NUMERO : Jan-Fev 2012

Emballage plastique : comment s’y retrouver

Emballage bio : un sujet délicat

 

La filière bio a toujours été très sensibilisée au problème de l’emballage. En effet, le consommateur est logiquement confiant dans le produit qu’il achète car il est certifié et contrôlé bio selon la réglementation. Toutefois, sur le type d’emballage lui-même certaines enquêtes montrent qu’il reste assez dubitatif et parfois assez contradictoire. Par exemple dans notre enquête sur les préparations à base de fruits bio, on s’est aperçu que dans les influences d’achats la méthode de fabrication avait 4 fois plus d’influence dans la satisfaction du client que le type d’emballage. Pour les huiles alimentaires, le type d’emballage arrive en 9e position dans ses attentes derrière la présence d’un label bio, les conditions de culture, le goût…

Pour les biscuits, qui pour certains sont très consommateurs d’emballage, l’absence du suremballage arrive pourtant qu’en 8ème position dans les motivations d’achat juste devant le prix. En revanche, pour le rayon vrac, acheter « en vrac » c’est d’abord un acte écologique clairement perçu par 95 % des clients par son effet sur le « suremballage ». La notion de découverte et la réalisation d’économie arrivant en 2e et 3e position avec respectivement 85 et 80 %. La problématique de l’emballage en bio reste donc difficile à résoudre sachant qu’il permet aussi de répondre à la réglementation en matière de conservation des aliments. Rappelons que peu de conservateurs sont autorisés dans les listes positives. Enfin, il est aussi un support important d’information sur le produit lui-même ou sur les valeurs de la bio, qui est souvent exigé par les consommateurs qui paradoxalement demandent le moins d’emballage possible sur les produits bio.

 

Bien comprendre les emballages plastiques

 

Différents logos, chiffres et codes sont présents sur les emballages plastiques. Incrustés dans l’emballage ils sont parfois difficiles à identifier car ils sont généralement très petits voire illisibles. Une réglementation internationale est pourtant recommandée. Ce sont les codes SPI (Society of Plastics Industry) qui sont situés dans un triangle, le ruban de Möbius. Ils sont codifiés avec un chiffre (1,2,3…) ou des lettres (PET, PP…).

Ils indiquent la matière plastique utilisée pour la fabrication de l’emballage. Par exemple, le code 01 dans le ruban de Möbius signifie que l’emballage (bouteille, barquette…) est fabriqué avec du polyéthylène téréphtalate ou PET. Bien qu’il existe plus de cent types de plastiques, les plus communs ne sont que six. Ce code d’indentification des plastiques permet de faciliter leur tri car, pour recycler, il est nécessaire de séparer les plastiques en fonction de leurs caractéristiques

Polyéthylène Téréphtalate (PET)

 

Il est très utilisé dans l’alimentaire dans les bouteilles d’eau de source ou minérales, de sodas, d’huile, dans les flacons divers (mayonnaise, sauces, etc.), les films transparents, les plateaux repas, les plateaux pour microondes, les emballages sous vide mais aussi dans les produits de beauté, les fibres textiles, les cassettes vidéo et audio, les géotextiles et les films radiographiques.

 

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Caractéristiques

● Incassable (plus de casse dans les rayons, dans les chaines de conditionnement), sécurité pour les enfants.

● Ultra léger : 1 pot de 380 ml en PET pèse environ 28g contre 180g en verre (gain de poids dans le transport)

● Alimentaire : il n’est pas utile de laver les emballages avant de conditionner le produit. Pas de migration de métaux lourds vers l’aliment.

● Transparent : bonne visibilité du produit pour le consommateur

● Imperméable : bonne conservation du produit grâce à son étanchéité et bonne barrière aux gaz.

● Écologique : le PET est recyclable à une température moins élevée (260°) que le verre (1500°). De nombreux débouchés pour le PET recyclable sont possibles : fibre textile (laine polaire), tapis, fibres de rembourrage, montre, tube… Précautions : une étude italienne et allemande aurait montré qu’il pourrait y avoir une contamination dans les bouteilles d’eau après 9 mois de stockage. Il est donc conseillé de ne pas remplir les bouteilles vides… Enfin, selon l’OFSP (Office fédéral de la santé publique, Suisse), le fait de le chauffer pourrait provoquer une augmentation de la migration d’un catalyseur toxique dans le contenant.

 

Polyéthylène haute densité (PEHD)

 

Le polyéthylène haute densité est un thermoplastique fabriqué à partir d’éthylène (obtenu à partir d’éthane, l’un des composants du gaz naturel). Il possède une grande capacité d’adaptation et peut être transformé en employant diverses méthodes : injection, soufflage, extrusion. Dans l’alimentaire il est utilisé dans les produits laitiers (bouteille de lait) et pour les bacs à glace en raison de sa résistance aux basses températures. Son utilisation est diverse : emballages pour lessives, eau de javel, lubrifiants, shampoings, sacs plastiques, pots de fleur…

 

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Caractéristiques

● Résistant aux basses températures

● Incassable

● Léger

● étanche Précautions : selon les experts, ce plastique a une bonne compatibilité avec un usage alimentaire.