compléments alimentaires

Tous les bienfaits du curcuma…

mai-juin 2009

Encore nommé safran des indes, le curcuma est, avec la coriandre, l’une des principales épices qui compose le curry, lui donnant ss belle couleur jaune orangée. D’ailleurs en Chine on le nomme également « gingembre jaune », puisqu’il fait partie de la même famille que le gingembre commun, celle des Zingibéracées.




Dans la cuisine indienne, il sert autant d’épice, de colorant naturel que de conservateur alimentaire puisqu’il permet de garder la saveur et la fraîcheur des plats cuisinés. D’ailleurs, on le retrouve parfois sur certaines étiquettes sous la dénomination E100. Traditionnellement en Asie, il est utilisé pour lutter contre la dyspepsie, c’est-à-dire pour limiter : nausées, maux d’estomac de type ulcère, perte d’appétit et sensations de pesanteur ressenties au niveau de l’estomac et de la vésicule biliaire après les repas copieux. On parle d’ailleurs d’effet cholagogue, car il facilite l’évacuation de la bile, cette substance qui participe à la digestion des graisses. Ses propriétés antimicrobiennes en font également une épice de choix en cas de gastro-entérite.

Quand une personne se plaint de troubles digestifs fréquents, ne pas hésiter à lui conseiller de saupoudrer ses plats de quelques grammes de curcuma : riz, pommes de terre, pâtes, plats cuisinés, soupes…tous les mets peu colorés, seront ainsi ravivés. Si cela ne suffit pas, recommandez des compléments sous forme d’extraits standardisés qui permettent d’apporter sous un faible volume une importante quantité de curcuminoïdes et en particulier de curcumine, reconnue comme la principale substance active polyphénolique du rhizome de la plante.

Excellent anti-inflammatoire et antioxydant…

L’activité anti-inflammatoire de la curcumine est visible aussi bien sur l’inflammation aiguë que sur l’inflammation chronique. Elle agirait en inhibant une enzyme responsable de la synthèse des prostaglandines inflammatoires sans provoquer d’irritation au niveau digestif comme cela est souvent le cas avec les médicaments anti-inflammatoires.
… Au secours des articulations
Il est maintenant reconnu que la curcumine possède un effet anti-inflammatoire proche des AINS (anti-inflammatoires non stéroïdiens) agissant sur la douleur inflammatoire, les médiateurs de l’inflammation et sur les raideurs articulaires matinales. La prise de curcuma va donc permettre de réduire la fréquence et l’intensité des poussées arthrosiques sur le long terme en limitant l’activation d’une protéine qui amorce l’inflammation et la destruction de l’articulation.
Votre conseil : 1 g de curcumine par jour associé à la prise de Boswellia serrata et d’oméga-3.

… En aide aux malades atteints de la maladie d’Alzheimer
Le curcuma pourrait prévenir la formation et permettrait la destruction par les macrophages des dépôts de protéines bêtaamyloïdes qui se forment dans les vaisseaux sanguins du cerveau des malades atteints de la maladie d’Alzheimer. De plus, il améliorerait les déficits cognitifs de ces patients et augmenterait de manière générale les performances intellectuelles.
Votre conseil : 3 g de curcumine par jour.

… Pour soulager le syndrome du colon irritable.
Ce syndrome qui touche en particulier les femmes pourrait être soulagé par la prise de curcuma pendant au minimum 8 semaines selon une étude pilote réalisée sur près de 200 personnes.
Votre conseil : 1 g de curcumine par jour associé à une cure de probiotiques.


La curcumine, adjuvant d’anticancéreux

La curcumine inhibe la croissance des cellules cancéreuses, elle augmente le processus de mort cellulaire programmée dans les tumeurs (apoptose), et diminue la prolifération de ces cellules malignes sans pour autant être toxique pour les autres cellules de l’organisme. Elle augmenterait l’efficacité de certains médicaments anticancéreux, surtout ceux prescrits dans les cas de cancers du sein et serait également protectrice vis-à-vis de certains autres cancers : gastro-intestinaux et colorectaux.
Votre conseil : 3 g de curcumine par jour.


Précautions d’emploi

Le curcuma agissant sur la vésicule biliaire, ne pas le conseiller aux personnes souffrant de calculs biliaires. De par son activité antiplaquettaire et anticoagulante, éviter de le conseiller sur le long terme en cas de traitement par des médicaments visant à fluidifier le sang (aspirine) afin d’éviter tout risque de saignement.

Quels compléments conseiller ?

Sous forme de gélules ou comprimés, il faut surtout s’assurer de la teneur en curcumine, seule substance réellement efficace. Les extraits standardisés garantissent des teneurs toujours constantes et efficaces, préférez-les aux poudres classiques.

Votre conseil pour optimiser son efficacité
La curcumine n’étant que faiblement absorbée par l’organisme, vous devez conseiller d’autres substances qui améliorent sa disponibilité : la pipérine du poivre noir et la bromélaïne de l’ananas. Recommandez également de consommer le curcuma ou les suppléments avec un repas contenant des graisses pour augmenter son absorption : huile d’olive, de colza ou même poissons gras.