NUMERO : Septembre – Octobre 2015

La maca et la griffe du chat

LA MACA  (Lepidium meyenii – L. peruvianum)

Plante à racine pivotante de la famille des Brassicaceae, la maca est connue depuis le néolithique dans les Hautes Andes péruviennes où elle est cultivée jusqu’à 4000 m pour ses vertus médicinales par les autochtones. C’est une des rares plantes à survivre dans les conditions extrêmes : soleil implacable et températures élevées le jour, froid intense et gel la nuit. Connue des colons espagnols dès le 16ème siècle, elle était inconnue hors de l’Amérique Latine.

C’est seulement en 1990, lors de la mention de ses vertus stimulantes par le Président péruvien en visite au Japon qu’elle est revenue à l’honneur et a fait l’objet de recherches. Aujourd’hui, elle est cultivée comme aliment tonique et adaptogène et exportée dans le monde entier.
 

Qualités et vertus thérapeutiques

Connu comme «Ginseng péruvien» et dernièrement comme "Viagra péruvien", riche en Ca et K, pauvre en Na, le tubercule contient les oligo-éléments essentiels   : Fe, I, Cu, Mn, Zn, Se, Mg ainsi que des acides gras   : acides alpha linolénique, palmitique, oléique et 19 acides aminés.
États et troubles de santé pouvant en bénéficier

● Infécondité masculine et féminine

● Perte de libido, troubles de l’érection, éjaculation précoce

● Fatigue physique

● Vieillissement prématuré

● Perturbation du sommeil

● Manque de concentration
 

Utilisations culinaires

● Au Pérou, utilisé cru, cuit ou séché, le tubercule sert à la confection de gâteaux et boissons.

● Utilisé en compétitions sportives et par les randonneurs ou pélerins pour son effet positif sur l’endurance.

● Dans les smoothies, boissons, desserts, compotes… 

● Prendre 2 à 3 g / jour , 3 semaines par mois (éviter une stimulation phytohormonale permanente)

La griffe du chat  (Uncaria tomentosa – U. guianensis)

Parfois appelée "Liane ou Vigne du Pérou", cette plante grimpante des forêts humides de l’Amazonie appartient à la famille des rubiacées et croît sur des arbres de 20 à 30 m de haut. La plante est munie d’épines recourbées qui lui ont donné son appellation de "griffe du chat".

Les autochtones la considèrent comme une plante sacrée et lui attribuent des vertus médicinales pour soigner autant le corps que l’esprit.
 

Qualités et vertus thérapeutiques

Elle possède :

● Des alcaloïdes

● Des oxindoles pentacycliques

● D’autres substances capables de stimuler le système immunitaire

Excellent fortifiant de la fonction hépatique, la plante est reconnue pour soulager les douleurs inflammatoires, les infections fongiques et virales, différents troubles gastriques et intestinaux ou encore la faiblesse immunitaire.
 

États et troubles de santé pouvant en bénéficier

● Douleurs rhumatismales, bursite, enflures ou raideurs des articulations

● Maladies fongiques (candidose)

● Douleurs gastro-intestinales (maladie de Crohn, syndrôme du côlon irritable)

● États tumoraux et pathologies cancéreuse

● Maladies virales (herpès)

● Plaies profondes de cicatrisation difficile.
 

Utilisations

● En cosmétique : propriétés amincissantes
Dosages traditionnels (si trop élevés, risque de diarrhée) :

● Décoction (très amère) : bouillir durant 10 min. 5 à 20 g d’écorce/250 mL d’eau, filtrer. Diluer et absorber 3 tasses/j

● Teinture : 1 à 2 mL de TM diluée dans l’eau, 2-3 fois/j

● Extraits standardisés contenant 3 % d’alcaloïdes et 1,3 % d’oxindole pentacycliques/dose.

 

Contre-indications :

● Déconseillée lors de la prise de médicaments immunodépresseurs prescrits aux greffés ou aux personnes atteintes d’une maladie autoimmune.

●  Éviter la griffe du chat en cas de grossesse ou d’allaitement.

Jean-Claude Rodet