Repères

Le marché alimentaire bio en hausse de 10,8% en 2010

Juil-Aout 2011

Avec l’arrivée des beaux jours et des régimes minceurs, le concombre est le légume idéal car il est constitué à plus de 95 % d’eau, ce qui en fait un légume rafraîchissant et à faible teneur en calories. En bio, n’étant pas traité chimiquement, il peut être consommé à la fois sans « modération » et avec sa peau qui contient la majorité des éléments nutritifs.





Des ventes en progression dans tous les circuits de distribution

Les produits bio sont commercialisés dans 4 circuits de distribution essentiels : magasins spécialisés bio, Grandes Surfaces Alimentaires (GSA), vente directe et artisans-commerçants. En 2010, 83% des ventes ont été réalisés via les GSA et les magasins spécialisés bio. Avec un doublement de leurs ventes en valeur en 3 ans, les GSA sont passées de 40% de part de marché à 47%.




Une grande variété de produits tous circuits confondus

La gamme de produits bio proposée sur le marché français est très large, quels que soient les circuits de distribution. En 2010, tous circuits confondus, les produits d’épicerie bio représentaient 20% du marché, suivis des fruits et légumes (17%), du lait et des produits laitiers (15%) et, à égalité du pain et de la farine (10%) et du vin (10%). Le reste du marché était composé des oeufs (6%), des viandes bovine, ovine et porcine (7%), de boissons (5%), de produits traiteur- surgelés (4%), de volailles (3%) et de produits de charcuterie salaison (2%) et de produits mer-saurisserie- fumaison (1%).


Point sur l’observatoire 2011 des produits biologiques en restauration collective


2008-2010 : triplement du marché des produits bio en restauration collective
Les achats de produits bio en restauration collective ont été estimés à au moins 130 millions d’euros pour 2010 pour l’ensemble des familles de produits (frais, surgelés, épicerie, hors pain), soit 3 fois plus qu’en 2008 et une hausse de 38 millions d’euros par rapport à 2009. Lorsqu’ils sont introduits, la part des produits biologiques concernés dans le montant total des achats des établissements est passée de 5% en 2008 à 11% en 2010 en moyenne, et près de 20% pour ce qui concerne certains produits frais, le pain et les boissons. Les 130 millions d’euros consacrés aux achats de produits bio en 2010 représentent :

● 1,8% des achats alimentaires de la restauration collective (contre 0,6% en 2008 et 1,3% en 2009),

● près de 4% du marché des produits alimentaires issus de l’agriculture biologique.


Répartition des achats en produits bio par famille (source : Étude CSA / Agence Bio-2011



Près d’un restaurant collectif sur 2 propose de la Bio au menu

Début 2011, 46% des établissements de restauration collective publique ou privée interrogés ont déclaré proposer des produits biologiques à leurs convives, soit près d’un établissement sur deux, et plus de 33 000 établissements au niveau national, alors qu’ils n’étaient que 4% avant 2006. L’introduction est plus significative dans le secteur public (57% des établissements, soit une hausse de 9 points en un an) que dans le privé (32% des établissements, en hausse de 4 points).


Toutes les familles de produits bio concernées par l’augmentation

Toutes les familles de produits bio sont à la hausse depuis 2005.

Sources : Évaluation de la consommation alimentaire biologique AND-International/ Agense Bio - 2011



Des ventes réparties différemment selon les circuits

La gamme des produits alimentaires bio vendus en magasins spécialisés bio est très large avec des milliers de références. L’épicerie sucrée et salée y occupe la première place, devant les fruits et légumes, le rayon crèmerie et le pain. En GSA, le rayon crèmerie l'emporte (oeufs, lait, autres produits laitiers), devant l'épicerie, les fruits et légumes et le pain. La vente directe des producteurs aux consommateurs est surtout développée en fruits et légumes et en vin. Les ventes assurées par les artisans concernent majoritairement le vin, le pain et la farine.

 

 



Des prix stables en moyenne sur 2010

Toutes lignes de produits pondérés, la croissance des prix des produits alimentaires bio est estimée à +0,02%, soit une quasi stabilité. On constate des tendances à la hausse modérée en viandes de volaille et oeufs ainsi que pour les produits de la mer. Une légère hausse concerne également les vins et les fruits & légumes. Au chapitre des baisses, on retrouve la viande porcine et les produits de charcuterie et le lait. La baisse la plus importante concerne la rubrique « autres boissons », et s’explique par des évolutions de gamme (plus de sodas et autres limonades, moins chers que les bières, cidres ou alcools).


Inversion de tendance sur le commerce extérieur

En moyenne, tous secteurs confondus, la valeur des produits bio consommés en France provenant de l’étranger a été estimée à 35,3% en 2010 contre 38% en 2009. Parmi ceux-ci :

● 31% concernent des produits exotiques (bananes, autres fruits exotiques, café, thé, cacao…) ;

● 30% des productions pour lesquelles la France n'a pas d’atout particulier (agrumes, soja, aquaculture, légumes méditerranéens, divers produits d'épicerie) ;

● 39% des achats extérieurs relais, portant sur des produits pour lesquels la France a une forte vocation naturelle mais manque conjoncturellement de volume (céréales et fruits et légumes tempérés frais ou transformés). La part des « importations » relais, au sens courant (pays de l'UE inclus) a un peu diminué en 2010, tandis que celles des produits exotiques a augmenté (croissance du marché du café bio notamment).