Distribution : quel avenir ? La grande distribution fait sa « Digital Revolution »

La grande distribution rencronte actuellement avec Internet une étape majeure : l’apparition de puissants acteurs du e-commerce couplée à de nouvelles habitudes de e-consommation et à la démocratisation des smartphones oblige les points de ventes physiques à se réinventer rapidement pour maintenir leur leadership : showrooming, multicanal, cross canal, cette 1re partie explore les nombreux dés à relever.

Distribution : quel avenir ? Comprendre la grande distribution : innovation & Points faibles

Voici la 3ème et dernière partie du dossier sur les grandes mutations sociétales qui impactent les enseignes alimentaires et distributeurs spécialisés conventionnels, et qui achève de décrire leurs stratégies d’adaptation face à ces grands enjeux. La grande distribution n’en est pas moins dotée de points faibles structurels importants qui sont autant de pistes stratégiques à mener pour la distribution spécialisée bio…

Besoins du consommateur

Un déficit d’informations Estimez-vous manquer d'informations sur les vins bio ? Ce déficit porte principalement sur 4 thèmes : les normes du label, le manque de...

Motivations et freins à consommer

Le plaisir du vin et le goût D’une manière générale 84% des consommateurs de vins bio ont plus de plaisir à boire un vin bio qu’un vin non bio. Cependant l’avis sur l’avantage en termes de goût est plus nuancé. D'après leur expérience, entre un vin bio et un vin non bio, il n’y a en matière de goût pas d’écart entre bio et non bio pour 44% des consommateurs, pour 46% il y a un écart en faveur du vin bio, pour 10% un écart en faveur du vin non bio. La satisfaction à l’égard du goût est ainsi mitigée

Le consommateur de vin biologique

La recherche du plaisir du goût et de produits sains, le souci de préserver l’environnement, déterminent les motivations à acheter du vin bio. Pour générer de la croissance, ces motivations doivent être de fortes intensités tant les questions sur ce qu’est un vin bio, un label européen, un procédé de vinification sain, sont importantes. De fait, le besoin d’information est à prendre à la base, communiquer d’abord sur ce qu’est un vin, ensuite sur les différents arbitrages qui conduisent à le définir bio au sens du label ou du plus sain possible. Il faut expliquer le produit, plus que d’informations c’est pratiquement de pédagogie dont il faut faire preuve. À cette condition, la mise en avant des terroirs, un choix plus important ou plus lisible, éventuellement de nouveaux contenants conduiront à un développement de ce rayon malgré le niveau de prix contesté.

Vin bio : un marché qui doit suivre la production

Les viticulteurs français sont chaque année plus nombreux à s’orienter vers le mode de production biologique. Selon l’Agence Bio, en 16 ans, de 1995 à 2011, les surfaces de vignes conduites en bio ont été multipliées par plus de 12, passant de 4 854 hectares à 62 003 ha. Plus impressionnant encore, en 2011, près de la moitié des exploitations viticoles étaient en conversion contre environ 30% en 2007. Cette évolution foudroyante confirme donc l’intérêt de la bio pour la filière viticole à la fois sur le plan environnemental, « santé » et qualitatif. Reste maintenant à la distribution de s’organiser pour que ce vin dorénavant « tout » bio puisse être écoulé en totalité et dans les meilleures conditions.

Distribution, quel avenir ? Comprendre la grande distribution : dynamisme et innovation (2/6 suite)

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Distribution : quel avenir ? (2/6) Comprendre la grande distribution : dynamisme et innovation

La grande distribution conventionnelle subit actuellement une mutation plurifactorielle profonde qui l’oblige à se réinventer rapidement, remettant en cause les fondements mêmes qui ont assuré sa réussite il y cinquante ans… Cette 2ème partie poursuit la description des sept grandes mutations clés qui touchent les enseignes alimentaires et distributeurs spécialisés, en détaillant leur atout et faiblesse.

Une consommation bio très variée

Comme les années précédentes, les produits bio les plus consommés sont les fruits et légumes. Ils sont consommés par 78% des consommateurs - acheteurs (74% en 2006). Arrivent ensuite les produits laitiers (lait, fromages, autres), consommés par 74% des consommateurs - acheteurs bio (69% en 2006) puis les oeufs, consommés par 62% des consommateurs - acheteurs (vs 44% en 2006 et 61% en 2005). Les produits d’épicerie (huile, pâtes, riz...) sont, quant à eux, consommés par 57% des consommateurs - acheteurs bio, la viande (boeuf, porc, agneau, charcuterie) par 57% d’entre eux et, on note une hausse signi cative sur la volaille bio (48% en 2007 vs 40% en 2006).

La Bio : voie d’avenir pour 77 % des français…

77% des Français estiment que la bio est une voie d’avenir face aux problèmes environnementaux , c’est un des principaux enseignements du Baromètre Agence BIO 2007. Les Français a chent un intérêt de plus en plus marqué pour cette agriculture durable et citoyenne. Ils font un lien étroit entre alimentation et respect de l’environnement: deux Français sur trois déclarent privilégier l’achat de produits respectueux de l’environnement et/ou des principes de développement durable, une dynamique de consommation en cohérence avec l’agriculture biologique, basée sur le respect de l’Homme et de la Nature. Les Français con rment cette prise de conscience environnementale et souhaitent à 84% le développement de l’agriculture biologique.