NUMERO : N°66 -Juillet Août 2016

Alimentation source de santé…

Comment se nourrir ? Pourquoi une telle question ? Parce que notre alimentation doit assurer, non seulement l’entretien de notre vie, mais aussi l’épanouissement de notre santé physique, condition première de notre santé mentale et morale.  »Le régime alimentaire bien compris est la cause prédominante de la santé et le levier principal de la guérison » (Dr Paul Carton dans  »le Décalogue de la Santé »)

Dans leur souci de mieux faire, mères de famille et ménagères ne doivent jamais perdre de vue cette évidence, bien que celle-ci soit très souvent négligée, voir même ignorée, d’un très grand nombre de docteurs en médecine de notre époque.

L’alimentation préconisée et suivie de nos jours est souvent déséquilibrée, trop copieuse et trop concentrée. Une alimentation basée sur des aliments trop riches et la suralimentation sont de graves erreurs, car elles épuisent les forces vitales au lieu de les renforcer (contrairement à ce que croient trop de gens). Tous les excès alimentaires aboutissent tôt ou tard à un empoisonnement de nos humeurs par les nombreux déchets toxiques auxquels ces excès donnent naissance. Il en résulte un vieillissement prématuré de l’organisme. Y a-t-il un régime plus sain que le sobre régime traditionnel de la solide race de nos paysans d’autrefois ; leur nourriture était simple et avant tout naturelle. La base d’une alimentation saine doit être fournie par des mets simples et de qualité naturelle, accommodés sans trop de raffinements culinaires.

La qualité « biologique » des aliments

Pour nous, la seule qualité alimentaire convenant à l’entretien de la santé est celle que nous qualifions de « biologique », celle que méritent les produits de la terre obtenus en l’absence de tous produits toxiques (engrais chimiques, pesticides) par une application soignée de la méthode agrobiologique Lemaire-Boucher.

Dans tout régime alimentaire, il est indispensable de faire une large place aux aliments crus…

La consommation de viande…doit rester modérée.

Mais il ne suffit pas de manger des produits sains pour que notre santé soit automatiquement bonne, il faut encore veiller à un juste équilibre entre les différents types d’aliments (glucides, lipides, protides) et ne pas oublier la loi si importante de la modération.

Nous ne pouvons plus nous fier à ce que nous croyons être notre instinct alimentaire, déformé par nos mauvaises habitudes de « civilisés ». Instinctivement, l’animal sauvage sait ce qu’il doit ou ne doit pas manger : l’homme ou l’animal domestique ont perdu cette faculté naturelle. Dans tout régime alimentaire, il est indispensable de faire une large place aux aliments crus (salades, fruits, légumes, etc.).

Un aliment cru est un aliment vivant, donc vitalisant pour nos organismes. La consommation de viande, si prônée de nos jours, doit rester modérée. Nos pères en consommaient beaucoup moins que nous, ce qui ne les a pas empêchés d’être des modèles de robustesse que nous pouvons envier.

Le bon équilibre alimentaire

La trop grande variété de mets au même repas oblige nos viscères à un surmenage qu’il vaut mieux leur épargner. Elaborons donc des mesures simples, mais varions les mets d’un repas à l’autre car la couverture de nos besoins appelle la variété des aliments. Autre point important il est bon de rester un peu sur son appétit au sortir de table ; reconnaissons que bien souvent la gourmandise nous en empêche. Sans doute cela n’est-il pas grave quand il s’agit de l’exception (réunion de famille par exemple), mais cela le devient quand on en fait une habitude courante.

La santé ne peut être sauvegardée que par le respect d’un bon équilibre alimentaire et l’obéissance consentie à la loi si importante de la modération.

« La vie est modeste dans ses besoins autant qu’elle est généreuse dans ses dons »

La vraie santé ne peut résulter comme on le croit généralement de soins purement médicamenteux ; elle est liée à des obligations d’ordre général plus élevé et à des efforts plus méritoires. La maladie ne tombe pas toute construite à l’improviste sur n’importe qui, elle rencontre un terrain prédisposé et est toujours précédée d’une période plus ou moins longue de préparation pendant laquelle les fautes d’hygiène se répètent, s’accumulent, se rachètent plus ou moins grâce à la protection des immunités naturelles ; c’est l’époque des petits avertissements(migraines, névralgies, eczéma, etc.). C’est lorsque les immunités sont effacées, et à ce moment seulement que le microbe entre victorieusement en action. Or, tous les germes microbiens sont répandus dans la nature, de nombreux aliments en contiennent. Malgré cela, tous les humains ne sont pas atteints de maladies ; les individus robustes bravent les infections. Claude Bernard avait raison : «  Le microbe n’est rien, c’est le terrain qui est tout ». La médecine néglige trop la culture des immunités naturelles pour la recherche des remèdes chimiques. II ne peut y avoir de vraie santé, ni de guérison durable en dehors de l’exercice de ces immunités naturelles conservées ou retrouvées par l’obéissance aux lois de la vie, vie saine engendrée essentiellement par une bonne nutrition.

Ce texte constitue l’essentiel d’un article paru dans le numéro 48 de Septembre/Octobre 1968… Aujourd’hui, s’il nous fallait traiter du même sujet, on ne voit pas ce qu’il y aurait lieu de changer ou de supprimer. On y voit même l’appel fait en faveur du crudivorisme qui fait l’objet de notre dossier dans ce numéro !

Jean-François Lemaire

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