée au coeur de son activité. Selon son président, William Vidal, «La réduction de nos émissions de gaz à e et de serre est une nécessité vitale pour l’humanité. Pourtant, selon les chi res de l'Agence Internationale de l'Energie (AIE), elles ont encore progressé de 3,2 % pour atteindre un niveau sans précédent. Ecocert a pris le parti de développer toutes ces dernières années des référentiels innovants et exigeants répondant aux aspirations des consommateurs et impulsant de nouvelles prises de conscience pour la mise en place d’une économie vertueuse et durable. En 2012, Ecocert poursuit son actionavec la création et la mise à disposition de cahiers des charges privés dont certains relèvent d’une nouvelle compétence «carbone». La certi cation est un «Check Point» essentiel dans la mise en place d’une économie décarbonée, bannissant l’austérité pour les plus pauvres et privilégiant une croissance économique du «bien-être». Nous mettons tout en oeuvre pour que notre savoir-faire participe à la transition écologique et économique nécessaire à ce siècle.»