NUMERO : Mars-Avril 2010

L’acide hyaluronique « le petit complément beauté ! »

Une action au niveau de la peau du visage et
des lèvres

Non, il n’est pas question ici de faire du comblement de rides à vos
clients par des injections sous-cutanées d’acide hyaluronique ! Et
pas de crainte à avoir puisque l’acide hyaluronique ou Hyaluronate
de sodium, est naturellement présent dans les cellules du derme de
la peau où son rôle est avant tout de retenir l’eau. Il est même capable
de retenir une quantité d’eau supérieure à 1000 fois sa masse,
nécessaire à la bonne hydratation cutanée.

L’acide hyaluronique est un polysaccharride composé de disaccharides
(deux saccharides) : l’acide glucuronique et l’acétyl-glucosamine.
Il fait partie de la grande famille des glycosaminoglycanes ou
GAG, qui sont d’importants constituants des tissus conjonctifs, épithéliaux
et nerveux. On estime que plus de la moitié de l’acide hyaluronique
de l’organisme est retrouvé dans la peau. Sa texture viscoélastique
permet la formation d’une véritable couche de soutien
ferme et souple à la fois qui donne cet aspect rebondi à la peau.

Toutefois, au fil des années, la production interne d’acide hyaluronique
de l’organisme diminue, ce qui entraîne tout d’abord un dessèchement
de la peau puis l’apparition de ridules et enfin de rides par
relâchement cutané.

Au retour des vacances d’hiver, il peut aussi arriver que vos clients
vous demandent quelques conseils pour réparer les dégâts provoqués
par les effets néfastes des expositions brutales et prolongées
aux UV, des agressions climatiques extrêmes (vent, froid) et des
différents stress environnementaux quotidiens (fumée de tabac,
pollution etc.). Dans ce cas, n’hésitez pas à recommander l’acide
hyaluronique et d’autres suppléments alimentaires spécifiques en
plus de vos cosmétiques réhydratants.

A retenir pour vos clients :
L’acide hyaluronique participe à la bonne hydratation cutanée, il
est repulpant et anti-âge. Il préserve l’éclat de la peau, améliore son
élasticité et favorise la cicatrisation.
Il permet aussi de minimiser les effets du temps en comblant visiblement
rides et ridules, dont l’apparition coïncide d’ailleurs avec la
diminution de son taux dans l’organisme. Après 2 ou 3 mois de cure,
la peau devient plus ferme, plus souple et plus lisse.

Votre conseil :
100 à 120 mg d’acide hyaluronique par jour à prendre au cours d’un
repas et pour un maximum d’efficacité, vous pouvez conseiller en
synergie la prise de :

● Vitamine C, qui entraîne un accroissement de la formation de collagène,
un second effet bénéfique pour la beauté de la peau.

● Deux acides aminés : la L-PROLINE le matin et la L-LYSINE le soir,
toujours à jeun,

● Un complexe d’ACIDES GRAS ESSENTIELS apportant des oméga-
3-6-9, de préférence le midi et le soir.

Une action au niveau des cartilages

L’acide hyaluronique est une protéine de base du cartilage et du
liquide synovial, le liquide articulaire qui permet la lubrification des
articulations.
Allié au collagène et au sulfate de chondroïtine, l’acide hyaluronique
fournit aux articulations des éléments nutritifs essentiels à leur
régénération et à leur lubrification. D’ailleurs son efficacité a d’abord
été mesurée dans les années soixante sur des chevaux de courses
présentant des arthropathies survenues suites à des chocs. Ce n’est
que 15 ans plus tard que des injections au niveau des genoux ont
pu soulager les premiers humains.

Votre conseil :
en complément alimentaire, l’acide hyaluronique
est donc à recommander seul ou en complément d’autres substances
spécifiques des articulations comme le sulfate de chondroïtine
et la glucosamine.

Un petit plus pour le confort ophtalmique

La prise d’acide hyaluronique permettrait également d’améliorer le
bien-être oculaire en diminuant la sécheresse. Il a d’ailleurs été utilisé
il y a une quarantaine d’années pour améliorer la viscoélasticité
dans les suites de chirurgie de la cataracte.


100 % végétal ou crête de coq ?
Les premiers compléments à base d’acide hyaluronique
sont issus de crête de coq. D’une très bonne assimilation,
ils posent toutefois le problème éthique et écologique
d’une telle origine. Les « deuxièmes générations » sont
issues des Biotechnologies, c’est-à-dire provenant de
techniques qui utilisent des micro-organismes vivants
(bactéries ou levures) pour fabriquer naturellement des
composés. Ce procédé écologique, sans aucun recours
aux animaux repose sur la fermentation naturelle de
bactéries lactiques, en particulier la bactérie Streptococus
zooepidemicus, sur des substrats végétaux. Ce
type de procédé garantit un complément alimentaire
présentant un haut degré de pureté et certifié sans
aucun résidu de solvant. De faible poids moléculaire, il
est donc parfaitement bien assimilé par voie interne.