NUMERO : Jan-Fev 2013 – BL 44

L’huile de krill… le complément que l’on s’arrache aux USA !

 

Krill en norvégien signifie « nourriture de baleine », même si les manchots, les phoques, les oiseaux marins et les saumons en consomment également. En effet, si ces derniers ont parfois une si belle couleur de chair c’est parce qu’ils se nourrissent de krill, ces crevettes de quelques centimètres qui flottent avec le plancton et le zooplancton et possèdent eux-mêmes des pigments de couleur orangée.

Comment est-elle obtenue ?

Généralement, l’huile de Krill de l’Antarctique, Euphausia superba, est produit à partir de krills surgelés, broyés et soumis à une extraction. Les protéines et les morceaux de krills sont éliminés de l’extrait lipidique par filtrages plus ou moins poussés permettant de garantir une huile sans résidus de dioxines ni métaux lourds. N’hésitez pas à demander des garanties à vos fournisseurs.

De quoi est-elle composée ?

L’huile de krill est essentiellement constituée de lipides et, comme toute huile sa valeur calorique avoisine les 9 calories par gramme. Toutefois sa composition fait vite oublier son apport calorique puisque les acides gras qui la composent sont avant tout des acides gras polyinsaturés, un peu à l’image des huiles de poissons classiques que vous avez en rayon.

Comme vous pouvez le constater dans le tableau, l’huile de krill est source d’EPA et de DHA. 100 grammes d’huile de krill apportent environ 150 mg d’EPA et 90 mg de DHA, et participent ainsi aux recommandations nutritionnelles internationales pour l’EPA et le DHA qui varient de 200 mg à 500 mg/j pour la somme des deux acides gras.

Toutefois, ce qui la différencie des huiles de poissons classiques est l’apport en antioxydants et en phospholipides, beaucoup plus élevés dans le krill que dans le poisson. Ils rendent l’huile plus stable et améliorent la biodisponibilité des acides gras puisque ce sont surtout les phospholipides qui assurent leur transport vers leurs cibles, les membranes cellulaires.

La valeur ORAC de l’huile de Krill est de 378 unités par gramme, soit approximativement celle du kiwi. Le principal antioxydant présent est l’astaxanthine (1.5mg/g), un composé de la famille des caroténoïdes. L’astaxanthine est un antioxydant spécifique de la vision et de la peau soumis aux radiations UV du soleil. Elle est aussi couramment recommandée en cas de fatigue oculaire ou encore de DMLA puisqu’elle augmente le flux sanguin dans la rétine et protège les tissus du cristallin contre les effets néfastes des radicaux libres.

Pourquoi la recommander ?

Pour son action sur l’inflammation chronique L’inflammation chronique fait le lit des maladies dites de civilisation  : maladies cardiovasculaires, arthrites… Selon plusieurs études, la prise d’huile de krill permet de diminuer l’inflammation au niveau du coeur et du système vasculaire.
Lors de l’évaluation des allégations de santé, l’EFSA l’a même reconnue comme une substance protectrice du risque cardiovasculaire.

Elle s’avère donc utile après un infarctus du myocarde ou simplement pour prévenir les risques cardiovasculaires liés à l’inflammation chronique.

Le deuxième volet d’une inflammation qui dure dans le temps est son impact direct sur les articulations, et en particulier sur les symptômes de l’arthrite et de la polyarthrite rhumatoïde.
La prise de Krill pendant un mois permet de réduire de 30 % les taux de C-réactive Protéine, un marqueur physiologique des processus inflammatoires et surtout de diminuer la douleur et la raideur au niveau des articulations arthrosiques.
Hypertriglycéridémie et hypercholestérolémie
Selon les résultats d’une étude, l’huile de krill aurait la capacité de supprimer chez les rats la stéatose (l’engraissement du foie) induite par un excès de consommation de mauvaises graisses. De plus, selon les autres recherches effectuées dans ce domaine, sa consommation pendant trois mois permet de diminuer de façon significative les taux de cholestérol (moins 18 %) et de triglycérides sanguins (moins 27 %) à raison de 2 à 3 grammes par jour. Ces résultats démontrent clairement les effets bénéfiques de l’huile de krill sur l’accumulation de graisses dans l’organisme.
Syndrome prémenstruel

Au cours d’un essai, réalisé sur 70 femmes au Québec, les chercheurs ont constaté que l’utilisation quotidienne d’huile de Krill à raison de 2 grammes par jour avait notablement amélioré les symptômes prémenstruels ainsi que les douleurs pendant les règles.

Quel dosage ?

La majorité des fournisseurs vous propose le krill sous forme de capsules huileuses dosées à 500 mg. Le mode d’utilisation classiquement recommandé est de 1 à 2 capsules par jour, pendant le déjeuner et/ou le diner en plein milieu du repas.

Quelles contre-indications ?

Comme les huiles de poissons, celle de Krill doit être recommandée avec vigilance à tous vos clients sous anticoagulants, à ceux qui saignent facilement du nez et à ceux qui prennent déjà du Ginkgo. De même, elle est déconseillée à ceux qui souffrent d’allergies aux poissons et aux produits de la mer.