NUMERO : Janvier-Février 2015

La longue marche vers sa reconnaissance…

L’action syndicale

A l’issue de leur Congrès, les syndicats départementaux avaient reçu pour mission de faire connaître cette résolution importante  aux pouvoirs publics ; c’est ainsi que la plupart de ces syndicats ont obtenu une entrevue avec le préfet de leur département. Des échanges de vues se sont instaurés à cette occasion et l’on peut en déduire que les réalisations des agrobiologistes sont de moins en moins méconnues.

Une reconnaissance du sérieux de leur travail est maintenant une réalité de la part d’un bon nombre de personnalités officielles ; si cela est de bonne augure pour les agrobiologistes, il n’en est pas moins vrai que nous devons tous avoir présent à l’esprit la nécessité de renforcer notre appareil syndical afin de mieux faire face aux multiples tâches qui nous attendent.

Dans cette perspective, la Fédération Nationale et les syndicats départementaux d’agrobiologistes vont, dans un avenir très proche, prendre des initiatives nouvelles en vue de renforcer la certification des produits de qualité biologique, travail qui, jusqu’à maintenant, était essentiellement assuré par la Sté S.D.P. Lemaire. Des dispositions importantes dans ce domaine vont être prises lors de la prochaine réunion qui va rassembler le 4 mars à Issy-les-Moulineaux, l’ensemble des responsables des syndicats départementaux d’agrobiologistes.

Le professeur Keilling prend position en faveur de l’agriculture biologique.

Tel est le titre d’un article paru sous la signature de M. J. Hainaux dans la « Nouvelle République du Centre-Ouest ».

Sa position officielle donne à l’opinion qu’il émet sur la culture biologique une valeur que les adversaires de cette dernière seront bien obligés d’admettre : « Toute l’agriculture biologique est basée sur le compostage et la réhabilitation du fumier. C’est pourquoi je l’appellerais « agriculture fermentaire ». Toutes les études faites aboutissent à cette constatation scientifiquement démontrable que la fumure organique apporte des vitamines dans le sol (facteurs de croissance), que ce dernier est un organisme vivant et que maintenir le sol en vie en le ménageant, c’est la clé de la survie d’une nation. Le problème du sol, c’est le problème de l’humus ». Et le professeur Keilling conclut : « Pour comprendre cela, il faut avoir fait des études approfondies, ou bien…être paysan »

 

Et, Monsieur Hainaux d’ajouter : « Cette dernière affirmation nous rappelle tout simplement que les paysans sans connaissances scientifiques formelles, mais par intuition ont, pendant des siècles ménagé le sol par l’utilisation régulière de la fumure organique.

C’est pourquoi, cette agriculture nouvelle et pourtant très ancienne qui apparaît maintenant comme la seule alternative à la crise actuelle, je ne l’appellerai pas biologique, ni même fermentaire, mais tout simplement agricole. L’agriculture agricole, substituée à l’agriculture industrielle mourant de ses propres excès, après avoir sévi moins d’un demi-siècle, voilà le grand espoir suscité par la crise du pétrole ».

Si ces deux épisodes ont contribué en leur temps à la future reconnaissance de l’agriculture biologique en France, on ne doit pas oublier que, sans les résultats agronomiques obtenus sur le terrain pour les étayer, rien n’aurait été possible.

 

Jean-François Lemaire