NUMERO : Janvier-Février 2015

Marché et prix du vin bio

État des lieux de la production

● Les surfaces viticoles bio ont triplé en 5 ans

● 64 610 ha de vignes conduits en bio (8,2 % du vignoble national)

● 99 % du vignoble bio sont consacrés au raisin de cuve

● 4 916 exploitations dont 4 577 pour la production de raisin de cuve

● 24 % du vignoble conduit en bio est en conversion en 2013

● 197 caves coopératives produisent du vin bio (contre 70 en 2009) dont 8 exclusivement bio

● 2/3 des volumes des vins bio sont en Appellation d’Origine Protégée (AOP) et 28 % en Identification Géographique Protégée (IGP)

États des lieux du marché et de la consommation

● 60 % des vins bio sont vendus en France et 40 % à l’export.

● La moitié des volumes commercialisés par les coopératives viticoles vont vers le négoce

● Valeur des achats par les ménages pour la consommation à domicile en France : 503 M€

 

● Un consommateur de vin sur 3 achète du vin bio

Critères d’achat* :

1-Origine 57 % (63 % en conventionnel)

2-Respect de l’environnement 43 %

3-Notoriété AOC 37 % (identique au conventionnel)

En conventionnel 2ème critère le prix 50 % (30 % en bio)

*source IPSOS Sud Vin Bio – source Agence Bio/AND-I

Quelques explications sur le surcoût du vin bio

Depuis toujours, tous les sondages montrent que le prix reste un élément déterminant dans l’acte d’achat d’un produit bio. En effet, selon le baromètre de l’Agence Bio, le principal frein à l’achat est le prix pour 78 % des consommateurs.
Même si de nombreuses thèses ont été mises en avant sur la production bio en général pour expliquer en partie le pourquoi du phénomène, peu voire aucune étude ont démontré dans le détail les différentes sources de surcoûts dans la viticulture bio. Ci-après quelques arguments pour expliquer les différences de prix entre bio et conventionnel.
Une main d’œuvre plus importante
Selon le rapport sur le recensement agricole de 2010, les exploitations viticoles bio auraient en moyenne près du double d’Unité de Travail Annuel (UTA) par rapport au conventionnel : 3,6 UTA contre 1,7. C’est dans la viticulture bio où la différence entre bio et conventionnel est la plus marquée en moyenne. Les facteurs d’explication sont :
● Vendange manuelle plus courante en bio
● Vinification en cave particulière plus courante
● Superficie de vigne moyenne plus importante dans les exploitations bio (13ha en bio contre 9ha)

Produire bio coûte plus cher, surtout avec des rendements plus faibles

Le Syndicat des Vignerons Bio d’Aquitaine (SVBA) a présenté dernièrement une étude sur la variation du coût du vin au tonneau en fonction du rendement. On constate qu’en bio et ce en raison de rendements généralement plus faibles, que les coûts sont plus élevés. Selon les rendements, les écarts peuvent être très significatifs : d’une perte de 58 % pour un rendement de 15 hl/ha à un gain de 34,5 % pour un rendement de 55 hl/ha.
 

Source : www.vigneronsbio-aquitaine.org