Repères

Mois après mois dans les magasins spécialisés

nov-Déc 2010

Quelle année? Nous avons en effet, connu des périodes plus faciles. Notre indice nous donne un aperçu plutôt négatif pour cette rentrée… toutefois, il ne faut pas le confondre avec la réalité du marché (lire le texte ci-dessous pour explication). Quoi qu’il en soit, notre indice qui est à périmètre constant nous montre que l’évolution ne sera pas satisfaisante. En effet, notre baromètre signale une baisse du chiffre d’affaires de 18,9% cumulé sur les douze derniers mois.




ACTIVITÉ DES MAGASINS BASE CA DU MOIS DE JANVIER 2007 = 100



Ce qui faut comprendre dans notre indice.


● l’échantillon des magasins retenus est le même depuis janvier 2007. La population des magasins ayant évoluée depuis, cet échantillon doit être retravaillé (Projet début d’année 2011)
● il n’empêche que les résultats tirés de cet échantillon sont malheureusement justes : on constate une forte baisse d’activité dans ces magasins. L’évolution de leur chiffre d’affaires devrait normalement être négative cette année.. Néanmoins, deux autres points positifs sont à souligner :
● Malgré de nombreuses fermetures, nous avons à ce jour répertorié 91 ouvertures depuis le début d’année. De plus, nous aurons tout de même fin 2010 une croissance de la surface de vente totale des Magasins Bio (MB).
● Les récentes ouvertures (18 à 12 mois) ont des performances intéressantes : elles permettent ainsi de dynamiser le marché. Conclusion: L’année n’est pas finie et le mois d’octobre sera crucial. Toutefois, il semble que nous nous dirigions vers un résultat compris entre -2 et + 2% d’évolution. Par rapport à 2009, la chute est effectivement importante car la croissance atteignait alors +17%. Enfin, même si cette année doit être plus ou moins négative ou positive, il faut rappeler que le magasin bio a connu une croissance de 17% par an durant 5 ans.


Analyse:

Cette situation semble similaire à ce qu’ont connu les magasins bio en Allemagne, en Autriche et en Belgique en 2009. Ces 3 pays montrent cette année une évolution complètement inverse, surtout en Belgique. Pour des raisons de législation (engagement de la FCD – Fédération de la GMS – et de l’Etat lors de la loi Grenelle 1), des raisons macro-économiques et le développement de la vente directe, la situation des magasins bio en France a été fragilisée. D’autre part, les chiffres sur l’évolution des ventes en valeur en GMS restent modestes. En ce qui concerne l’évolution par famille, voici quelques constats :
● l’alimentaire connait une légère baisse. Les produits frais et notamment les fruits et légumes sont cependant le socle des MB.
● les compléments alimentaires subissent une baisse très importante. Il faut prendre en considération les chiffres de 2009 (plutôt bons) qui ont été légèrement faussés en raison de la grippe aviaire et de la forte hausse des produits “immunitaires”.
● le cosmétique connait un recul modéré (il est dommage que les magasins bio ne réagissent pas plus sur ce secteur car le premier concurrent est la parapharmacie). Des adaptations et des améliorations sont à réaliser. Enfin, certains rayons sont en progression (jouets, jardinage, écoproduits...) mais ne représentent que peu en cumulé. Les points positifs restent la fidélité et l’engagement des consommateurs des magasins bio (même si la volatilité est importante environ 45% entre les magasins bio et la GMS).

Que faire:

Indiscutablement les magasins bio ont énormément d’atouts. De très nombreux leviers peuvent être actionnés. Cependant, le principal problème est la « dispersion ». Nous ne savons pas comment oeuvrer pour les fédérer. La solution serait certainement de mettre en place des systèmes que nous maitriserions, mais cette version pose un problème éthique. Est-ce qu’un média a le droit de s’immiscer dans l’opérationnel des magasins bio?

Nos projets:

(Rappel : toutes nos actions sont faites pour les magasins bio spécialisés)
● Mise en place d’une analyse sur «les clés de la réussite» des MB.
● réalisation d’études afin de mieux comprendre le comportement et les attentes des consommateurs des magasins bio.
● Regroupement d’entreprises «confrères» acteurs sur les gammes de produit les plus importantes de la filière bio. (opé. collective)
● Adaptation des contenus rédactionnels de Bio linéaires pour mieux aborder l’évolution de la réglementation des compléments alimentaires.
● Développer une réflexion pour redynamiser la valorisation du rayon cosmétique.