Rayon Cosmétique

Le cosmétique bio : levier stratégique pour de nombreux magasins…

Nov-Déc 2009

Pour sa nouvelle enquête auprès des magasins bio en France, le cabinet franco-allemand Ecozept a interviewé, en juin et juillet 2009, un échantillon représentatif de 149 magasins en France métropolitaine. L’analyse montre que sur fond de problèmes structuraux, le cosmétique devient un levier stratégique pour de nombreux magasins.

Le marché français, pour le cosmétique bio et le bio en général, est en pleine croissance et présente de belles opportunités pour les différents acteurs du marché. Les magasins bio estiment leur croissance au premier semestre 2009, par rapport au premier semestre 2008, à 10 %. Cependant, il faut constater que ce sont surtout les magasins de grande taille qui profitent du développement du marché, avec une augmentation du chiffre d’affaires de 15 %. Les petits magasins se retrouvent, depuis quelques années déjà, en concurrence avec des espaces de vente plus grands, souvent mieux gérés, équipés et positionnés et ils se voient de plus en plus à l’écart de la dynamique du secteur.




Focus sur le cosmétique bio

Dans son enquête, Ecozept présente en plus des chiffres clés sur le volume et la structure du marché spécialisé bio en France, les tendances actuelles et les perspectives du secteur du cosmétique bio. Le cosmétique bio continue à progresser en 2009 : les cosmétiques bio représentent presque 20 % du chiffre d’affaires dans l’échantillon et depuis quelques années, ils contribuent de plus en plus au chiffre d’affaires global des magasins bio. Les résultats du graphique ci-dessous sont clairs : 60 % des gérants font part d’une augmentation de la part du chiffre d’affaires pour le cosmétique bio dans leurs magasins.


Mais en même temps, la part de marché des magasins bio dans la distribution des cosmétiques bio est inférieure à celle des autres canaux de distribution, où la croissance des cosmétiques bio est encore plus forte.
Effectivement les produits cosmétiques bio se sont démocratisés et aujourd’hui ils se vendent dans presque tous les circuits de distribution : GMS, pharmacies et parapharmacies, instituts de beauté, internet. Cette évolution souligne, à quel point ces produits plaisent aux consommateurs.

Néanmoins le développement du cosmétique bio augmente également sa complexité : une multitude de labels, une clientèle plus soucieuse et informée, demande un fort engagement de tous les acteurs de la filière.
L’étude présente aussi l’évaluation des marques par les gérants et selon différents critères : la qualité, la relation qualité-prix, l’innovation, le packaging, la fidélisation, les services, l’éthique. Si un groupe de tête de trois à cinq marques, (surtout les acteurs pionniers), se distinguent, on peut aussi observer toute une série de nouvelles marques, lancées dans la course.

 

 

 

 

L’environnement des magasins bio et les nouveaux enjeux qu’entraîne la dynamique du marché (voir graphique ci-dessus), créent la base pour une approche stratégique. En optimisant leur profil, leurs assortiments et la présentation des produits, les magasins bio peuvent assurer leur position dans un marché de plus en plus compétitif.
Toutefois, les petits magasins sont amenés à suivre la dynamique, dont les grandes surfaces font preuve. Que se soit au niveau des projets visant à élargir le rayon cosmétique et d’agrandir le magasin ou bien la capacité et la disposition face aux offres de formation, c’est maintenant que les petits magasins, et pas seulement eux, doivent prendre conscience que la cosmétique est un assortiment qui mérite un vrai engagement à long terme.

L’étude est disponible dès maintenant.
Pour toutes commandes ou informations supplémentaires:
www.ecozept.com/fr ou info@ecozept.com
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