Forte d’un réseau dense de magasins spécialisés et d’une production diversifiée, la Bretagne affiche une consommation bio nettement supérieure à la moyenne française (87 % vs 79 %) selon une enquête d’Interbio Bretagne. De la fréquence d’achat à l’influence du diplôme et du revenu, découvrez les chiffres clés d’une consommation bretonne portée par un maillage territorial solide et une préférence marquée pour le frais.
Interbio Bretagne a mené une vaste enquête, en avril 2025, pour décrypter les tendances de consommation bio dans la région. Les résultats, dévoilés lors d’un webinaire le 3 décembre dernier, révèlent une dynamique exceptionnelle. L’enquête, réalisée sur 802 consommateurs bretons, a révélé que 87 % d’entre eux (701 cas) consomment des produits bio et 101 personnes n’en consomment jamais. C’est au-dessus de la consommation nationale (79 % de consommateurs bio).
La fréquence de consommation est également plus élevée en Bretagne qu’au national. Plus de 56 % des Bretons disent consommer des produits bio au moins une fois par semaine (dont 16 % de façon quotidienne) alors qu’ils sont 37 % en France (dont 7 % de consommateurs quotidiens).

L’impact du niveau d’études
Des différences dans la fréquence de consommation ont été observées sur plusieurs critères tels que le département et le niveau de diplôme. Il y a un accroissement de la consommation quotidienne avec le niveau de diplôme. Cette dernière est de 11 % pour les diplômés du Bac, de 19 % pour les Bac+2 ou +3 et de 25 % pour les Bac +5.
Cependant, la consommation hebdomadaire est plutôt homogène au sein des niveaux d’études. En revanche, les Bretons qui ne possèdent pas de diplôme consomment tout de même moins fréquemment de produits bio (26 % de façon hebdomadaire et 10 % de façon quotidienne). Le baromètre de l’Agence Bio montrait une augmentation de la consommation hebdomadaire avec le niveau d’étude et moins d’écart sur la consommation quotidienne bien que grandissante également avec le diplôme.
Le panier bio breton
Dans la région, plus des 2/3 des consommateurs bretons disent consacrer une minorité de leurs achats aux produits bio (69 %). La part de bio dans le panier des consommateurs quotidiens est plus élevée chez les Bretons qu’à l’échelle nationale. Le pouvoir d’achat joue fortement sur la proportion de bio dans le panier puisque la part des consommateurs achetant une majorité de leurs achats en bio augmente avec le revenu. Des disparités de consommation sont à nouveau observées selon les départements avec plus de bio dans les paniers des Finistériens.
Les produits les plus consommés
Enfin, les produits les plus consommés en bio en Bretagne sont les fruits et légumes (93 %), les œufs (90 %) et les produits laitiers (84 %). Ces produits sont également les plus consommés sur le territoire national mais dans une moindre mesure (respectivement : 84 %, 60 % et 63 %). Plusieurs facteurs peuvent expliquer ceci notamment le maillage resserré qui est présent en Bretagne. Ainsi, il est possible de consommer des produits bio et locaux en Bretagne grâce à la diversification des productions et le nombre élevé de magasins spécialisés bio (MSB) par rapport au nombre d’habitant. D’autres facteurs tels que l’action politique sont susceptibles de jouer sur cette consommation, il serait intéressant d’avoir une comparaison possible avec les autres régions lors des prochaines années.
La confiance des Bretons vis-à-vis des labels

Pour en savoir plus : Noémie Besserve (filieres@bio-bretagne-ibb.fr) ; Goulven Oillic (goulven.oillic@bio-bretagne-
Méthodologie de l'enquête
Un questionnaire d’enquête, basé sur les questions du baromètre national de l’Agence Bio et sur l’étude menée en Hauts-de-France en 2023, a été transmis à un panel représentatif de la région de 802 personnes. L’objectif de cette étude est de comprendre les tendances de consommation régionales et les connaissances des consommateurs sur les produits bio. L’objectif est aussi de mieux étudier les profils des consommateurs, leurs habitudes, d’analyser les raisons du décrochage de la consommation des produits bio ces dernières années et d’établir des perspectives de consommation Bio.






