Consommation bio : une moindre baisse en 2021

Graphique Bio Linéaires.

L’Agence Bio a présenté vendredi 10 juin les chiffres du bio en 2021. Une année marquée par la « déconsommation » des Français après une année 2020 exceptionnelle. Dans ce contexte, le marché du bio n’a pas été épargné et enregistre une baisse de 51 millions d’euros (-1,4 %) mais augmente sa part de marché (6,63 %) dans les courses alimentaires des Français.

La GMS, un leader à la peine

Avec 6,668 milliards d’euros, les grandes surfaces conservent leur place de leader dans la vente de produits alimentaires bio en 2021. Elles ont perdu 268 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2021 soit une baisse de -3,9 %. De ce fait, leur part de marché a perdu 2 points en passant de 52 % à 50 % en 2021. Elles sont revenues quasiment à leur niveau de 2018 (49 %). 

Laure Verdeau prédit une poursuite de la baisse du bio en GMS du fait de la réduction de l’offre. Sur le tchat YouTube de cette conférence de presse, l’Agence Bio précise en effet que selon NielsenIQ, « le nombre moyen de références bio [en grandes surfaces] est passé de 523 début 2021 à 497 références début 2022 ».

Qu’en est-il en magasin bio ? 

Selon les données de l’Agence Bio, le chiffre d’affaires TTC en alimentaire a atteint les 3,552 milliards en 2021, soit -1,8 % par rapport à 2020 mais +11 % vs 2019. Côté part de marché, l’ensemble du circuit spécialisé conserve sa seconde place avec 27 %.

Vente directe et artisans en hausse

La vente directe de produits bio (près de 26 000 points de vente) est le canal de distribution qui a connu la meilleure croissance en 2021, +7,9 % (+11,7 % en 2020 vs 2019). Avec un chiffre d’affaires à 1,48 milliard d’euros, elle a gagné un point de part de marché en passant de 10 % à 11 %. Les ventes de produits alimentaires dans le commerce traditionnel (boulangers, primeurs, boucheries …) ont comme la vente directe augmenté en 2021 (+5,8 %). 

La restauration : futur relais de croissance ?

Alors que pour la première fois, on dépasse les 10 % de surface agricole en bio en France, se pose la question des débouchés pour ces nouveaux producteurs. Pour Laure Verdeau, la réponse est du côté de la restauration, qu’elle soit collective ou commerciale, elle a acheté 19,5 milliards d’euros de denrées alimentaires. Avec environ 80 000 cantines et 180 000 restaurants en France, il s’agit en effet de deux relais de croissance majeurs.

En conclusion, on pourrait citer Adrien Petit, directeur du Cluster Bio, qui indiquait en  ouverture de cette conférence de presse : « il faut revenir aux fondamentaux et que le bio ne soit pas la mauvaise variable d’ajustement au niveau du porte-monnaie ».

Laura Duponchel et Antoine Lemaire

Exportation, origine France, évolutions des ventes par réseaux de distribution, répartition des ventes selon les familles de produits…. Retrouvez en détail les chiffres de l’Agence Bio dans le prochain Bio Linéaires (N°102) : sortie fin juin.

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