compléments alimentaires

Les allergies saisonnières – Le top 10 des compléments qui fonctionnent !

Mars-Avril 2014

En ce début de printemps, elles empoisonnent la vie de ceux qui les subissent avec leurs lots de symptômes reconnaissables : nez qui coule, yeux qui démangent, éternuements à répétition... Dès les premiers symptômes, et si possible même avant que ceux-ci ne s’installent, mettez en place avec vos clients une stratégie anti-rhinite allergique saisonnière !

Le printemps tant adulé par la plupart des gens peut aussi être LA période redoutée pour un quart de la population en raison des désagréments qu’elle peut occasionner :

● Alternance de sécrétions nasales claires et de nez bouché,

● Yeux rouges qui démangent et larmoient,

● Éternuements à répétition,

● Toux sèche,

● Altération du goût, de l’odorat et de l’audition,

● Et bien souvent fatigue.

Même si les antihistaminiques et les corticostéroïdes prescrits par le corps médical sont souvent très efficaces, ils ne sont cependant pas dénués d’effets secondaires (sécheresse buccale, nausées, somnolence…) et certains de vos clients vous demandent des alternatives naturelles.

 

Que préconiser au niveau alimentaire ?

Aucun régime alimentaire n’a fait la preuve de son efficacité dans les allergies saisonnières mais il est désormais admis que des réactions croisées peuvent apparaître entre des substances présentes dans les aliments et des pollens spécifiques. Les scientifiques ont pu relier des aliments et des pollens, dont l’association peut parfois aggraver certains symptômes.

Si vos clients sont allergiques aux pollens de :

Graminées : il faudra veiller à limiter les cacahuètes et les tomates.

Bouleaux, noisetiers, aulnes : il faudra être attentif à ne pas manger trop de pommes, abricots, nectarines, pêches, kiwis, carottes, céleris, noisettes, noix, amandes et pommes de terre.

Toutefois, chaque personne allergique réagit différemment et il est probable que la consommation de ces aliments ne pose aucun problème, mais dans le doute, il faut parfois essayer. D’autre part, il est souhaitable d’avoir recours, sans que cela ne soit une nécessité, à une alimentation hypotoxique afin de fournir à l’organisme des aliments riches en substances anti-inflammatoires naturelles (polyphénols

 

des fruits et des légumes, acides gras insaturés…) et pauvres en graisses saturées, en gluten et en caséine.

 

Que recommander comme compléments spécifiques ?

Les compléments à visée dépurative (radis noir, sève de bouleau, aubier de tilleul…) et ceux permettant d’agir sur l’intégrité de la paroi intestinale (L-glutamine) et sur la flore intestinale (probiotiques) sont à recommander en priorité, avant même le changement de saison. Certains probiotiques semblent en effet atténuer la sévérité des symptômes.

 

La quercétine

Naturellement présente dans les oignons, les pommes, le thé, le raisin, l’ail ou le brocoli, elle renforce les petits vaisseaux sanguins, possède des vertus antioxydantes et anti-inflammatoires naturelles, comme tous les flavonoïdes, mais son atout supplémentaire est sa puissante action antihistaminique. En effet, elle stabilise les membranes des cellules responsables de la libération d’histamine : les mastocytes et les basophiles. En diminuant ainsi la production d’histamine, elle agit directement à la source des réactions allergiques et des symptômes.

 

Comme elle est avant tout un agent préventif, vous devez la conseiller si possible deux semaines avant la saison des pollens incriminés et la recommander jusqu’à la fin de la saison, de préférence à jeun le matin ou en dehors des repas principaux pour une meilleure biodisponibilité.

De 500 à 1500 mg par jour sont souvent nécessaires, à répartir sur la journée. Elle peut être prise seule ou couplée à la prise d’antihistaminiques allopathiques puisque selon certaines études, les personnes en ayant pris simultanément ont rapporté une atténuation plus importante des symptômes.

 

La bromélaïne

Extraite le plus souvent de la tige d’ananas, ce groupe de protéines protéolytiques possède une action antioedémateuse spécifique. Cette enzyme agit de concert avec la quercétine en renforçant son assimilation et en limitant les phénomènes inflammatoires par réduction de la libération des prostaglandines qui provoquent l’inflammation. Elle réduit donc l’inflammation et la congestion des sinus.

 

Vous pouvez ainsi adjoindre à la quercétine la prise de 1500 mg de bromélaïne à répartir tout au long de la journée, et également en dehors des repas.

 

La vitamine C

Il est parfois difficile de la conseiller au printemps et pas seulement en hiver tant elle est encore ancrée dans les esprits comme la vitamine anti-rhume !

Vous pouvez donc dire à vos clients qu’elle est aussi anti rhume… des foins puisqu’elle semble prévenir la production d’histamine et que son taux serait d’ailleurs inversement proportionnel à celui d’histamine.

D’autre part, la vitamine C et la quercétine se protègent réciproquement.

Vous pouvez recommander une vitamine C accompagnée de bioflavonoïdes (pour leurs effets anti-inflammatoires) ou encore une autre forme de vitamine C, l’ascorbate de magnésium puisque ce dernier, en bloquant les canaux calciques membranaires des mastocytes et des basophiles, empêche également la libération de l’histamine.

 

750 à 1000 mg répartis dans la journée, sous forme action prolongée accompagnée de bioflavonoïdes ou sous forme d’ascorbate de magnésium en comprimés ou en poudre.

 

Le magnésium

Comme nous venons de le voir, il joue un rôle important dans le déclenchement de la libération d’histamine.

Vous pouvez donc le recommander dès le plus jeune âge, en particulier à tous vos clients stressés qui « surconsomment » cet élément indispensable.

 

De 100 à 300 mg par jour à prendre au cours des repas, sous forme marine (oxyde de magnésium) ou bisglycinate ou ascorbate.

 

La vitamine D3

Certaines études ont montré qu’un taux sanguin bas de vitamine D3 circulant était relié à un risque de rhinite allergique plus important avec des symptômes exacerbés, tout du moins chez l’enfant.

On sait aussi que la vitamine D3 peut moduler la réponse inflammatoire et donc forcément diminuer les symptômes.

Même si les preuves ne sont pas formelles, il est toujours essentiel de supplémenter vos clients à cette période de l’année où les taux de vitamine D3 sont au plus bas après l’hiver.

 

1000 à 2000 UI de vitamine D3, animale ou végétale, pendant les repas principaux avec toujours un peu de graisses pour une meilleure biodisponibilité.

 

Les oméga-3 marins

Contenus dans les huiles de poissons ou l’huile de krill, les acides gras oméga-3 à longues chaînes EPA et DHA sont reconnus pour leurs puissants effets anti-inflammatoires.

Des capsules d’huile de poissons ou de krill apportant environ 200-350 mg d’EPA et 120-240 mg de DHA par jour.

La feuille d’ortie

Une étude a montré que chez des patients atteints de rhinites allergiques, la prise d’un extrait de feuilles d’ortie est capable d’améliorer leurs symptômes.

En effet, les composés actifs de cette plante commune semblent agir sur les récepteurs à l’histamine et inhiber certaines enzymes impliquées dans la production de substances responsables de l’allergie.

 

Les feuilles d’ortie (Urtica dioica) sous forme d’infusions, d’extraits solides ou liquides.

 

La périlla

Ses propriétés antiallergiques sont reconnues en Extrême-Orient depuis plus d’une centaine d’année, mais ce n’est que maintenant que l’on s’intéresse à elle et plus particulièrement à la lutéoline et à l’acide rosmarinique qu’elle contient dans ses feuilles. En effet, la lutéoline, un flavonoïde, est un puissant inhibiteur de la production par les mastocytes d’histamine et de substances inflammatoires. Et d’autre part, selon de récentes études parues en 2004, l’acide rosmarinique atténuerait sensiblement les réactions allergiques.

 

De l’huile de périlla (Perilla frutescens), en capsules ou en liquide, associant l’huile végétale et l’huile essentielle, à prendre au cours des repas.

 

Le pycnogénol – Extrait de pin des landes

Cet extrait de pin des landes est reconnu pour ses actions antioxydantes et anti-inflammatoires et désormais les études indiquent qu’il est également capable d’empêcher la libération d’histamine par les mastocytes.

 

Pour être efficace il faut compter 100 Le conseil mg par jour, répartis dans la journée.

 

Et certainement la spiruline

Une étude menée en 2008 par des chercheurs turcs a démontré que les patients qui prenaient cette cyanobactérie avaient observé une amélioration de la congestion nasale, des éternuements et des démangeaisons. Même si les mécanismes ne sont pas encore connus, vous pouvez sans hésitation la recommander sous forme de poudre ou de gélules, dès la fin de l’hiver afin d’aborder le printemps avec le plein de nutriments et le moins de désagréments

 

Spirulina platensis, à raison de 3 à 5 grammes par jour, dès la fin de l’hiver, de préférence le matin.

 

Notre conseil lecture : « Allergies, les solutions naturelles »

Brigitte Karleskind – éditions Thierry Souccar, 2013

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