Tous les produits présentés en magasins doivent répondre à certaines obligations réglementaires en matière d’étiquetage. Les produits biologiques et conventionnels sont soumis aux mêmes règles. La réglementation distingue deux types d’informations en matière d’affichage et de pancartage. Elle distingue ce qui a un caractère « promotionnel » (les prospectus, les affiches en vitrine ou sur le trottoir et les annonces audiovisuelles) et l’ardoise qui est proche du produit. Afin d’éviter tout problème lors de contrôles administratifs, les vendeurs de fruits et légumes au détail doivent respecter certaines règles : donner les bonnes mentions des produits à la vente, respecter les règles de normalisation et informer au mieux le consommateur. Conscients des difficultés de la bonne tenue de ce rayon, nous reprenons ci-après quelques règles de base afin de vous aider…
Indiquer le bon nom de l’espèce (pomme, orange, carotte, etc.). Attention, un pomélo n’est pas un pamplemousse.
Indiquer l’origine géographique. Le nom de l’état d’origine est obligatoire. Les régions de production (Val de Loire, Limousin, etc.) sont facultatives.
Il est obligatoire sur la voie publique et facultatif à l’intérieur du magasin, à l’exception des pommes de terre (produit non normalisé pourtant). Toutefois, quand le même produit est vendu dans 2 calibres différents, il faut indiquer le calibre de chacun.
Il faut l’indiquer s’il existe et s’il figure sur l’emballage. (williams, conférence, etc.), «mange-tout» pour les haricots verts. Le nom de la variété est généralement obligatoire sur les fruits. (sauf pour les pêches et nectarines où seule la couleur de la chair suffit). En revanche, pour les pommes de terre, le nom variétal doit être indiqué ainsi que son type de chair (chair ferme).
Interdit en bio, les magasins bio ne sont donc pas concernés. Sinon, Il est obligatoire sur les pommes de terre. (Traitement destiné à empêcher la germination). Il est facultatif pour les agrumes, les bananes, litchis et les avocats. Pour ce qui est de l’irradiation l’indication est « normalement » obligatoire !
• Extra = pas de défaut et bonne coloration (étiquette rouge)
• Catégorie 1 = petits défauts sans gravité (étiquette verte)
• Catégorie 2 = défauts plus marqués (étiquette jaune)
• Pas de normalisation = étiquette blanche
Attention, le classement des produits dans les différentes catégories de qualité est obligatoire au moment du conditionnement. Ce classement n’est pas définitif car les produits évoluent plus ou moins rapidement. Le vendeur doit surveiller la qualité et, si nécessaire, déclasser la marchandise dans la catégorie inférieure. Il peut aussi trier la marchandise de manière à ne conserver que les produits répondant à la qualité annoncée.
Elle est indispensable et doit être à proximité immédiate du produit et ne doit pas porter à confusion. Le prix peut porter sur une vente au poids. (l’abréviation de l’unité de poids est «kg» et non «kilo» pour le kilogramme et «g» pour le gramme). Le prix peut faire référence à une vente à la pièce (salade, artichauts…). Si le prix affiché concerne un lot (trois kiwis pour x €), celui-ci doit être clairement indiqué (nombre de pièces) et le prix unitaire doit être mentionné.
Dans le but de faciliter le choix du consommateur, le mode de consommation du produit est conseillé (orange à jus, pomme à compote, pomme de terre pour les frites…). Le type, la couleur ou la forme peuvent aussi être indiqués.
| Le saviez-vous |
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| Selon la DGGCRF (Direction Générale de Consommation, de la Concurrence et de la Répression des Fraudes) en 2005, six ardoises sur dix étaient erronées. Produit de traitement après récolte ! Auparavant, il y avait obligation d’informer le consommateur des traitements subis par les produits après récolte (biphényle, orhophenyphenol, etc.). La mention est obligatoirement notifiée sur le colis ou le bordereau de livraison mais son marquage sur l’ardoise ne l’est plus depuis 1998. |