NUMERO : sept -oct 2011

Le romarin qui vous veut du bien…

 

 

Un peu d’histoire

Au XIIIe siècle le romarin était déjà utilisé pour traiter la jaunisse et au XVIe siècle, il était recommandé à tous les convalescents et surtout à ceux qui digéraient mal et qui souffraient de spasmes divers (asthme, vomissement, coqueluche etc.). Aujourd’hui on l’emploie toujours comme condiment mais beaucoup moins pour ses indications médicinales alors que, comme toutes les lamiacées, ses feuilles renferment une huile essentielle qui lui confère d’importantes propriétés sur le système digestif et en particulier sur les ballonnements, les douleurs et les spasmes abdominaux et bien d’autres vertus au niveau de la sphère ORL.

Quelles sont ses propriétés en interne ?

Il diminue les douleurs abdominales
Comme le romarin améliore de façon très positive les fermentations intestinales et qu’il calme les spasmes intestinaux, il est tout à fait indiqué en cas de colite chez l’adulte mais également chez le nourrisson sous forme d’infusion en association avec le fenouil ou conseillé directement aux femmes allaitantes. Il peut être parfaitement préconisé en plus du charbon végétal et de l’argile verte en cas de ballonnements et de gaz intestinaux. Si vos clients se plaignent aussi souvent de crampes à l’estomac, le romarin est tout à fait recommandé pour diminuer les spasmes.
Il possède une action au niveau du foie et de la vésicule biliaire
Le romarin est à la fois cholagogue et cholérétique. Il stimule donc le fonctionnement de la vésicule biliaire en activant la sécrétion de bile et en accélérant son élimination. Il est donc parfaitement conseillé en cas d’inflammation chronique de la vésicule mais plus communément en cas de digestions difficiles des graisses, accompagnées de somnolence et de lourdeur après les repas. C’est également l’allié des foies « fatigués » et il est donc parfaitement conseillé en cas d’insuffisance hépatique.

Il améliore certains troubles respiratoires De par son effet relaxant sur les muscles lisses du système respiratoire, il peut être d’une grande aide pour les asthmatiques ou en cas de quinte de toux. Son huile essentielle, grâce à sa puissante action antiseptique, permet de compléter les traitements déjà mis en place lors des bronchites et des infections de la sphère ORL (sinusites, maux de gorge, otites) accompagnés de maux de tête.

Il a également une action diurétique
C’est sa richesse en composés phénoliques, et plus particulièrement en flavonoïdes (diosmétine, genkwanine), qui en fait une très bonne plante anti-oedèmes à recommander en cas de troubles de l’élimination.

Comment conseiller la plante séchée et l’huile essentielle en usage interne ?

Sous forme d’infusion, il faut compter 13 grammes de romarin séché pour un litre d’eau bouillante. Classiquement une cuillère à café par tasse suffit. Le temps d’infusion est en général d’une dizaine de minutes. Cette infusion filtrée, pourra également être adoucie avec une petite cuillère de miel contenant une goutte d’huile essentielle de romarin et être consommée 3 fois par jour après les repas. L’huile essentielle de romarin pourra aussi être intégrée facilement aux vinaigrettes à raison de 5 gouttes pour 150 ml d’huile d’olive pression à froid pour assaisonner les crudités ou encore le riz.

Pourquoi conseiller l’huile essentielle en externe ?

En utilisation externe, l’huile essentielle va permettre :
● De soulager les rhumatismes et les douleurs musculaires. Dans ce cas, utilisez plutôt en massage externe l’huile essentielle de romarin en vous basant sur une goutte d’huile essentielle pour 100 ml d’huile d’olive ou d’amande douce. Elle peut également être mélangée à une base spéciale « bain » pour détendre les muscles et agir sur toutes les articulations douloureuses.
● D’avoir une action stimulante et tonifiante générale surtout en période de convalescence et de fatigue physique, morale et intellectuelle. Dans ce cas préférez la diffusion de cette huile dans un diffuseur en première partie de journée pour réveiller tous les sens.
● De dégager les voies respiratoires en cas de rhinites et sinusites si l’huile essentielle est utilisée dans un inhalateur ou en massage au niveau de la poitrine et du dos en association avec l’HE d’eucalyptus en cas de bronchites.

Les conseils BIOlinéaires :
Trois huiles essentielles de romarin coexistent. Il s’agit :
● du romarin à cinéole que vous conseillerez principalement en cas de refroidissement pour ses propriétés fongicides, antibactériennes et expectorantes,
● du romarin à verbénone que vous utiliserez pour ses propriétés hépatiques et digestives
● du romarin à camphre qui agit sur le système neuromusculaire. Dans tous les cas, il est impératif de conseiller par voie interne un maximum de 15 gouttes par jour.