Les chiffres de la bio - Repère

500 meilleures ventes à la loupe

mai-juin 2007

Dans ce numéro nous avons réalisé une étude sur les 500 meilleures ventes dans une trentaine de points de ventes lors des mois de décembre 2006, janvier et février 2007. Leurs surfaces de ventes moyennes sont proche de 300 M2. Vous trouverez dans le tableau ci-dessous les informations chiffrées qui nous ont permis de réaliser cette étude.

Alimentaire/non alimentaire

Sans grande surprise pour les magasins dont la surface de vente est élévée, la part alimentaire est importante.

 

 

Alimentaire: sec/frais sur l’ensemble de l’alimentaire des 500 meiileures ventes

Le frais (Fruits et Légumes, oeuf, pain, lait d’origine animale, l’ensemble de l’ultra-frais et le froid négatif) représente aujourd’hui plus de 50 % du CA des ventes de produits alimentaires.

 

Alimentaire: sec/frais dans les 500 meilleures ventes (tout produits confondus)

Le sec (céréales, pâtes à tartiner, fruits secs, confiserie... produits de l’épicerie) reprente une part supérieure au frais.
Toutefois, la part de l’ultra-frais semble être en progression constante depuis quelques années.

 

 Le comportement des consommateurs Bio change-t-il?

Existe-t-il une évolution des consommateurs Bio? Le marché général se développe et le nombre de «nouveaux» consommateurs évolue. Que consomment-ils?
L’un des critéres intéréssant est l’origine des aliments. Le végétal répond-il aux attentes des consommateurs avertis? L’origine animale fournit-elle des produits plus adaptés au comportement des «nouveaux» consommateurs?
Produit d’origine animale: Lait, produits laitiers, oeuf, poisson et l’ensemble des produits carnés.

  3/4 des prodruits alimentaires vendus sont d’origine végétale.

Le graphique ci-dessous présente la part des produits d’origine végétale et animale dans l’ensemble des produits alimentaires des 500 meilleures ventes.
Nous constatons que cette proportion change si nous comparons avec l’ensemble des produits des 500 meilleures ventes (tout produits confondus - non alimentaires compris). Dans ce cas les produits alimentaires d’origines végétales représentent 60,74% et ceux d’origines animales 18,94%. Ceci laisse à penser que les paniers composés de produits non alimentaires concernent les consommateurs plutôt adeptes de produits d’origine animale.

 

Origine végétale, animale, en sec, en frais


Cet histogramme représente la part de sec de de frais selon l’origine des produits (ex: origine végétale: sec= 52,68%, frais= 47,32%). Il

 

 


Alimentaire: sec/frais


Le frais (Fruits et Légumes, oeufs, pains, lait animal, l’ensemble de l’ultra-frais et le froid négatif) représente aujourd’hui plus de la majorité du Ca des ventes de produits alimentaire.

 

Le non alimentaire

Plus de 20 % du CA des 500 meilleures ventes sont composés de produits non alimentaires. Cette proportion augmenterait si nous élargissions à 1000 ou 1500 meilleures ventes.
Pour simplifier, nous avons regroupé les produits en 4 familles:
- la droguerie: produits de jardinage, textiles, électroménager, aménagement de l’habitat, librairie, jeux...
- les compléments alimentaires correspondent «finalement» à tous les produits qui s’ingérent dans le non alimentaire.
- la détergence: produits d’entretien pour la maison, le linge et la vaiselle.
- le cosmétique englobe également l’hygiéne corporelle (savons, shampoings, gels douche, dentifrice....) et la beauté.

 

 

Évolution des «familles» du non alimentaire durant 3 mois.

 

 

Conclusion
Cette analyse confirme certains phénomènes spécifiques de la distribution spécialisée. Nous constatons, tout d’abord, que l’alimentaire reste prédominant dans les magasins bio et que les «nouveaux» consommateurs se tournent peu à peu vers les produits d’origines végétales. Soulignons aussi, le dynamise du secteur frais qui est «boosté» essentiellement par le rayon ultra-frais. L’innovation et la qualité de l’offre semblent répondre favorablement aux attentes des consommateurs. Dans le non alimentaire, les compléments alimentaires continuent d’être les «valeurs sûres», tandis que le secteur «droguerie» et ces multiples produits connaissent un engouement de la part des consommateurs. En effet, ils sont heureux de pouvoir trouver dans un même lieu un maximum de références. Enfin, le cosmétique et surtout la détergence quasi inexistantes en 2003 deviennent les rayons les plus prometteurs et rentables.