Vin « bio » : où en est la réglementation européenne ?

Pour quoi le logo AB n’est-il pas présent sur toutes les étiquettes de vin commercialisé dans les magasins ? Pourquoi dit-t-on un «vin issu de raisins de l’Agriculture Biologique » et non un « vin biologique »? Pourquoi les chartes de vinification bio existent-elles ? Les doses de sulfites sont-elles moins importantes en bio que dans le conventionnel? Certains additifs conventionnels sont-ils utilisés dans la vinification en bio? Voici quelques unes des questions qui reviennent régulièrement en magasin. Dansl’attentedelanouvelleréglementation européenne sur la vinification qui devrait voir le jour courant 2010, quelques interrogations subsistent toujours. C’est pourquoi, pour vous soutenir dans votre quotidien nous vous présentons un résumé de la législation en vigueur et à venir...

La fertilisation biologique

L’agriculture biologique n’utilise pas d’engrais chimique. Pourquoi et par quoi les remplacer ? Le compost est le fertilisant emblématique, mais c’est loin d’être le seul..

Insectes, maladies et mauvaises herbes : comment fait-on en bio ?

L’agriculture biologique interdit tous les pesticides de synthèse, dont on mesure chaque jour davantage l’impact négatif sur notre santé et sur l’environnement. Les remplacer par des pesticides naturels n’est pas la principale alternative, contrairement à ce qu’on pourrait penser. Des mesures préventives permettent en effet de diminuer fortement les attaques de maladies et de ravageurs

La commercialisation des produits en conversion ?

Les temps de période de conversion vers l’agriculture biologique sont généralement mal connus des consommateurs. 2, 3, 5 voire 10 ans sont parfois annoncés. Pour certains, une fois informés des temps légaux, ces périodes semblent toujours insuffisantes en raison de la contamination des sols par les engrais et les pesticides chimiques de synthèse. Toutefois, malgré toutes les dispositions prises (méthode d’assainissement, analyses, prélèvements…) pour qu’à la fin de cette période les sols soient redevenus sains, certains consommateurs restent encore septiques sur les produits en conversion. Pourtant, en les proposant, ils permettent d’encourager et de soutenir en grande partie la filière bio française. Quelques conseils pour bien les connaitre et les mettre en valeur…

Pas de cahier des charges vin bio européen 2010

La Commission européenne a décidé de retirer le 16 juin dernier son projet de règlement sur la vinification Bio. Face à l’opposition frontale entre une Europe du Nord demandeuse de solutions techniques lui permettant de répondre à de fortes pressions parasitaires, d’une part, et une Europe du sud favorisée par des conditions climatiques plus clémentes, d’autre part, aucun compromis n’a pu se dessiner à ce stade. Toutefois, la profession ne capitule pas et va tout mettre en oeuvre pour que le consommateur puisse encore trouver des vins les plus naturels possibles.

Tout savoir sur le nouvel étiquetage bio…

Depuis le 1er juillet dernier, le nouveau logo européen ou l’« Euro-feuille » est obligatoire pour tous les nouveaux emballages. Choisi parmi trois propositions par les internautes, il y aura cependant pour les professionnels une période de transition pendant laquelle les produits étiquetés conformément aux anciennes règles pourront être écoulés. Le consommateur sera ainsi confronté, sur une période d’environ 2 ans, à une cohabitation entre anciens et nouveaux étiquetages pour les produits biologiques. A partir de la lettre info du Synabio de juin, nous faisons un point sur ce nouveau logo européen et donnons toutes les explications sur cette phase clé de changement des étiquetages pour les acteurs de la filière biologique.

Projet d’étiquetage nutritionnel : comment informer le consommateur

L a première lecture du projet européen de règlement sur l’étiquetage qui a été adopté en juin dernier prévoit de rendre obligatoire sur les étiquettes, les quantités de graisses, de graisses saturées, de calories, de sucres lents, de sucres, de sel, de protéines, de fibres et de graisses trans contenues dans les aliments. Ces quantités devront toujours être exprimées en pourcentage sur 100g ou 100 ml et devront être mises en évidence de manière lisible sur l’emballage. A l’heure actuelle, trop de divergences existent encore laissant penser que le texte passera en deuxième lecture par les députés du Parlement européen. Si le règlement est adopté à ce stade, une période de transition aura lieu, ce qui fait qu’il n’entrera pas en vigueur avant 2014. A ce stade, le texte prévoit une période d’adaptation de trois ans pour les industriels alimentaires et de cinq ans pour les PME de moins de 100 employés et de 5 millions de chiffre d’affaires. C’est pourquoi, le Synabio, le Syndicat des entreprises Bio, s’est impliqué dès 2007 pour évaluer et anticiper sur les conséquences que va avoir cette nouvelle réforme sur l’étiquetage des produits alimentaires biologiques.

Valoriser les spécificités des produits bio par le biais de l’étiquetage…

Dans notre numéro précédent, nous avons pu mettre en évidence que la qualité nutritionnelle des produits biologiques est essentiellement due à la qualité des matières premières biologiques employées et aux process de transformation utilisés. Ainsi, par exemple, les lipides dans les mueslis biologiques proviennent des fruits secs qui y sont incorporés et non des matières grasses ajoutées comme c’est le cas généralement dans le conventionnel.

La certification des magasins bio

Comme pour les producteurs, les préparateurs et les importateurs, depuis juillet 2005, l’activité de distribution de produits biologiques est selon certaines conditions soumise à contrôle et certification. Actuellement, tous les magasins ne sont pas à jour. Il est donc important, pour être en règle, de vérifier votre situation. Point sur la certification en magasin bio…

L’affichage environnemental : quels enjeux pour la filière bio ?

Réchauffement climatique, évolution du prix des matières premières et des énergies, évolution réglementaire, pression des consommateurs, … les entreprises doivent se mobiliser pour anticiper ces contraintes et en faire des leviers d’innovation et de compétitivité. Ces thématiques seront déclinées en deux parties. Aujourd’hui, le contexte dans lequel ce principe est apparu et les enjeux qui y sont liés vous seront exposés.