Repères

Mois après mois dans les magasins spécialisés

Mars-Avril 2010

Les chiffres ci-dessous sont extraits d’un relevé des ventes sur un échantillon de 52 magasins au cours de la période de janvier 2007 à fin Novembre 2009. La moyenne des surfaces de vente est de 337 m2. Les magasins en réseaux organisés représentent 53 %, les indépendants 38 % et 8 % des magasins font partie d’un groupement. En cumul depuis Janvier 07, le relevé représente 88.150.642 d’articles vendus pour un chiffre d’affaires de 307.935.554 Euros.

 

Gilles Lebrun



Gilles Lebrun


Invertion du marché.

Comme dans le conventionnel, le commerce bio en général connait une régression : effet crise, concurrence accrue entre les magasins bio, rôle de la GMS pas clairement défini (même si celui-ci est non négligeable) en sont certainement les causes. Il semble, toutefois, que cette dépression ne soit que passagère et qu’elle devra être à provisionner pour les mois à venir. Cependant le mois de mars 2010 sera « l’heure de vérité ». En effet, en décembre les chiffres ont été faussés par les produits festifs qui ont boosté l’indice. Toutefois, quand nous analysons en détail, on constate, par exemple, que les biscuits se vendent moins et que les pâtes alimentaires augmentent en volume (c’est un signe !) Enfin, janvier a été très perturbé par les intempéries et février compte deux jours de moins de vente.
Deux constats :
1 - les magasins qui réalisent plus de 15% de leur chiffre d’affaires en fruits et légumes résistent bien mieux.
2 – une modification du marché : après 6 années de rupture, des problèmes de disponibilité de matières premières, nous observons une forte progression de la production amont. Cet aspect remet en question beaucoup de choses :
- les points de vente doivent intégrer leur rôle de distributeur de «masse». Cela implique une meilleure logistique, des coefficients de marge à revoir sur certains types de produits et réadapter les offres fournisseurs.
- le conseil et la traçabilité vont certainement faire la différence dans les mois à venir
- maintenir un effort sur les rayons historique du frais (fruits et légumes et pain) afin de fidéliser les consommateurs
- garder un large assortiment qui fait la particularité d’un « spécialiste »

 

Gilles Lebrun
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