
Pour sa première participation au salon Franchise Expo à Paris, la coopérative Biomonde a choisi de jouer la carte de la différence. Face à des réseaux majoritairement organisés en franchise, l’enseigne met en avant un modèle alternatif, fondé sur l’indépendance et la gouvernance partagée.
Une alternative à la franchise
Présidée par Sönam Walterspiler, Biomonde ne cache pas son ambition : faire connaître un modèle encore minoritaire dans le paysage du commerce organisé. « Nous sommes une coopérative, et non un franchiseur. L’objectif est de montrer qu’il existe d’autres voies pour entreprendre », explique-t-il.
Le groupement coopératif repose sur un principe de co-construction entre adhérents. Chaque commerçant reste indépendant, tout en bénéficiant d’un cadre collectif favorisant les échanges et le développement commun. Un positionnement qui tranche avec les réseaux franchisés.
Des visiteurs en quête de sens et d’indépendance
Sur le stand, la coopérative Biomonde solidarité a attiré une diversité de profils. Commerçants déjà installés, salariés du secteur souhaitant se lancer, mais aussi fournisseurs et prestataires : tous sont venus chercher des informations sur cette alternative.
« Certains visiteurs ne se retrouvent plus dans leur modèle actuel et souhaitent évoluer vers une structure plus souple », observe Sönam Walterspiler. La dimension collaborative et l’absence de contraintes propres à la franchise apparaissent comme des éléments différenciants.
« Biomonde solidarité, c’est la force du collectif, la liberté de l’indépendance », Sonam Walterspiler
Une approche mesurée du développement
Fidèle à son ADN, Biomonde ne raisonne pas en objectifs de croissance rapide. À l’issue du salon, une dizaine de contacts qualifiés ont été identifiés.
« Si un projet aboutit dans l’année, ce sera déjà très positif. Si plusieurs se concrétisent, ce sera une belle dynamique pour la coopérative », souligne le président. Une approche pragmatique, loin d’une logique d’expansion accélérée.
Des marqueurs différenciants affirmés
Parmi les spécificités mises en avant par Biomonde figure son fonctionnement démocratique : chaque adhérent détient une part sociale et dispose d’une voix en assemblée générale.
Autre point distinctif, le refus de la marque de distributeur (MDD). La coopérative privilégie le développement des marques de ses fournisseurs partenaires. Elle veille également à préserver l’identité propre de chaque point de vente, dont le nom reste associé à celui du groupement.
Déjà positionnée comme la seconde coopérative de magasins bio indépendants en France, Biomonde entend poursuivre son développement sans renier ses fondamentaux.
Enfin, selon Sönam Walterspiler, « les magasins étoffent leur collaboration via une base articles mise à disposition, des outils d’analyse et de pilotage du point de vente partagés et coconstruits en collaboratif ».
Une présence appelée à se renouveler ?
Si aucun engagement n’est encore pris, la participation à de futurs salons est envisagée. « Le bilan est positif. La visibilité apportée par ce type d’événement est importante », conclut le président. Une reconduction, à Paris ou ailleurs, reste donc à l’étude.
Biomonde en bref
- Nombre de magasin : 125
- Organisation : gouvernance participative (1 adhérent = 1 voix)
- Spécificité : absence de MDD, valorisation des marques fournisseurs
- Rang : 2e coopérative de magasins bio indépendants en France.
Conditions d’accès
Type de contrat : adhérent ou affilié
Droit d’entrée :
- Adhérent : part sociale à 250 € HT
- Affilié : gratuit la première année puis 500 € HT
- Investissement : 280 K à 320 k€
Apport personnel : création de magasin 60/80 K€ – reprise : selon bilan
CA prévisionnel : 1,2 M€ à 2 ans (selon la taille).






