Rayon Cosmétique

Les garanties d'un cosmétique naturel

Sept-Oct 2007

jusqu’à il y a quelques années encore, il n’était pas facile de se repérer dans l’offre cosmétique naturel. Ainsi on trouvait sur le marché des marques qui s’autoproclamaient « naturelles » voire même « bio » par la présence infime de quelques ingrédients répondant à ces qualificatifs, mais noyés dans un océan de substances chimiques. Grâce à la volonté des professionnels de se démarquer de ce «faux cosmétique naturel» et pour valoriser leur savoir-faire, ceux-ci ont travaillé pour que soit clairement défini le cosmétique naturel.

Les Cahiers des Charges encore appelés référentiels

Les professionnels s’appuient sur un cahier des charges pour élaborer leurs produits. Ce document définit et caractérise les règles de production, de conditionnement, d’étiquetage et de contrôle. On en retrouve quatre en France (3 Français et 1 Allemand).
• Ecocert et Qualité France, deux organismes certificateurs, ont déposé leur référentiel au Ministère de l’Industrie, l’un en 2003, l’autre en 2004. Seuls ces 2 cahiers des charges, revendiquent une CERTIFICATION, car déposé officiellement auprès du « SCALPI »
• Nature et Progrès
rédige en 1998 le premier cahier des charges français pour les cosmétiques naturels. N&P est une association militante en écologie et en agriculture biologique. Elle regroupe producteurs, transformateurs et consommateurs dans un esprit solidaire et associatif. Après avoir été contrôlé par Certipaq, le fabricant qui respecte le référentiel Nature et Progrès est habilité à placer le logo de l’association sur son produit. Cette marque a aussi ses exigences car les végétaux biologiques doivent représenter 100% des végétaux présents dans le produit.
• Le BDIH, est un label de Cosmétiques naturels allemand dont la conformité d’application est contrôlée par un organisme indépendant IMO. Son cahier des charges a été élaboré à partir d’une liste positive de composants autorisés pour la fabrication de cosmétiques (environ 660). De nombreux ingrédients, comme les huiles de base et certains extraits de plantes doivent obligatoirement provenir de l’agriculture biologique. En complément de cette liste positive, viennent s’ajouter des principes d’interdiction comme l’utilisation d’OGM, de substances chimiques ou les tests sur les animaux. Enfin, l’une des particularités de ce label, c’est que l’entreprise qui arbore ce logo doit s’engager à avoir un minimum de 60% de sa gamme certifiée en BDIH (comme Cosmébio) et que la certification « cosmétique naturel contrôlé « est attribuée produit par produit et non seulement à une marque.

A noter que ces 4 référentiels vont au-delà d’un taux d’ingrédients biologiques ! Ils s’inscrivent dans une démarche de respect de l’environnement par l’emploi d’ingrédients renouvelables, par des procédés de transformation doux, l’interdiction de l’ionisation, par l’exclusion de substances issues de la pétrochimie ainsi que les produits de synthèse à l’exception de certains non encore disponibles en origine naturelle. L’absence de tests sur les animaux et de substances issues d’animaux morts font évidemment partie des obligations de ces référentiels. La certification s’applique aussi au bilan écologique de l’activité de fabrication.

La certification

Pour de vérifier le respect des exigences du référentiel, le fabricant est contrôlé 2 fois par an par un auditeur de l’organisme de certification (seulement pour Ecocert et Qualité France). Le professionnel reçoit alors une licence qui l’autorise à fabriquer et/ou distribuer des cosmétiques certifiés ainsi qu’un certificat pour les produits.
La seule preuve de la certification, c’est la mention « Cosmétique Ecologique et Biologique, certifié par Nom de l’organisme certificateur, adresse » Ecocert et Qualité France ne sont habilités à certifier que les produits qui suivent leur propre référentiel. Les fabricants qui se réfèrent au Cahier des Charges Nature et Progrès sont contrôlés par Visagro-Certipaq.

Les chartes

Ecocert a travaillé pour l’élaboration de son Cahier des Charges avec un groupe d’entreprises de cosmétiques qui deviendra l’association Cosmébio (110 entreprises aujourd’hui). Celleci a validé celui de Qualité France. Donc, un fabricant membre de Cosmébio peut suivre l’un ou l’autre des référentiels. Ces Cahiers des Charges ont deux niveaux d’exigence qui permettent d’obtenir l’un des deux logos de Cosmébio en fonction du pourcentage d’ingrédients d’origine végétale et/ou biologique.
Logo cosmétique biologique 95% minimum du total des ingrédients sont d’origine naturelle et 95% du total des végétaux sont issus de l’agriculture biologique.

Logo cosmétique écologique
95% minimum du total des ingrédients sont d’origine naturelle et 50% du total des végétaux sont issus de l’agriculture biologique Un fabricant qui n’est pas membre de Cosmébio suivra l’un ou l’autre des Cahiers de Charges et obtiendra la certification Ecocert ou Qualité France.

Autres logos pouvant figurer sur les produits cosmétiques

Demeter est une marque qui garantit que les ingrédients végétaux sont issus de l’agriculture biodynamique.

Max Havelaar est une des marques qui permet de reconnaître que les produits respectent les règles du commerce équitable. Ce logo est attribué aux entreprises qui respectent le référentiel Max Havelaar.

Bio Equitable, une autre association du commerce équitable, dispose elle aussi de son référentiel. Toutefois, elle ne regroupe que des entreprises qui sont impliquées dans la filière agriculture biologique.