Le point de vente, un lieu d’émotions humaines

Avec Bert Martin Ohnemüller, co-créateur il y a plusieurs années du concept de « neuromerchandising » (voir encadré), nous continuons ici dans la droite lignée de l’interview de Bernard Marionnaud... Avec de nouvelles réflexions qui dépassent largement le cadre de la vente de cosmétiques, concernant bien évidemment les magasins bio en général. Mais elles sont encore plus importantes pour le monde de la beauté, qui est par excellence celui du rêve et du multisensoriel.

La peau… physiologie et évolution

« Un produit cosmétique est une substance ou préparation destinée à être mise en contact avec les diverses parties superficielles du corps humain, par exemple la peau, les cheveux, les ongles, les lèvres ou les dents, en vue, exclusivement ou principalement, de les nettoyer, de les parfumer, d’en modifier l’aspect, de les protéger, de les maintenir en bon état ou d’en corriger les odeurs ». Dans la pratique, sur le plan commercial, ce sont bien sûr les soins de la peau qui sont les cosmétiques les plus achetés. Une raison majeure pour s’intéresser à la structure et au fonctionnement de cet organe vital.

Les consommateurs et la cosmétique bio

Tout au long de l’année 2014, Bio Linéaires se penchera sur le marché des cosmétiques naturels et bio en donnant la parole à des experts, spécialement interviewés à cet effet, qui nous parleront des attentes des consommateurs, du conseil en matière de vente des produits de beauté, de l’ambiance nécessaire dans les magasins, du décodage des étiquettes et de bien d’autres choses encore. Première à répondre à nos questions, sur le thème des consommateurs, de leur attitude face à la cosmétique bio et de leurs attentes en la matière : la journaliste Laurence Wittner, cofondatrice du site d’informations indépendant L’Observatoire des cosmétiques.

Internet et la cosmétique : ami ou ennemi ?

Internet est partout. Obligatoire pour travailler, utile pour notre vie privée, incontournable pour certains, qui y sont même devenus dépendants au plus haut point. Son réseau tentaculaire a tellement envahi l’économie que la moindre activité est concernée par un ou plusieurs aspects qu’elle recouvre. Et la cosmétique ne fait pas exception, avec notamment la crainte que le commerce en ligne ne se développe au détriment des véritables magasins.

Les shampooings : un marché avec 92 % de clients potentiels !

Près de 180 millions de shampooings vendus chaque année en France, soit environ 510.000 par jour et 6 chaque seconde ! 92 % des Français en utilisent, en moyenne 3 fois par semaine. Soin utilisé au quotidien, il représente une catégorie de produit qui se doit d’être mise en valeur dans tous les points de vente ayant un rayon cosmétique-hygiène digne de ce nom.

La peau mature : définition et besoins

Parmi les produits de soin du visage qui représentent un peu plus de 50 % de la cosmétique en France, dans un marché relativement morose, les produits anti-âge font partie de ceux qui s’en sortent le mieux. La raison de ce succès est multiple : une population vieillissante, une consommation de produits cosmétiques par individu qui augmente avec l’âge… et ainsi une offre de plus en plus forte du côté des fabricants, qui redoublent d’effort en matière d’innovation et de marketing. Commençons donc cette série d’articles sur les différents types de peau par les peaux matures.

Profession conseiller beauté

Dans le précédent numéro de Bio Linéaires, Laurence Wittner, la première interviewée de cette nouvelle série d’articles sous forme de questions-réponses, le rappelait indirectement, comme nous le faisons nous-même régulièrement : il ne faut pas oublier que la cosmétique bio c’est d’abord et avant tout de la cosmétique. Il n’y a donc absolument rien de… sacrilège ni d’iconoclaste à aller écouter les conseils d’un homme, Bernard Marionnaud, dont le nom même est devenu le synonyme de la parfumerie conventionnelle, même si sa longue expérience n’a quasiment pas croisé le chemin de la bio. Car en matière de vente de produits de beauté en magasin, son expérience est incontestable.

Les gels-douche : la séduction de concentrés de plaisir et de bien-être

Les fabricants de mobilier pour salle de bains le confirment : depuis une quinzaine d’années, la baignoire perd du terrain au profit de la douche, et depuis 10 ans environ, il se vend même plus de douches que de baignoires. La conséquence, non pas de la taille de nos logements (la surface des salles de bain n’a pas varié), mais d’une vie où le temps est de plus en plus compté. Résultat : d’objet purement fonctionnel, la cabine de douche est devenue élément décoratif et valorisant. Le marché des produits de soin pour la douche a donc logiquement suivi.

Quelle cosmétique (bio) en 2050 ? Une réflexion sur un avenir pas si éloigné que...

À l’heure où, après avoir connu quelques années de croissance à deux chiffres, la cosmétique bio, semble marquer un peu le pas, tout en continuant néanmoins à susciter un intérêt certain, nombreux sont ceux qui continuent à lui prédire un avenir des plus brillants. Mais prévenir l’avenir est loin d’être un exercice facile, car les éléments qui peuvent l’influencer restent souvent par définition encore à venir. Dans cette seconde et dernière partie (voir le précédent Bio Linéaires), nous en effleurons certains qu’il faut garder en mémoire pour le futur.

Quelle cosmétique (bio) en 2050 ? une réflexion sur un avenir pas si éloigné que...

2050 ? 37 années « à peine » nous en séparent. En regardant l’échelle du temps dans l’autre sens, cela nous mène en 1976, une date qui pour certains paraîtra lointaine, alors que d’autres diront que le temps a passé très vite. Et si, en matière de cosmétique bio, nombre d’entreprises se sont lancées sur le créneau depuis surtout une dizaine d’années (création ex nihilo ou bien conversion de gammes), c’est à cette époque que beaucoup d’autres, qui existent encore et sont même parfois  orissantes, se sont tournées vers ce créneau par conviction absolue alors que la beauté bio était loin d’être un vrai marché. Peut-on déjà aujourd’hui avoir un aperçu de ce que sera « après-demain » ? « Le futur m’intéresse, car c’est là que je veux y passer le restant de mes jours » (Woody Allen).