compléments alimentaires

La silice dans tous ses états…

sept-oct 2010

Silice, silicium, acide orthosilicique, silanols, silice colloïdale… tous ces termes sont souvent confondus. Et même s’ils trouvent leur racine latine dans le mot silicis, qui signifie roche, il s’agit bien là de formes différentes qui ne sont pas toutes assimilables de la même façon par l’organisme.



Un peu de chimie pour comprendre

L’élément silicium, de formule chimique Si, est quantitativement le deuxième élément naturel après l’oxygène retrouvé dans la croute terrestre. A l’état minéral, il est présent dans des roches telles que le quartz, le sable, le cristal de roche, l’améthyste, la citrine ou encore l’opale. Généralement, cette silice minérale ou lithogénique sous forme solide est composé d’un atome de silicium et de deux atomes d’oxygène nommé SiO2 (Dioxyde de silicium). Cette forme, insoluble dans l’eau, n’est pas assimilable par l’organisme. Le silicium est également retrouvé dans certains végétaux comme les algues, la prêle, l’ortie ou le bambou. Cependant cette silice végétale, à l’état inerte, est peu ou pas assimilable par l’organisme humain. Le corps d’un adulte comporte environ 7 grammes de silicium, c’est à dire deux fois plus que le fer. Indispensable au maintien des fonctions vitales, il est présent dans les tissus de soutien, appelés tissus conjonctifs, des os, des cartilages, des tendons, des muscles, de la peau, des cheveux et également dans tous les organes clefs du métabolisme : foie, reins, coeur, glandes surrénales, parois des vaisseaux, rate, pancréas et thyroïde. Ce silicium dit organique se différencie du silicium minéral par la présence d’un ou plusieurs atomes de carbone, ce qui le rend parfaitement soluble dans l’eau. Dans l’alimentation, le silicium se retrouve en petite quantité dans l’enveloppe des céréales complètes (blé complet, riz complet, flocons d’avoine), les condiments, les champignons, les haricots et les cartilages animaux comme ceux du poulet.

Quelques mots d’histoire

Un chercheur français, Norbert DUFFAUT, a effectué dans les années cinquante, des études sur les organo-siliciés. Ses études ont abouti à la mise au point d’une molécule de silicium organique de synthèse, stabilisée par de l’acide salicylique (aspirine), parfaitement disponible et assimilable par l’organisme. Mais ce n’est qu’au début des années quatre-vingt dix que Loïc le Ribault, réussi à optimiser cette nouvelle molécule, baptisée « G5 », sous forme liquide, sans ajouter d’acide salicylique. Ce silicium organique nommé monométhylsilanetriol, est un produit de synthèse d’origine lithogénique. Depuis son interdiction européenne 1 le 21 décembre 2009 dans les compléments alimentaires, les fabricants ont du rebondir pour mettre sur le marché une autre forme de silicium parfaitement biodisponible pour le corps humain : l’acide orthosilicique.





Les sources d’acide orthosilicique

L’acide orthosilicique de formule SiOH4est la forme principale de silicium présente dans l’eau potable et dans d’autres liquides. Elle constitue la source de silicium la plus facilement disponible pour l’homme. Certaines plantes comme l’ortie (Urtica dioica) ou la prêle (Equisetum arvense) sont très riches en silice colloïdale. Le suc de la plante va biochimiquement « concasser » le SiO2 pour en tirer une part d’acide orthosilicique. En moyenne sont obtenus 7% d’acide orthosilicique pour 93% de colloïdes (de fines particules solides non assimilables). La deuxième source se situe au fond des océans, où vivent des microalgues unicellulaires planctoniques appelées diatomées. Leur frustule, qui est en quelque sorte leur carapace, sécrète un acide organique qui permet l’amorphisation superficielles des quartz et autres silicées, c’est à dire une dissolution de la silice minérale, aboutissant à l’obtention d’un acide orthosilicique de type Biogénique (favorable à l’apparition et au maintien de la vie cellulaire).



L’EFSA (European Food Safety Authority), l’autorité européenne de sécurité des aliments, a rendu public un avis scientifique en janvier 2009 sur « l’acide orthosilicique stabilisé par de la choline, ajouté à des fins nutritionnelles à des compléments alimentaires »2 . Le groupe scientifique a conclu que l’élément silicium est parfaitement biodisponible à partir de l’acide orthosilicique stabilisé par de la choline et que son utilisation dans des compléments alimentaires ne pose aucun problème toxicologique. La choline, qui permet de stabiliser l’acide orthosilicique, est un alcool aminé apparenté à une vitamine du groupe B. Elle est naturellement synthétisée par le foie ou apportée par l’alimentation et joue un rôle primordial dans les transmissions nerveuses et l’équilibre du cholestérol. Riche en apports carbonés, elle permet d’obtenir une solution organique de silicium biologiquement stable. L’Homme naît avec un capital de silicium qui diminue au fil des années. L’alimentation ne permet malheureusement pas de combler ces pertes car la quantité de silicium contenue dans les aliments est très faible et ne cesse de s’appauvrir puisque la teneur des sols s’épuise. Dans l’état actuel des connaissances, il n’y a pas d’apport journalier recommandé (AJR) pour le silicium. En revanche on reconnaît traditionnellement qu’il est utile de supplémenter certaines personnes, entre 20 et 50 mg par jour, comme les enfants en période de croissance, les sportifs, les adultes à partir de trente ans et bien entendu les personnes âgées. En effet, à partir de la maturité sexuelle, le taux de silicium dans l’organisme décroît inéluctablement, engendrant divers désagréments et complications : perte de tonus au niveau des tissus cutanés, cheveux moins épais, ongles plus cassants, diminution de la souplesse articulaire accompagnée de douleurs plus ou moins importantes et également ostéoporose par effet de déminéralisation.

D’excellentes propriétés de constitution et de soutien

Le silicium permet la constitution du squelette et joue ainsi un rôle de charpente. Le foetus humain, composé d’une grande proportion de silicium, va puiser dans les réserves de la future maman afin de couvrir les besoins liés à la croissance de son squelette et de ses divers tissus conjonctifs. Les enfants en période de croissance ont également un fort besoin de silicium car il accélère le processus de calcification, c’est-à-dire de la fixation du calcium sur les os.


Les conseils BIOlinéaires:
N’hésitez pas à supplémenter toutes les femmes enceintes en silice et ce dès les premiers mois, les enfants et les adolescents afin de solidifier leur squelette. La supplémentation est aussi très utile dans tous les cas de fractures ou de déminéralisation osseuse chez les personnes âgées.


Un soulagement pour les articulations

Le silicium joue un rôle prépondérant dans la conservation de l’intégrité des tissus conjonctifs qui constituent l’organisme. Les tissus conjonctifs omniprésents dans l’organisme, entourent chaque vaisseau, chaque organe et chaque muscle. Le silicium donne à ces tissus un maintien, une solidité, une résistance et une fermeté. Il va donc être un élément de première intention pour protéger et soutenir certains tissus conjonctifs qui commencent à subir les effets de l’âge : les cartilages qui assurent la mobilité des articulations. De plus, comme le silicium stimule la formation et le renouvellement des cellules des tissus endommagés en favorisant leur hydratation, il va permettre une réparation régulière des cartilages, diminuant ainsi les douleurs et améliorant de ce fait la mobilité générale.

Les conseils BIOlinéaires:
En plus de la chondroïtine, de la glucosamine, des oméga-3, recommandez toujours une solution buvable de silicium à chacun de vos clients se plaignant des articulations (arthrose, affections rhumatismales mineures) ou des tendons (tendinites).


Du tonus pour la peau, les cheveux et les ongles

A partir de la quarantaine, on observe une baisse de la teneur en silicium au niveau de la peau, entraînant une perte d’élasticité et un relâchement des tissus de soutien responsables de l’apparition des rides. Le silicium qui intervient dans la synthèse de molécules de soutien de la peau comme le collagène et l’élastine, ne va plus assurer son rôle de charpente. La peau se relâche et les premiers signes du vieillissement apparaissent sur le visage et sur le corps. Les ongles des mains et des pieds perdent jusqu’à 50% de leur silicium. Ils deviennent plus cassants, leur pousse est plus lente comme celle des cheveux qui deviennent également à leur tour plus fins et plus fragiles. On assiste parfois, à partir de la cinquantaine, à une chute de cheveux précoce due à un manque de silicium au sein même de la fibre capillaire.


Les conseils BIOlinéaires:
Pour les femmes mais également pour les hommes qui veulent prendre soin de leur image, conseillez régulièrement la prise de silicium qui va permettre de renforcer la pousse des cheveux et prévenir leur chute, de favoriser la constitution et la croissance de l’ongle et d’intervenir dans la synthèse du collagène et de l’élastine.


Booste les défenses immunitaires

Le silicium est reconnu pour favoriser la formation, au niveau de la moelle osseuse, des phagocytes et des lymphocytes. Les premiers sont en quelque sorte des cellules « gloutons » qui détruisent les virus et les bactéries et les seconds sont des globules blancs chargés de la fabrication d’anticorps spécifiques.


Les conseils BIOlinéaires:
le silicium renforçant les défenses naturelles de l’organisme, il serait souhaitable de le recommander à chaque personne fragile, surtout dès l’apparition des premiers froids.


Les bienfaits en externe :

Le monométhylsilanetriol, retiré de la liste des formes pouvant être présentes dans les compléments alimentaires est toujours autorisé dans les produits cosmétiques. Généralement proposés sous forme de gel ou de crème, ces cosmétiques à base de silicium organique sont recommandés à toutes personnes qui souffrent des articulations, qui ont de sproblèmes de cicatrisation, de peau sèche, de douleurs musculaires ou plus simplement de relâchement cutané avec apparition de rides et de ridules.


1) Règlement 1170/2009 publié au Journal Officiel de l’Union Européenne le 1er décembre 2009 et modifiant la directive 2002/46/CE et le règlement CE n°1925/2006
2) Avis Scientifique – EFSA : Question n° EFSA-Q-2006-189 adoptée 28/01/2009