NUMERO : N°64 -Mars avril 2016

Actualité cosmétique Mars Avril 2016

Les microbilles de plastique partiellement interdites aux États-Unis

Le sujet des billes de microplastiques avait été évoqué dans cette page d’actualités cosmétiques au mois de novembre dernier, car il constitue pour beaucoup une préoccupation croissante, ainsi que nous l’avions rapporté. Après 6 autres états américains, dont l’Illinois en premier dès 2014, la Californie avait à son tour programmé l’interdiction, à partir du 1er janvier 2020, des produits cosmétiques contenant des microbilles de plastique. Une interdiction d’ailleurs recommandée dans un rapport des Nations Unies publié en juin 2015.

Une étape supplémentaire vient d’être franchie avec l’approbation par le Sénat américain, le 18 décembre dernier, d’un texte interdisant les microbilles de plastique de moins de 5 mm de diamètre dans les produits cosmétiques à rincer (dentifrices inclus), texte devenu loi par une signature du président Obama le 28 décembre. La fabrication des produits en contenant sera interdite à partir du 1er juillet 2017 et leur commercialisation à partir du 1er juillet 2018. Les produits à rincer qui sont classés comme médicaments non soumis à prescription sont également concernés, mais avec des dates d’application (interdiction de la fabrication et de la commercialisation) décalées d’un an.

Ces ingrédients hautement polluants restent néanmoins autorisés dans les produits qui ne se rincent pas (ex. comme combleurs de rides dans du maquillage et des crèmes anti-rides), sauf dans certains états comme mentionné plus haut et dans ceux qui vont leur emboîter le pas, comme l’Ohio et le Michigan. Il est regrettable que la France et l’Europe en général ne soient pas encore de ce combat. Comme évoqué dans notre article de novembre 2015, la cosmétique certifiée doit mettre en avant, sans tomber dans l’excès du « sans… », le fait que cela fait longtemps qu’elle a inscrit dans le marbre son opposition à de tels composants polluants, qui seront de plus en plus sous les feux de l’actualité.

Le nouveau programme de formation de COSMEBIO

« Connaître les contraintes pour mieux s’en affranchir, mieux se former pour accompagner la transformation, c’est l’ambition de notre nouveau catalogue. Dans un marché en expansion où les acteurs se multiplient alors que les règles du jeu changent, où la distribution traditionnelle se structure tandis que de nouvelles formes digitales s’inventent en permanence, nous avons tous besoin de repères pour mieux anticiper ». Ainsi s’exprime, en introduction du nouveau catalogue-programme des formations proposées en 2016 par COSMEBIO, son président Romain Ruth. Des formations qui sont ouvertes aussi bien aux adhérents qu’aux non-adhérents de l’association, et concernent autant les marques que les points de vente eux-mêmes (COSMEBIO est agréé comme organisme formateur).

De fait, le programme annoncé pour 2016 balaie de plus en plus de thèmes qui concernent la cosmétique en général et la cosmétique bio en particulier. À côté des incontournables sessions consacrées au merchandising, à la stratégie digitale, aux tendances actuelles ou aux allégations, d’autres sont consacrées aux techniques de vente adaptées à la cosmétique bio, au parfum et aux émotions, au référentiel Cosmos, à l’export (USA notamment) ou encore au protocole de Nagoya. De quoi donner, effectivement, des arguments à tous ceux qui, tout au long des maillons de la chaîne, depuis le laboratoire jusqu’au point de vente, ont besoin d’outils pour rendre la cosmétique certifiée encore plus attractive.

Pour plus d’informations, écrire à :

La « slow cosmétique » prend de l’ampleur

À l’heure où, comme évoqué plus haut, les acteurs de la cosmétique naturelle se multiplient, nombreuses sont les entreprises du secteur à chercher des moyens de se distinguer, surtout face à des marques, non certifiées, pour qui le naturel n’est souvent qu’un prétexte. Si certaines de ces entreprises ont fait par exemple le choix de logos privés différenciant, d’autres profitent de l’apparition de tendances particulières qui attirent de plus en plus de consommateurs et qui ont aussi leur logo spécifique. C’est ainsi le cas de la tendance du vegan, régulièrement évoquée dans ces pages, mais aussi de celle de la « slow cosmétique ».

Née en 2012, l’association Slow Cosmétique® (le terme est aujourd’hui déposé) se bat pour des produits de beauté « plus sains et plus sensés ». Outre les critères qui sont ceux de la cosmétique naturelle certifiée, elle milite également pour des formules les moins transformées possible et pour un marketing « raisonnable sans fausses promesses ». Parmi ses critères figurent aussi le prix, qui doit rester justifié par rapport à ce que contiennent les produits. Forte de 20 000 membres et « fans » sur les réseaux sociaux, l’association décerne depuis quelques temps sa « Mention Slow Cosmétique » à des marques répondant aux plus de 80 critères propres à la charte du mouvement Slow Cosmétique, avec l’attribution de 1 à 3 étoiles en fonction de son niveau d’adéquation avec ces critères.

Cette mention est dorénavant décernée 4 fois par an. Lors de la dernière session (janvier 2016) ce sont 16 nouvelles marques qui ont été ainsi distinguées, portant le nombre des marques lauréates à 100, en France, en Belgique, mais aussi en Italie, en Espagne et au Québec. Une approche intéressante, qui permet de toucher une frange particulière de consommateurs, qui cherchent dans la cosmétique naturelle et bio des réponses – plus sincères et plus authentiques que celles proposées par les marques conventionnelles notamment – à certaines attentes très spécifiques.

Pour plus d’informations : http://www.slow-cosmetique.org

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