NUMERO : Mai – Juin 2015

L’ail des ours et l’ortie

L’AIL DES OURS (Allium ursinum)

L’ail des ours, dénommé ainsi car consommé par les ours à la sortie de l’hiver, est une plante médicinale très ancienne, connue des Celtes et des Germains. On l’appelle le « thériaque de paysans », c’est-àdire LE médicament (utilisé comme une panacée). Largement utilisés dans l’histoire, son bulbe et ses feuilles sont consommés comme légume ou condiment. Ses principes actifs sont identiques à ceux de l’ail commun, en concentration plus élevée. Avant sa floraison, on peut le confondre avec le colchique d’automne ou le muguet.

 

Composition

● HE sulfurée,

● Sulfure de vinyle,

● Sels,

● Aldéhyde,

● Vitamine C.

 

Qualités alimentaires et vertus thérapeutiques

● Dépuratif, stimulant circulatoire

● Rubéfiant, hypotenseur.

● Antiseptique, antifongique, anthelminthique.

● Désinfectant de l’atmosphère intérieure d’habitation.

● Hypoglycémiant, hypolipémiant.

● Désinfectant cutané (usage externe).

 

États et troubles de santé pouvant en bénéficier

● Artériosclérose (préventif).

● Diarrhées chroniques et aigües, colique.

● Constipations dues à des crampes internes.

● Ballonnements intestinaux, douleurs stomacales.

● Arthrite, rhumatismes.

● État grippal, asthme, bronchite, emphysème

● Pression artérielle élevée.

● Ascaris (infusion de la plante entière).

 

Utilisations culinaires ou médicinales

● Cru ou cuit, comme légume ou condiment, en salade ou tartinades,

● Sous forme de pesto ou soupe (les feuilles).

● En tisanes, teintures, sirops, jus.…

 

Précautions — Contre-indications

● En cas de forte irritation gastrique, intestinale ou urinaire.

● Grossesse et allaitement.

● Lors de consommation de préparations conditionnées et standardisées, respecter les dosages indiqués sur les emballages.

LES ORTIES  GRANDE ORTIE : Urtica dioica

ET PETITE ORTIE : U. urens
Plante piquante originaire d’Eurasie et de mauvaise réputation. L’ortie est une plante comestible très bénéfique.

Qualités alimentaires et vertus thérapeutiques

● Richesse protéique,

● Alcalinisante, antianémique : riche en fer, calcium, potassium, magnésium, silice.

● Régénératrice cellulaire (chlorophylle, caroténoïdes),

● Vitamines A, B2, B5, C et K.

● Dépurative des voies pulmonaires, digestives et urinaires.

● Antiseptique, antirhumatismale, anti-inflammatoire.

● Hémostatique, tonique.

 

États et troubles de santé pouvant en bénéficier

● États infectieux de la bouche (gargarisme).

● Déprime, épuisement chronique.

● Déminéralisation.

● Acné, eczéma.

● Ongles cassants, chute des cheveux (shampooings).

● Allaitement (galactogène).

● Rhumatisme (flagellation rythmée ou en cataplasme),

● Fibromyalgie.

● Ostéoporose, goutte, calculs rénaux

● Paralysie (flagellation rythmée).

● Hémorragies internes, crachement de sang, hémorroïdes saignantes, règles abondantes,

● Mémoire (friction avec macérât de feuilles dans de l’huile d’olive).

● Plaies ulcéreuses, gangreneuses (cataplasmes).

 

Modes de consommation

● Cure dépurative du printemps (jeunes pousses en soupe ou en purée) pour régénérer l’organisme.

● Se consomme comme l’épinard ou le tétragone qu’il peut remplacer dans de nombreuses recettes traditionnelles. On emploie en soupe les feuilles plus dures, avec des pommes de terre, du chou ou des légumineuses (perdent leur piquant irritant dès qu’elles sont ébouillantées.)

● Accompagne riz, oeufs (omelette), excellente dans lasagnes, quiches, recettes de pâtes.

● Tartinades d’ortie et même pain d’ortie.. Conservation

● Récolte avant que les tiges ne durcissent. Se conserve quelques jours au réfrigérateur ou séchée à l’ombre.

Jean-Claude Rodet