NUMERO : Mars-Avril 2014

L’aromathérapie une relation forte et subtile avec les plantes médicinales

Produits naturels d’une merveilleuse chimie de la vie, les essences sont redécouvertes et appliquées pour offrir généreusement à l’homme les richesses de la Nature pour soigner, restaurer ou conserver la santé.

Elles sont extraites à partir des fleurs, des feuilles, des tiges, des écorces, des graines des plantes, par distillation.

Les H.E. sont très volatiles, solubles dans l’alcool, l’éther, les huiles fixes, mais insolubles dans l’eau.

Pour les utiliser, il faut soit les diluer dans une solution alcoolique, soit dans une teinture, soit dans une huile alimentaire (germe de blé, amande douce, huile d’olive par exemple).

Pour les conserver, il faut les maintenir à l’abri de la lumière (récipient teinté ne laissant pas passer la lumière et à l’abri de l’air. Les huiles essentielles étant des substances thérapeutiques très actives, leur emploi nécessite une formation professionnelle de haut niveau.

C’est là un gage de réussite et d’efficacité pour le thérapeute et, en même temps, de sécurité pour la santé du public.

 

Les pionniers de l’aromatherapie :

Théophraste (327-287 av J.-C.), successeur d’Aristote, a écrit un « Traité des odeurs » Pline l’Ancien (23-79 ap J.-C.), dans le livre XIII de son Histoire Naturelle, traite des arbres et des végétaux producteurs d’essences.

On dit que c’est Avicenne (980-1037), médecin iranien, précurseur des thérapies alternatives modernes, qui a produit la première H.E. pure.

Il faudrait aussi parler de l’utilisation des HE pour l’embaûmement en Égypte, etc…

mais on peut retenir, plus près de nous :

1887, M. Chamberland : Travaux sur les propriétés antiseptiques des H.E.

1926, René Maurice Gattefosse (Lyon) : naissance du terme « Aromathérapie »

1928, Dr Louis Sévelinge (Fondateur de Phytaroma)

Travaux sur le pouvoir antiseptique de l’essence de menthe, dans le laboratoire de bactériologie du Pr. Rochaix à Lyon

1963, Pr. Joubert (École vétérinaire de Lyon), Pouvoir bactériostatique des essences pures

1964, Dr Jean Valnet , Publication de « L’Aromathérapie »

Principales découvertes des propriétes des essences (Europe)

 

1964, Laboratoires Phytaroma

Création des aérosols aromatiques modernes

1965, Jean-Paul Llopart (Laboratoires Phyt’s Aromatic) Concept de « l’esthétique aromatique »

 

Localisation des H.E. dans les tissus des plantes

Les H.E. se retrouvent concentrées dans certaines parties spécifiques des plantes :

● Cellules isolées indifférenciées (lauracées)

● Cellules épidermiques (pétales de roses, de violette)

● Organes sécréteurs :

– Poils épidermiques sécréteurs : l’essence secrétée s’accumule entre la paroi cellulosique et la cuticule qui se décolle de celle-ci (lavande, mélisse)

– L’essence s’accumule dans la ou les cellules terminales d’un poil glandulaire (citronnelles).

● Extracellulaires : poches, canaux…

● Poches formées par écartement des cellules sécrétrices : myrtacées

● Poches formées par lyse (destruction d’éléments organiques sous l’action d’agents physiques ou biologiques des cellules sécrétrices.

● Poche de formation mixte : rutacées (schizolysigènes)

 

Précautions d’emploi des H.E.

● Ne jamais injecter d’H.E. par voie intraveineuse ou intramusculaire,

● Utiliser des H.E. de haute qualité (100 % pures et naturelles),

● Ne pas laisser les flacons à portée des enfants,

● Les personnes sujettes à allergie devront prendre la précaution préliminaire d’un test allergique aux H.E.

● Les yeux, le nez, le conduit auditif, les zones ano-génitales ne ne doivent jamais être l’objet d’application d’H.E. pures.

● En cas d’absorption ou d’instillation accidentelle, ingérer ou appliquer une huile grasse pour diluer l’H.E. (olive, tournesol, …),

● L’H.E. de menthe poivrée ne s’applique jamais sur une surface cutanée étendue en raison de la réaction glacée qu’elle provoque. Cette même H.E. sera strictement écartée pour les femmes enceintes et les nourrissons et enfants de moins de 36 mois.

● Après avoir manipulé des H.E., se laver les mains avec du savon et ne pas se frotter les yeux (irritation inconfortable et douloureuse sur les zones présentant une muqueuse).

 

Les huiles essentielles du bien-être

Appliquées sur la peau, les H.E. pénètrent dans l’organisme en quelques instants. Véhiculées par le sang, elles irriguent tous nos tissus. Il importe donc d’utiliser des H.E. pures, de provenance bio et sécuritaire (c’est-à-dire sans effet caustique sur la peau).

Les H.E. peuvent être utilisées localement en friction sur les zones douloureuses, sur les zones de passage veineux du coude ou du poignet, sur des points de réflexologie, sur des centres énergétiques (chakras) ou encore en massage ou en bain.

Il est recommandé de demander le conseil avisé d’un professionnel de la santé. Il est suggéré de diluer les huiles essentielles dans des huiles végétales grasses comme l’huile d’amande douce, de noyaux d’abricot, d’olive, de jojoba, d’argan…

 

L’aérosol-thérapie écologique

Il y a plus de 2000 ans, avant que le pouvoir antiseptique des H.E. de plantes soit mis en évidence, Hippocrate, père de la médecine occidentale, luttait avec succès contre les épidémies de peste en utilisant des fumigations aromatiques dans la ville d’Athènes.

Aujourd’hui la technologie a développé un nouveau moyen plus rationnel que la vieille méthode des fumigations : les aérosols.

Les aérosols écologiques, réalisés à partir d’un brumisateur permettent de retrouver, chez soi, l’air pur, sain et embaûmé de la campagne. Un fin brouillard ionisé

 

d’H.E. végétales aromatiques naturelles* est propulsé sans échauffement excessif (la chaleur peut oxyder les arômes), à sec (l’excès d’humidité désionise l’air) et à partir de l’air ambiant : il s’agit de la solution idéale pour une désodorisation désinfectante des lieux de vie ou de travail du monde moderne.

Les aérosols écologiques balsamiques apportent à volonté les charmes et les vertus de la Nature. Leur respiration est un transfert d’énergie. Les cellules se revitalisent, les humeurs se purifient car les toxines métaboliques sont lysées et rejetées par les émonctoires qui s’ouvrent.

La flore microbienne dangereuse est détruite, les processus dégénératifs sont freinés.

(* En aérosol, les H.E. sont dispersées sous forme de brouillard dont les particules extrêmement fines sont de dimensions comprises entre 0,5 et 5 μ, soit environ 3 milliards de particules par m3 d’air.). Les applications des aérosols sont multiples : pour désinfecter, désodoriser, dépolluer, vitaliser les lieux publics et privés, qu’il s’agisse par exemple de salles d’attente, chambres d’enfants ou de malades, maternités, salons de coiffure et d’esthétique, salle de culture physique, de yoga, de relaxation, pièces enfumées, cuisines, toilettes, chambres d’hôtel, magasins de produits bio,… tous les locaux où passe et/ou séjourne le public.

Le bien-être est immédiat aussi bien chez le fatigué, l’affaibli, le déprimé, le nerveux, l’essoufflé, le fébrile, l’enfant ou la personne âgée.

 

Pouvoir antiseptique des H.E.

L’aérosol a été contrôlé par le laboratoire de Toxicologie de Paris (prof. Griffon) :

 

Pendant les 24 h qui précèdent l’aérosolisation,

il y avait dans l’air :

Flore totale : 540 Moisissures : 44 Staphylocoques : 27

30 minutes après la séance d’aérosol :

Flore totale : 31 Moisissures : 7 Staphylocoques : 0

60 minutes après :

Flore totale : 13 Moisissures : 3 Staphylocoques : 0

soit une réduction de :

Flore totale : 97,5 % Moisissures : 93,1 % Staphylocoques : 100 %

 

L’aromatogramme, une technique moderne d’évaluation

Cette technique consiste à tester l’activité de diverses H.E. sur des germes microbiens prélevés chez le malade.

On prélève quelques germes de pus, d’urines, de crachats, qui sont mis en culture dans une boîte de Pétri.

On présente successivement différentes H.E. sur la nourriture des germes mis en culture.

On observe l’action spécifique de chaque H.E. mise en contact avec le germe et on relève le résultat obtenu.

Ainsi on peut définir les H.E. spécifiques à choisir par rapport aux différents germes en cause.

Les aromatogrammes ont permis de constater que de nombreuses H.E. sont dotées d’un pouvoir antiseptique (thym, cannelle, origan,

H.E. à la rescousse des hôpitaux…

Des microbiologistes de l’Université de Manchester ont peut-être trouvé une façon simple et efficace de contrer les bactéries responsables des infections contractées dans les hôpitaux : l’utilisation des huiles essentielles… ayant testé l’effet de ces H.E. sur les bactéries à la source des infections nosocomiales à l’hôpital de Wythenshawe, ils ont observé une diminution de 90 % des bactéries dans l’air et une réduction du nombre d’infections.

Selon Monique Lacroix de l’Institut Armand-Frappier au Canada, le thym, l’origan, la moutarde et la cannelle seraient parmi les arômes les plus prometteurs.

(in Passeportsanté.net – Juillet 2007)

 

sarriette,…) avec souvent une spécificité : santal et genièvre par exemple pour les infections génito-urinaires, eucalyptus pour la sphère O.R.L., lavande pour les affections cutanées, etc.

 

Jean Claude Rodet

 

Nutrithérapie : choisir nos aliments pour prévenir et guérir nos maux

De Jean-Claude Rodet – Édition Médicis

Selon l’enseignement d’Hippocrate, les propriétés thérapeutiques des aliments offrent le lien entre la médecine et la cuisine. il ne faut pas confondre nutrition, diététique et nutrithérapie. cette dernière propose une information sur la qualité biologique des aliments, la relation entre l’agriculture et la santé et surtout les propriétés thérapeutiques des aliments.

 

LES POINTS FORTS

En choisissant nos aliments, il est possible d’atténuer ou parfois même de faire disparaître les allergies, améliorer sa mémoire, ne plus souffrir d’infections urinaires, retrouver une santé cardiaque normale.

La composition de l’assiette est un facteur essentiel de notre équilibre physique, psychique et émotionnel.

 

POUR QUI ?

Pour tous ceux qui veulent préserver leur santé.

 

L’AUTEUR – éminent scientifique au service de la planète, Jean-Claude Rodet a dirigé des travaux de recherches avantgardistes dans les domaines de l’agronomie, l’écologie et la nutrition. Promoteur d’une nouvelle vision de la santé, il prône l’interdisciplinarité et tisse des liens entre les connaissances ancestrales et les découvertes scientifiques modernes