Nutrition

La gemmothérapie : science des bourgeons

Sept-Oct 2008

C ommunément appelée « Science des bourgeons », la gemmothérapie est l’une des branches de la phytothérapie. Elle fait une entrée tout à fait remarquable dans les magasins spécialisés.

Définition

La gemmothérapie utilise exclusivement les tissus embryonnaires frais des plantes : bourgeons, radicelles, jeunes pousses. Selon ses découvreurs, le bourgeon porte en lui toute la puissance de la future plante comme s’il était à la fois racines, tiges, fleurs, feuilles et fruits.

Il contient vitamines, oligo-éléments, phythormones de croissance et de la sève.

En outre, le bourgeon offre une teneur non seulement supérieure en principes actifs mais aussi un champ d’action plus large puisque le «  totum » de la plante est supérieure à la somme des principes actifs pris isolément.

Préparation des produits

On trouve soit des préparations appelées « macérats glycérinés » à utiliser directement, soit des macérats dilués selon la méthode homéopatique. Ces deux modes de préparations correspondent à 2 écoles de pensée.

Dans les années 60, un médecin belge, le docteur Pol Henry met à macérer des bourgeons frais dans un mélange eau, alcool, glycérine pendant 3 semaines à
température ambiante puis filtre le tout. Il obtient le macérat-mère qui peut se comparer à une teinture mère mais moins concentré que la teinture (proportions de 1/20 plutôt que 1/10 du poids sec végétal mis en oeuvre). Il parle alors de « phytoembryothérapie. On le consomme dilué dans un peu d’eau à raison de 5 à 15 gouttes par jour.

Dans les années 70, le docteur Max Tétau, médecin homéopathe, reprend ses travaux et crée le terme de « gemmothérapie ». Il prépare les macérats dans un
mélange alcool et glycérine sans eau. Le macérat-mère est dilué au 1/10ème , 1ère décimale Hahnemanienne (1DH), selon le principe homéopathique de la dilution. Moins pratique, puisqu’il faut en prendre plus d’une centaine de gouttes par jour, disent les uns, mais présentant moins de danger disent les autres.

Champ d’action

On observe qu’ils ont tous une action d’élimination qui agit sur des organes bien spécifiques. Ils favorisent ainsi le bon fonctionnent de l’organisme. Mais chacun possède, en outre, une action ciblée. 

 Indications de quelques bourgeons

 

AUBEPINE
Crataegus oxyacantha
Grand remède du cœur et de la circulation, du rythme cardiaque,
tonus du muscle cardiaque
BOULEAU
Betula pubescens
Stimulant des défenses immunitaires
CASSIS
Ribes nigrum
Puissant anti-inflammatoire articulaire, goutte, anti-allergique, draineur universel
FRENE
Fraxinus excelsior
Diurétique et dépuratif des reins, calculs rénaux et biliaires, goutte
OLIVIER
Olea europa
Hypotenseur, circulation et vieillissement cérébral, perturbations du bilan
lipidique (diabète gras)
ORME
Ulmus campestris
Draineur de la peau (acné, eczéma, herpès)
PIN
Pinus montana
Grand remède du système ostéo-articulaire, reminéralisant, régénère os et cartilages
ROMARIN
Rosmarinus officinalis
Régénération du foie, dépuratif sanguin, action sur la prostate
EGLANTIER
Rosa canina
Grand stimulant du système immunitaire, anti-inflammatoire de la zone ORL
SEQUOIA
Sequoia gigantea
Bourgeon anti-âge chez l’homme : tonique sexuel et intellectuel
TILLEUL
Tilia tomentosa
Sédatif nerveux, insomnie, angoisses, dépuratif et diurétique
VIGNE
Vitis vinifera
Anti-arthrosique, ostéoporose, rhumatismes, anti-inflammatoire

 

 Ces macérats sont donnés à titre d’exemple. Il en existe bien d’autres tels l’airelle, l’aulne, le sapin, le marronnier d’Inde, le châtaignier, le figuier, le hêtre, le noyer… Pour renforcer les effets, il est recommandé de les associer. C’est la raison pour laquelle les laboratoires proposent des complexes de macérats glycérinés, souvent d’origine biologique. Ces complexes ciblent alors un système (circulatoire, pulmonaire, ostéo-articulaire…).