
Après 6 mois d’enquêtes et d’entretiens avec des dirigeants, PRECEPTA, un cabinet d’analyses stratégiques, vient de publier une étude approfondie de plus de 200 pages sur : « Les stratégies de croissance sur le marché des aliments santé (aliments fonctionnels, produits diététiques, produits biologiques, compléments alimentaires) ».
Sur un marché alimentaire victime de la flambée du coût des matières premières et de l’érosion du pouvoir d’achat, industriels et distributeurs peuvent encore compter sur le marché des aliments santé. Véritable îlot de croissance, il fait aujourd’hui l’objet de toutes les convoitises. Après une phase de décollage, les aliments santé entament maintenant un cycle de structuration qui se poursuivra à l’horizon 2012.
Une dynamique de croissance favorable : le marché des aliments santé en pleine effervescence.
Sa croissance repose sur des facteurs socio-médiatiques particulièrement favorables à son envol, mais tout autant sur les efforts des industriels en matière de lancements et
de communication. Le marché qui s’est approché des 8 milliards d’euros en 2007, frôlera la barre des 10 milliards à l’horizon 2012. Sa progression se ralentira toutefois quelque peu en 2008-2009 : les tensions sur le pouvoir d’achat des ménages contribuant en partie à ce léger tassement.
Un marché qui approche les 8 milliards d’euros :
Aliments santé et produits biologiques : les deux principaux segments du marché.
(Source Precepta : estimation 2007 - unité : % en valeur)
Aux côtés des industriels, les distributeurs auront un rôle de plus en plus important. Les circuits généralistes, et en particulier les GSA, sont d’ores et déjà bien positionnés sur le marché avec le référencement des grandes marques nationales, mais aussi le développement de marques propres sur des gammes telles que les produits biologiques. Les circuits spécialisés, notamment les chaînes de produits biologiques et diététiques, sont, quant à eux en pleine phase de structuration. Les réseaux grossissent à coups de rachats et de conquêtes de nouveaux adhérents. S’ils jouent toujours la carte de l’expertise, leur cible s’élargit progressivement. Enfin, selon Precepta, le marché des produits biologiques a de beaux jours devant lui : la croissance de la demande restera vive d’ici 2012 dans un contexte d’élargissement massif de l’offre des grandes enseignes nationales de la distribution alimentaire et de montée en puissance des réseaux spécialisés.
La filière bio du grand Ouest (Inter Bio Bretagne, Pays de la Loire et le GRAB Basse-Normandie) était présente en force pour promouvoir la bio au SPACE. En effet, pour la 3ème année consécutive un stand Bio Grand Ouest était présent : plus de 15 structures (interprofessions, groupements de producteurs Bio, associations d'éleveurs, etc.) s’y sont relayées pendant les 4 jours.
Une conférence intitulée « Modernité, rentabilité, environnement : Produire Bio pour voir plus loin ! » a été organisée pour inviter les producteurs conventionnels à se convertir en AB afin de palier le manque de matières premières. La filière laitière Bio, où les disponibilités en lait sont inférieures à la demande, fut prise en exemple. Pour Xavier Marechal, président de BRIO, la quantité de lait collectée en Bretagne, en Pays de la Loire et en Basse-Normandie ne suffit pas à subvenir à la croissance annuelle du marché de 10%. Selon lui, c’est un besoin annuel supplémentaire correspondant à la production moyenne de 75 fermes sur les trois régions qu’il faudrait combler !
Cette Conférence animée par Antoine Lemaire, de Bio Linéaires, a rassemblé plus de 150 personnes (techniciens, transformateurs, institutionnels, producteurs Bio) dont une vingtaine de producteurs conventionnels. Ils étaient présents pour écouter les messages et posèrent leurs questions sur la conversion aux différents intervenants : Denis Fric, vétérinaire - Jacques Bullenger, éleveur laitier Bio (Manche) - Jérôme Pavie, Institut de l’Élevage - Xavier Maréchal, président de B.R.I.O.
Le Groupe Sill poursuit son développement et annonce le rachat de la Laiterie Saint Malo (LSM). Le Groupe Sill qui décline son offre de produits autour de 4 grandes activités industrielles, produits laitiers, jus de fruits, potages liquides et plats cuisinés surgelés conforte donc son positionnement dans les produits laitiers. Rappelons que le groupe Sill propose déjà différents produits biologiques avec ses marques « grandeur Nature » de la laiterie Legall et la « Potagère bio » (soupes biologiques).
La région Provence Alpes-Côte d’Azur est la 1ére région Bio de France avec 6,3% de la Surface Agricole Utile convertie (moyenne nationale : 2% ; source Agreste 2006). Elle se caractérise par une production forte en fruits et légumes, viticulture et PPAM. Le territoire est un marché porteur : très grande densité en magasins biologiques, taux de consommation des produits bio élevé (baromètre Agence Bio 2007), fréquentation touristique très importante.
Au sein de cette région, la situation géographique du Vaucluse le place au cœur d’un bassin de 115 millions de consommateurs en Europe du Sud et lui confère une accessibilité exceptionnelle via des infrastructures de transport importantes (croisement autoroutier A7/A9, 60 TGV/jour, Paris à 2H40 de la gare TGV d’Avignon).
En témoigne la présence forte des leaders de la distribution spécialisée dans le Bio et le Naturel : Pro Natura , Rapunzel/Raiponce, Biocoop, Relais Vert, Bleu Vert,…
L’environnement socio-économique du Vaucluse est propice aux entreprises de la Bio :
- 2 200 étudiants par an se destinent à la production agricole, la transformation et la distribution
- un pôle de recherche et de développement (GRAB, ITAB, INRA-INSERM, CTCPA…) puissant soutient la filière
- plus de 30 entreprises transforment et/ou conditionnent des produits Bio : Solvia, Mellidor, Aroma-Zone, Kaoka, Bellenature, Coquelicot de Provence,…
Afin d’enrichir ce tissu économique, Vaucluse Développement, l’agence de développement économique du Vaucluse, recherche des entreprises spécialisées en Bio (transformation, conditionnement, distribution) qui ont un projet d’investissement dans le sud-est de la France.
L’Agence favorise (gratuitement et de façon confidentielle) votre implantation en vous proposant une approche globale de votre projet : intégration dans le réseau local, offre foncière et immobilière, mobilisation des financements, ingénierie des ressources humaines (recrutement, formation), accueil de salariés et de leurs familles.
Le Syndicat SYNADIS nous informe que plusieurs nouvelles villes accueillent désormais des groupes de formation continue pour les « vendeurs conseils en produits biologiques ». En effet, dans la région Provence Alpes Côte d’Azur, un groupe a été ouvert à Marseille et à Fréjus. Celui de Montpellier devrait voir le jour courant novembre. Dans la région Sud Ouest, les villes de Bordeaux, Pau sont ouvertes depuis juin et un groupe à Toulouse a commencé le 14 octobre dernier. Rappelons que ces formations sont ouvertes (sous certaines conditions) à tous les magasins bio. Pour tous renseignements : SYNADIS: Tél. : 05 57 25 38 14
Selon le MDRGF (Mouvement pour les Droits et le Respect des Générations Futures) ces normes pourraient être de près de 40 fois supérieures à celles jusque là tolérées en France pour certaines molécules et certains aliments !
En effet, suite à une révision du règlement de 2005, une nouvelle législation de la Commission européenne vise à harmoniser les normes alimentaires dans toute l’UE. Ainsi, depuis le 1er Septembre, les Limites Maximales en Résidus (LMR) de pesticides dans certains aliments ont été modifiées et plusieurs centaines d’entre elles deviendraient dangereuses pour les consommateurs (analyse faite par Global 2000 et Greenpeace Allemagne). Un risque donc pour les consommateurs. La consommation de pommes, poires, raisins, tomates et poivrons pourrait désormais poser des risques pour notre santé, et notamment celle de nos enfants. « En augmentant le niveau des LMR, la Commission européenne nous entraîne vers une contamination toujours plus importante d’un nombre toujours plus grand de pesticides présents dans les aliments. L’UE doit revoir immédiatement ces limites que nous jugeons dangereuses » déclare Ulrike Kallee experte pour Greenpeace sur les produits chimiques.
«Ainsi, après analyse et comparaison avec certaines LMR nationales aujourd’hui en vigueur en France et celles prévues par l’UE, nous avons pu constater qu’un consommateur risquait, à l’avenir, de consommer certaines molécules à des taux plus élevés. Par exemple, pour les agrumes, la molécule fénoxycarbe, considérée comme cancérigène probable et perturbateur endocrinien possible, serait tolérée à des taux 40 fois supérieurs par rapport à la valeur actuelle ! En effet, cette LMR spécifique passerait de 0,0500 mg/kg à 2 mg/kg! » précise François Veillerette, du MDRGF et administrateur de PAN Europe. Plus d’information : www.mdrgf.org
Une journée technico-économique sur le maraîchage bio a été organisée par le CORABIO dans l’Ain. L’objectif était de faire un point sur les débouchés et les coûts de production en légumes bio. Après, un panorama de la production et de la consommation auprès des 70 participants, des distributeurs ont pu exposer leurs difficultés quant à leur approvisionnement suite au développement du marché : à titre d’exemple, Yves Burellier, en charge des achats pour la plateforme des 10 magasins de l’Eau Vive, annonçait un accroissement du chiffre d’affaires fruits et légumes de 50% depuis l’an passé. Chaque entreprise expliquait combien il était important, pour elle, de s’approvisionner auprès de producteurs locaux pour diminuer les intermédiaires et ainsi rendre les légumes plus abordables pour les consommateurs. Aussi, c’est un moyen de se différencier de la grande distribution en valorisant le bio et le local, ou pour diminuer « l’empreinte écologique » des légumes proposés. Enfin, de nombreux maraîchers, des techniciens et des fabricants bio ont fait part de leur expérience pour tenter de convaincre le maximum de maraîchers à se reconvertir en bio.