Rayon éco-produits

Jardinage Bio. un rayon à développer

Janv-Fev 2006

Avec plus de 13 millions de jardiniers, la France est le pays européen qui jardine le plus. Près de 62% des français possèdent un jardin et c’est plus de 6 milliards d’euros qui ont été dépensés en 2003. En pleine évolution depuis quelques années, le jardinage répond surtout à une demande liée aux problèmes de l’environnement. En effet, selon certains sondages, les 2/3 des pratiquants jardineraient pour redécouvrir la «nature», pour le plaisir et pour obtenir des fruits et des légumes sains. De leur côté, les produits de jardin bio sont principalement vendus par correspondance ou via les jardineries. Grâce à certains fournisseurs, ils sont de plus en plus proposés à la vente dans les boutiques bio. Des gammes complètes ou basiques ont été spécialement étudiées, sous forme de présentoir spécifique, afin que le magasin puisse répondre aux demandes de leurs clients et ainsi développer dans les meilleures conditions un rayon souvent oublié ou mal exploité...

    Pourquoi un rayon jardinage bio
• Proposer tout simplement une nouvelle offre produit qui n’avait peut être jamais été proposée.
• Récupérer de nouveaux clients qui vont habituellement en jardinerie (signalons qu’une étude montre que les vendeurs des jardineries conventionnelles connaissent très mal l’univers du jardin bio)  
• Toucher aussi les personnes qui disposent d’un petit espace ( balcon, terrasse...)
• Offrir aux clients une gamme qui va les rendre acteurs de leurs démarches bio.
    Quand l’implanter
Dès janvier et jusqu’à juin en fonction des produits et de la météo.
Éviter de faire disparaître complètement ce rayon en saison creuse ( juillet - août) : Il faut habituer le client, et lui indiquer que dans son magasin bio il pourra trouver ces produits toute l’année.
    Où l’implanter
• Pour les semences bio : implanter le rayon à l’entrée dès le printemps, et en règle générale pour avoir un bon taux de rotation, à proximité du rayon fruits et légumes et/ou rayons produits frais.
• Pour les produits phytosanitaires ou les engrais : éviter un emplacement trop proche de l’alimentaire (dégagement d’odeur).
• Prévoir une signalétique attractive.
• Utiliser les agencements « spécial jardin » proposés par les fournisseurs.
• Eviter les allées trop passagères ou étroites, l’achat de produits de jardin est un acte réfléchi, . 
    Quels produits proposer
Un minimum de référence est indispensable (même si la place manque). Adapter vos gammes en fonction de votre localisation (urbaine, rurale).
Pour les phytosanitaires et engrais :  certains produits sont incontournables pour jardiner bio : Les fournisseurs vous conseilleront. Il y a plus de jardin d’ornements que de potagers...
Pour les semences : les gammes peuvent être plus importantes : Produits aromatiques et condimentaires des solanacées (aubergine, tomate ancienne, poivron) des légumes feuilles (salade, mâche), des légumes racines (oignon jaune, fenouil, carotte, radis) des cucurbitacées (courge, courgette). Pour vous distinguer du conven-tionnel, proposer un panel de biodiversité et de variétés anciennes et gustatives. Sélectionner des variétés rares et recherchées: Vous participerez au maintien des variétés anciennes.
    Les aides à la vente
PLV, magazines et ouvrages spécialisés, fiches techniques sont des bons soutiens à la vente. Toutefois, le conseil du vendeur reste le meilleur, même si pour la semence, produit noble, l’action de promotion se fait souvent par elle-même.
Pour conforter vos connaissances, des formations spécifiques « jardinage bio » existent. Certains fournisseurs proposent des conseils aux jardiniers sous forme d’animation en magasin ou via le téléphone.
Enfin, à certaine période de l’année ( plantation à la Ste Catherine...) , des animations, des promotions sont recommandées.
    Garantie – certification
Pour les semences : le label bio garantit le respect d’une réglementation indispensable pour s’assurer de l’origine bio de la semence. D’autres mentions, comme Nature& Progrès, Demeter disposent d’un cahier des charges privé. L’utilisateur du logo Nature&Progrès est contrôlé par un organisme de certification agréé (CERTIPAQ). Enfin, les semences doivent être conformes au cahier des charges de l’interprofession des semenciers, le GNIS. (garantir aux jardiniers amateurs des variétés à l’énergie et au pouvoir germinatif élevés, aux normes de pureté variétale respectée pour pouvoir récolter des légumes de qualité).
Pour les engrais et phytosanitaires : C’est le fabricant qui déclare que ces produits sont conformes au règlement européen qui régit l’agriculture biologique. Le contrôle n’est pas obligatoire. Toutefois, pour palier ce vide réglementaire et pour garantir que le produit respecte les normes bio et qu’il est bien certifié et contrôlé, on trouve sur les emballages trois logos. Ecofert (Ecocert) – Qualité-France –
Nature&Progrès (certifié Certipaq).