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TRIBALLAT NOYAL : Une entreprise familiale dans la bio depuis plus de 40 ans !

Triballat Noyal est une entreprise résolument tournée vers l’avenir, mais qui n’oublie pas ses racines.
En mariant tradition et innovation, et en se fondant sur le socle des valeurs familiales qui constituent son ADN, Triballat Noyal s’est construit une place respectée sur le marché de la Bio. Depuis ses origines, c’est grâce à cette stratégie, bâtie sur le bon sens, la proximité avec le monde agricole et sur la volonté de repenser une agriculture plus respectueuse de l’environnement, que l’entreprise a su devenir un acteur majeur sur son marché.

Un ancrage local qui remonte à 150 ans

Quand on franchit l’entrée de Triballat Noyal à Noyal-sur-Vilaine, la petite ville bretonne qui a donné en partie son nom à l’entreprise, on découvre une maison qui est un témoin direct de l’ancienneté de la société et d’une histoire qu’il est inévitable d’aborder : « C’est ici même qu’a été créée en 1875 la fromagerie Ravalet, alors la première de Bretagne, raconte Olivier Clanchin, président de l’entreprise. En 1951, mes grands-parents Olga et Maxime Triballat l’ont reprise. Mes parents, Jean Clanchin et Françoise Triballat sont ensuite arrivés en 1964 et j’ai moi-même pris la présidence en 2005 ».

Olivier Clanchin, PDG de Triballat, avec ses parents Jean et Françoise Clanchin-Triballat.

Olivier Clanchin représente donc la 3e génération familiale à la tête de Triballat : « Via cette transmission, il y a une logique de continuité, un ancrage qui est pour moi une vraie force, celle d’une vision à long terme, c’est-à-dire un schéma de fonctionnement à l’inverse de l’immédiateté, qui apporte un recul, une retenue, qui permet des innovations et des évolutions, parfois à contre-courant. L’absence d’actionnaires extérieurs stabilise le capital.

Il y a un ADN familial qui porte des valeurs de génération en génération, qui facilite aussi les liens avec nos partenaires. Cela crée un contexte, une dimension humaine et de responsabilité qui nourrit l’entreprise et ses projets ».

Dès le départ, la société  Triballat Noyal s’est développée avec l’idée de marier la  tradition et l’innovation.

Acteur de la naissance de la Bio française

C’est sur ce socle de valeurs fondées sur le respect, l’implication et la solidarité, que Triballat Noyal s’est développée, avec pour mission de « nourrir sainement de la terre à l’assiette » : « Nous fabriquons des produits alimentaires, ce qui signifie qu’ils sont destinés à être ingérés… Ce n’est pas anodin de mettre un produit dans sa bouche ! Nous avons donc une très forte responsabilité et une confiance à mettre en place, sachant que la confiance ne se décrète pas mais se construit, que c’est un fruit que l’on récolte : elle ne peut s’installer que par la proximité et par les échanges ».

Partant de ce principe, et forte de son savoir-faire et de sa légitimité, mais néanmoins confrontée à des acteurs bien plus gros sur son marché, la société Triballat s’est développée dès le départ avec l’idée de marier la tradition et l’innovation. Une idée qui non seulement l’a amenée à être un pionnier de la Bio (la première collecte de lait bio eut lieu en 1975), mais aussi un des acteurs majeurs de sa mise en place, Triballat ayant participé à la création du SETRAB en 1983 puis à la rédaction du premier cahier des charges bio.

Une autre idée forte est celle qui a consisté à investir des créneaux de consommation nouveaux, plutôt que de se lancer sur des marchés existants et souvent très concurrentiels. Une stratégie créative, à la philosophie positive, qui cadre bien avec les valeurs de l’entreprise. Olivier Clanchin donne trois exemples : « La démarche que mes parents ont naturellement portée avec la Bio, à partir de 1975, s’inscrit parfaitement dans cette approche, de même que le végétal à partir de 1986. Et je peux ajouter celle que nous avons entreprise plus récemment avec le chanvre ».

Dans chacun de ces cas, il y a une explication rationnelle, une décision mûrement réfléchie : « Pour la Bio, ce fut notre proximité avec les producteurs et les réseaux qui portaient alors ce mouvement, dont des consommateurs qui étaient des militants cherchant des réponses à leurs questionnements. Nous nous sommes nourris de tout cela. Les produits à base végétale sont eux venus du pari que nous avons fait en pleine crise de la production laitière provoquée par les quotas imposés par l’Europe : chez Triballat, nous estimons que lorsqu’il y a une contrainte, si on l’anticipe, cela peut devenir une opportunité pour l’entreprise.

Outre le fait d’éviter une compétition stérile (notamment sur les prix et les volumes) et celui de renforcer l’attractivité des gammes et donc de renforcer la compétitivité, la stratégie d’investissement sur des marchés nouveaux permet de diversifier l’activité et ainsi d’assurer la pérennité de l’entreprise, en ne dépendant pas d’un seul type de produit ou de tendance.

Des filières issues des meilleurs terroirs

Les filières, sujet récurrent de nos jours, ont toujours été une priorité pour l’entreprise Triballat Noyal, qui a de tout temps développé une logique de proximité avec le souhait d’être au plus proche de l’origine des matières premières. Aujourd’hui, Triballat Noyal a ainsi construit 3 filières laitières (vache, brebis, chèvre), 2 grandes filières végétales (soja et chanvre), et enfin des filières pour les fruits utilisés dans les yaourts.
Pour chacune de ces filières, dans le souci d’avoir la meilleure des qualités, Triballat Noyal va là où se trouve l’environnement, le terroir le plus légitime et le plus adapté : l’unité qui travaille la crème fraîche est en Normandie et pour les produits à base de lait de brebis le site de production est en Lozère : « Pour tenir compte du fait que le lait est quelque chose de vivant, nous avons souhaité que les outils de production soient à proximité des zones de collecte et de transformation de cette matière première », précise Olivier Clanchin. « Concernant le chanvre, nous avons souhaité remettre au goût du jour ce produit, reconnu pour ses qualités nutritionnelles. Il était présent historiquement en Bretagne car sa fibre était autrefois utilisée pour les cordages de bateau. Nous avons travaillé avec des producteurs dans une logique de construction de filière pour redynamiser cette production ». Et pour les fruits, des filières ont été développées en Corrèze (fruits rouges), dans le Roussillon (fruits jaunes) ou encore en Corse (agrumes), les préparations de fruits étant réalisées sur un site dédié, en Haute Savoie.

Une délicieuse recette à base de farce végétale au soja et d’avoine nature Sojade.

Ce faisant, Triballat crée ou maintient de l’emploi et des savoir-faire : au total ce sont 150 producteurs bio qui gravitent dans l’environnement de la société, aidés et accompagnés dans l’évolution de leurs pratiques et pour leurs investissements.

Sojade, Tante Hélène, La Chèvrerie, La Bergerie sont les marques Triballat Noyal exclusives pour le réseau bio.

Une responsabilité sociétale née naturellement

L’approche RSE (responsabilité sociétale des entreprises), elle aussi démarche née il y a quelques années dans l’industrie, s’est également imposée d’elle-même chez Triballat : « Encore aujourd’hui, notre site originel est en pleine ville, à 100 m à peine de l’église. Nous avons toujours vécu dans la collectivité, et cette contrainte d’une usine en plein milieu de la cité, nous a obligés à faire attention à l’environnement, au bruit, au cadre de travail, et nous a naturellement mis dans le schéma de fonctionnement de la responsabilité sociétale de l’entreprise. Un nouvel exemple de notre croyance qu’une contrainte est un axe de travail qui permet de s’améliorer ».

« C’est pour cela que nous nous sommes lancés, à partir de 2013, dans la démarche RSE ISO 26000 qui permet d’avoir un regard extérieur, d’identifier les points forts et les points d’effort. Nous sommes la première entreprise agro-alimentaire dans notre type d’activité à avoir obtenu le niveau ‘‘Excellence’’. Cette démarche ISO 26000 s’associe totalement à notre mission d’entreprise et elle nourrit véritablement le sens du projet de Triballat Noyal. C’est pour nous un axe de développement stratégique fort, qui non seulement implique nos collaborateurs et nos producteurs, mais aussi le réseau bio et les consommateurs. Cela permet de créer des passerelles entre l’ensemble des parties prenantes, dans une logique de partage, d’échanges et d’écoute. La RSE est pour moi une démarche d’ouverture, de proximité et de co-construction, une notion à laquelle je crois beaucoup ».

Avocats du « combat pour »

Cette démarche RSE croise un autre aspect cher aux yeux d’Olivier Clanchin : « Chez Triballat, nous sommes contre les combats contre et pour les combats pour. En clair, quand il y a des choix de société ou technologiques à faire, se limiter uniquement à l’opposition n’a aucun sens et aboutit souvent à un résultat stérile. Le ‘‘combat pour’’ c’est être une force de proposition, c’est construire en n’opposant pas des choix que certains estiment contraires. C’est ce que nous avons toujours fait en mariant tradition et innovation et c’est ce que nous faisons en étant à la fois dans le bio et le conventionnel – avec des produits fondés sur la tradition, l’originalité et répondant à des besoins particuliers – ou en travaillant à la fois l’animal et le végétal. Cela apporte une vraie richesse à notre entreprise ».

L’équipe commerciale/marketing « réseau bio », relais du dynamisme de l’entreprise.

« Ce qui est intéressant dans le ‘‘combat pour’’ c’est qu’on n’est jamais tout seul, conclut Olivier Clanchin. En l’occurrence nous nous retrouvons avec ce qu’a fait le réseau bio français, un réseau exceptionnel à bien des points de vue, dynamique, expert, porté par des combats positifs, proposant de nouveaux modèles de consommation tournés vers l’avenir. C’est pour cela que nous sommes à ses côtés, pour continuer à développer l’esprit du bio dont l’intérêt va bien au delà des seuls produits ».

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