compléments alimentaires

L'andrographis la plante incontournable de l'hiver…

jan-fev 2010

L ’Andrographis paniculata est une plante originaire des plaines d ’Asie et plus particulièrement de l ’Indonésie,de l ’Inde et de la Thaïlande. Proche cousine des souches d’Echinacées pur puréa et angustifolia, elle est plus communément appelée Echinacée d’Inde et possède également de puissants effets stimulants sur les défenses naturelles.






Très utilisée en médecine Ayurvédique…

En Inde, cette plante est utilisée depuis des décennies pour traiter les infections respiratoires et même la fièvre, pour augmenter l’appétit et toutes les fonctions de la sphère digestive.
…très employée aussi en médecine chinoise…
Selon la médecine traditionnelle chinoise, l’Andrographis débarrasserait l’organisme de la chaleur excessive et des toxines logées dans la gorge et les poumons. Au tout début du XXème siècle, cette plante aurait même contribué à enrayer une épidémie de grippe en Inde.
…et maintenant très usitée en Scandinavie !
Avant les années quatre vingt dix, cette plante était peu connue de nos régions. En Scandinavie, un extrait d’andrographis a été mis au point pour traiter le rhume. Devenu très populaire, il est encore utilisé seul ou en association avec d’autres plantes à visée immunostimulante comme l’éleuthérocoque. C’est à partir de cet extrait que la plupart des études ont été effectuée pour démontrer son efficacité et son innocuité.

En prévention

L’Andrographis est un puissant stimulant des défenses immunitaires. Des essais cliniques ont démontré que sa prise quotidienne pendant 3 mois permettait de réduire de moitié le risque de contracter un rhume.
A qui la conseiller en prévention ?
● A toutes les personnes à l’immunité fragile pour prévenir les rhumes.
● A tous vos clients qui se plaignent d’infections de la sphère ORL sans complications mais à répétition comme les rhumes, les rhinites-sinusites, les pharyngites, les maux de gorge, les bronchites.

En traitement

L’OMS reconnaît l’utilisation de cette plante pour le traitement des affections respiratoires sans complications : rhumes, rhinites, sinusites, pharyngites (inflammation aiguë du pharynx et des amygdales) et bronchites.
Au niveau des sinus, la prise d’Andrographis réduit les congestions et diminuent les sécrétions nasales.
Il y a six ans, onze essais cliniques ont été répertoriés et tous arrivaient à la conclusion que cette plante, prise seule ou associée à l’éleuthérocoque, est plus efficace qu’un placebo pour traiter les infections respiratoires sans complications1 2.
Son effet antiviral reconnu se couple à ses vertus fébrifuges et anti-inflammatoires. En d’autres termes, cette plante permet d’abaisser la fièvre et de diminuer les douleurs qui accompagnent parfois les états fébriles. Un extrait standardisé à 6% d’andrographolides pris pendant une semaine s’est avéré aussi efficace que 500 mg de paracétamol pris 4 fois par jour pour diminuer la fièvre et les douleurs au niveau de la gorge lors des pharyngites3. Des essais menés sur des animaux indiquent aussi que cette plante aurait aussi des propriétés hépatoprotectrices.

A qui la conseiller en traitement ?

A tous les clients qui viennent vous voir pour des perturbations au niveau de la gorge, des sinus avec le nez bouché, des irritations du pharynx ou encore des bronches avec des encombrements bronchiques et une toux grasse.

Quel dosage est efficace ?

On conseille en général la prise de 400 à 1200 mg par jour d’extrait d’Andrographis. La standardisation peut aller de 4 à 10 % d’andrographolides qui sont des marqueurs et non des substances actives en tant que telles. D’ailleurs, il est important de rappeler que pour une parfaite efficacité, la prise du totum de la plante est essentielle.

Andrographis et VIH

Avec l’accord du médecin traitant, vous pouvez envisager sous forme de cures par exemple, une supplémentation avec cette plante à tous les malades infectés par le VIH. D’après certaines études, un traitement pendant 9 semaines à base d’un extrait d’Andrographis, l’AndroVir, a permis de renforcer le système immunitaire défaillant en accroissant de 31% le nombre de CD4+ et en baissant de 38 % la charge virale4.

Quelques précautions d’emploi

Cette plante a fait l’objet de multiples études et à ce jour, elle paraît sans danger dès l’âge adulte. Toutefois, elle est absolument déconseillée pendant la grossesse et chez toutes les femmes qui souhaitent être enceintes car elle possède des effets abortifs en déclenchant des contractions utérines. Elle est également à déconseiller aux personnes souffrant de la vésicule biliaire car elle provoque également des contractions de cette dernière.

1)Coon JT, Ernst E. Andrographis paniculata in the treatment of upper respiratory tract infections: a systematic review of safety and efficacy.Planta Med. 2004 Apr;70(4):293-8.
2) Poolsup N, Suthisisang C, et al. Andrographis paniculata in the symptomatic treatment of uncomplicated upper respiratory tract infection: systematic review of randomized controlled trials.J Clin Pharm Ther. 2004 Feb;29(1):37-45.
3) Thamlikitkul V, Dechatiwongse T, et al. Efficacy of Andrographis paniculata, Nees for pharyngotonsillitis in adults.J Med Assoc Thai. 1991 Oct;74(10):437-42.
4)Calabrese C, Berman SH, et al. A phase I trial of andrographolide in HIV positive patients and normal volunteers. Phytother Res. 2000 Aug;14(5):333-8.

Votre conseil :
En prévention, dès l’entrée de l’hiver, conseillez des extraits standardisés en andrographolides sur des cures d’un ou deux mois ou en traitement pendant 7 à 10 jours. Vous pouvez également conseiller de façon synergique de la vitamine C ou de l’Acérola, de l’éleuthérocoque (Ginseng sibérien), de la N-acétylcystéine qui fluidifie les sécrétions ou encore de la vitamine D, de la gelée royale et de la propolis.