Repères

Zoom sur la distribution Bio.

Sept-Oct 2007

Part de marché des aliments biologiques par famille de produits en 2006.

Les produits frais bénéficient d’une faveur particulière (CA de 356 millions d’euros en 2006), avec une part de marché de 5,7%. Les autres marchés connaissent cependant des dynamiques très diverses. Les fruits bio (+12%), les légumes bio (+8,5%) et les oeufs bio (+4,5%) ont enregistré des taux de croissance réjouissants. Les ventes de viande bio ont augmenté pour leur part de 2%. En revanche, la consommation de produits laitiers est en retrait. Les ventes de lait, yogourt, séré, ont baissé de 3,5% et celles du fromage de 2,3%. Pourtant, les producteurs ont écoulé au total 4,7% de lait en plus et même une quantité de fromage supérieure de 8,5%. En plein essor, les exportations expliquent cet apparent paradoxe et ouvrent de nouvelles perspectives aux producteurs.

Répartition des ventes de produits biologiques selon les différents distributeurs.

 

 

 

Un marché dominé par la grande distribution

Les produits biologiques sont majoritairement distribués dans les grandes surfaces helvètes. Selon le dernier rapport de Bio Suisse, environ 75% des produits biologiques ont été commercialisés l’an dernier par deux grandes enseignes : la Coop (avec une part de marché de 50,2%) et de Migros (avec une part de marché de 24,5%). Si Migros a enregistré une réduction d’environ 1% dans ses ventes de produits bio (181millions d’euros), elles se sont accrues de 2% chez Coop pour s’établir à 371 millions d’euros. Les détaillants spécialisés ont fait état pour leur part d’une forte croissance de 5% (111 millions d’euros) à l’instar des producteurs pratiquant la vente directe dont les ventes se sont inscrites en hausse de 6% (34 millions d’euros).

Typologie des magasins bio

A l’exception de la présence de certains grands magasins (Vatter à Berne et Yardo à Saint Gall), la surface des magasins est plutôt petite. On estime que la surface moyenne d’un magasin bio oscille entre 80 et 100m². (moyenne de 123 m² en France).

Quelle évolution pour la distribution spécialisée Suisse.

Avec une croissance du chiffre d’affaires d’environ 5% en 2006, les opportunités de développement semblent encore très intéressantes. Toutefois, certaines conditions sont à respecter et ce développement passera par l’intermédiaire de supermarchés offrant exclusivement des produits bio. Ce sera la seule manière pour les « petits magasins » de drainer la clientèle de la grande distribution. L’objectif étant de commercialiser non pas que des produits diététiques ou quelques spécialités mais plutôt de pouvoir proposer au consommateur la possibilité de remplir un panier complet.

Réorganisation du réseau des grossistes/distributeurs en Suisse.

Avec une croissance du marché bio en 2006 d’environ 1,6%, le secteur du bio devrait semble-t-il faire beaucoup mieux. La quarantaine de grossistes/distributeurs, dont une vingtaine proposant un assortiment complet, qui couvrent actuellement le territoire suisse vont connaître des changements. En effet, un nouvel opérateur de la distribution devrait voir le jour prochainement et couvrirait à lui seul plus de 50% du marché des produits frais, secs et de cosmétiques. Il s’agit de Biopartner Schweiz AG, résultat de la fusion de Vanadis AG, Eichberg Bio AG et Via Verde AG.

 

 

Évolution des ventes selon les différents distributeurs.(en millions d’euros)