Nutrition

Comment le constituer et comment le lire ?

mars-avr 2008

Présenter et lire un étiquetage nutritionnel.

Après avoir décrit les éléments constitutifs d’un étiquetage nutritionnel et la façon de le mesurer, c’est son a chage et sa lecture qui sont décrits dans cette deuxième  che. Un étiquetage est destiné à donner une information aux consommateurs, il peut aussi permettre de souligner les atouts d’un produit sur le plan nutritionnel. Au delà de sa constitution, il faut donc se poser la question de son utilisation  nale et de son objectif.

Présenter la composition nutritionnelle de façon pertinente.

La surface disponible sur un emballage est trop limitée pour y faire  gurer tous les messages nutritionnels de façon claire.
 

La face avant de l’emballage est celle qui est en vue dans les linéaires, les informations les plus importantes doivent y apparaître. Si un message nutritionnel particulier est associé au produit, par exemple une allégation, il  gurera aussi sur cette face.
 

La justi cation de ce message se retrouvera alors sur la partie arrière de l’emballage en y faisant  gurer le détail de l’étiquetage. La CIAA (Confédération des Industries Agro-Alimentaires de l’Union Européenne) recommande d’utiliser la face directement visible de l’emballage pour donner au minimum une indication de la valeur énergétique du produit.
 

Au delà de ces conseils sur l’emplacement des messages, il est aussi souhaitable de rendre le tableau de l’étiquetage nutritionnel plus lisible et plus compréhensible. Il est ainsi possible d’utiliser des jeux de couleurs pour mieux identi er les lignes du tableau. Plus facile à appréhender par le consommateur, la mention de la composition pour une portion du produit est aussi fortement recommandée.
 

La dé nition de la portion est laissée sous la responsabilité du fabricant. Lorsque le produit est vendu sous forme de parts individualisées et homogènes, une portion peut correspondre à une ou plusieurs de ces parts. Dans d’autres cas, il lui appartient de dé nir la quantité qui représente une consommation normale du produit à l’intérieur d’un repas.
 

Les valeurs nutritionnelles mentionnées dans un tableau permettront d’orienter un consommateur vers un produit plus ou moins gras ou salé, riche en fi bres ou non etc … en fonction de ses attentes

Comment se situer par rapport à une alimentation dite équilibrée ?

Les nutritionnistes sont d’accord pour reconnaître qu’un aliment ne peut pas être équilibré à lui seul. C’est l’alimentation qui doit l’être dans son ensemble. Mais les consommateurs, et ceux qui les conseillent, ont néanmoins besoin de repères permettant d’ajuster les apports quotidiens pour se rapprocher au mieux de cet équilibre. De tels repères ont été établis pour les nutriments qui composent notre alimentation. Les AJR (Apports Journaliers Recommandés) sont des repères réglementaires dé nis pour les vitamines et les minéraux. La liste des substances concernées et des AJR correspondants peut être trouvée dans la directive européenne 90/496/CEE. Pour les autres substances, il faut pour l’instant se référer à des recommandations dont l’harmonisation au niveau européen est en cours. Les RNJ (Repères Nutritionnels Journaliers) européens vont succéder aux ANC (Apports Nutritionnels Conseillés) français. L’utilisation des RNJ est encouragée par la CIAA déjà citée, qui a émis des recommandations chi rées pour la valeur énergétique et les grandes familles de nutriments. A partir des apports considérés comme idéaux, il devient alors possible d’exprimer la contribution d’un produit en pourcentage de cet apport. RNJ défi nies par la CIAA (source : CIAA)

Faire passer le message.

Les objectifs d’une communication basée sur la composition nutritionnelle d’un produit consiste d’une part à mettre les atouts en évidence et d’autre part à informer les consommateurs. Mais dans tous les cas, il semble indispensable de le faire en utilisant des messages courts et illustrés.
 

Communiquer autour des points forts d’un produit sur le plan nutritionnel peut se faire par l’intermédiaire d’allégations qui feront l’objet de la dernière  che de cette série consacrée à l’étiquetage nutritionnel. Cette communication peut prendre d’autres formes comme par exemple la comparaison avec des produits mieux appréhendés ( « une cuillère de ce produit équivaut à … » ), elle peut aussi renvoyer à des supports complémentaires comme des  ches sur un site internet lorsque le message ne peut pas être incorporé à l’emballage. La CIAA a poursuivi sa ré exion jusqu’à proposer un système très visuel sous forme de cartouches. Ce système est repris en France par l’ANIA (Association Nationale des Industries Alimentaires) qui en fait la promotion auprès de ses adhérents. Chaque cartouche permet d’identi er le nutriment concerné, son apport dans le produit et la proportion que représente cet apport dans une ration journalière équilibrée.