Nutrition

Comment le constituer et comment le lire ?

mai-juin 2008

L’aspect réglementaire de la communication nutritionnelle.

L’encadrement réglementaire de la communication nutritionnelle évolue en ce moment à l’échelle de l’Europe, une harmonisation étant devenue nécessaire à cause de l’augmentation de la diversité des produits alimentaires et des messages nutritionnels qui les accompagnent.

La législation concernant les produits alimentaires courants vient compléter les dispositions déjà en place pour les aliments diététiques, les aliments pour l’enfance et les compléments alimentaires.

Depuis le mois de janvier 2007, le texte de référence est le règlement européen n°1924/2006 concernant les allégations nutritionnelles et de santé portant sur les denrées alimentaires.

Optionnel ou obligatoire ?

L’étiquetage nutritionnel reste facultatif, sauf dans le cas où une allégation apparaît sur le produit, l’étiquetage devenant alors obligatoire et son degré de précision étant dicté par la portée de l’allégation. Dans tous les autres cas, la démarche reste volontaire de la part de l’entreprise, ce qui lui laisse la possibilité de mettre en place une démarche d’information nutritionnelle sur ses produits de façon progressive.

Qu’est ce qu’une allégation ?

Le règlement 1924/2006 la définit dans l’un de ses articles comme « tout message ou représentation qui a rme, suggère ou implique qu’une denrée alimentaire possède des caractéristiques particulières .» La notion de représentation inclut de façon explicite les éléments graphiques, les images et les symboles. Tout élément destiné à suggérer une propriété particulière du produit est donc soumise aux règles qui encadrent l’utilisation de l’étiquetage nutritionnel et des allégations.

Allégations nutritionnelles et allégations de santé.

Les allégations nutritionnelles permettent de revendiquer la présence d’un nutriment à une teneur particulièrement élevée (par exemple une allégation du type « riche en » ou « source de » ) ou au contraire sa diminution voire son absence (« à teneur réduite en », « sans graisse saturée» ).

Les conditions pour l’utilisation de cette catégorie d’allégations sont parfaitement décrites dans l’annexe du règlement 1924/2006. Le droit d’accéder à des allégations de santé constitue une innovation majeure pour les denrées alimentaires. Il demeure bien sûr formellement interdit de faire allusion à la guérison d’une maladie, mais en revanche il est désormais possible de revendiquer les e ets d’un produit qui intervient dans la prévention d’une maladie, qui favorise le contrôle du poids ou aide au développement infantile.

 

 

Ces allégations doivent être justi ées par un dossier scienti que complet et argumenté. Une liste positive d’allégations de santé va être mise en place entre 2008 et 2010 par l’union européenne. L’existence de cette liste entraînera une modi cation profonde de la démarche visant à utiliser des allégations de santé pour un produit alimentaire. La démarche actuelle a posteriori permet au producteur de mettre le produit porteur de l’allégation de santé sur le marché. Un dossier justi ant cette allégation doit être tenu à la disposition de la DGCCRF et présenté en cas de réquisition. Après adoption d’une liste positive, la demande d’utilisation devra être faite a priori et justi ée par un dossier scienti que. Ce n’est qu’après autorisation que le produit pourra être commercialisé en étant accompagné de son allégation.

Et l’avenir ?

L’évolution de la réglementation autour de l’information nutritionnelle va se poursuivre dans les années à venir, notamment par la mise en place d’une autre liste positive : celle des pro ls nutritionnels jugés compatibles avec l’a chage d’allégations. L’objectif est d’assurer une cohérence complète entre la composition d’un produit (point de départ de toute démarche nutritionnelle) et les activités qui seront revendiquées.

Que retenir de ces fiches sur le thème de l’information nutritionnelle ?

Bien que la démarche soit de plus en plus encadrée d’un point de vue réglementaire, il convient de souligner qu’elle reste facultative et volontaire tant que des allégations ne sont pas associées au produit. Chaque producteur peut donc mettre en place les éléments nécessaires de façon progressive en fonction de ses objectifs et de ses moyens.

Un étiquetage nutritionnel doit avoir pour objectif de guider les consommateurs et de permettre la promotion d’un produit dans les points de vente. L’étiquetage peut donc devenir un véritable outil de marketing à condition d’assurer à tous l’accès à une information compréhensible et objective, basée sur des éléments quanti ables.

Le lien entre alimentation et santé est désormais direct, il est devenu l’une des composantes de la décision d’achat chez une partie croissante des consommateurs sensibles à leur équilibre nutritionnel et à la qualité des produits qu’ils consomment. L’information nutritionnelle est sans aucun doute un investissement rentable !

Cette  che a été elaborée par Mr Eric Dumont qui fait de l’expertise et de l’accompagnement scientifique pour le contrôle qualité des produits alimentaires, de l’externalisation Cette  che a été elaborée par Mr Eric Dumont qui fait de l’expertise et de de contrôles analytiques et réalise des allégations nutritionnelles et de santé