Covid-19 : quel impact sur la consommation bio en Europe ? Les réponses de notre expert

Jean-Marc Denan, qui a rejoint l’équipe de Bio Linéaires, livre son expertise sur les effets du covid-19 sur la distribution bio européenne. Dès notre prochain numéro, il sera en charge – en tant que Super FaBio, super héros expert de la bio – de notre nouvelle rubrique “Stratégie export”. Dans les prochains jours, il donnera aussi sur le blog des nouvelles de la distribution spécialisée internationale dans ce contexte de pandémie.

Covid 19, quel impact sur la consommation Bio en Europe ?

Nul doute que la pandémie SARS-CoV-2 impacte sévèrement la vie sociale et les économies mondiales. La planète Bio n’en est pas exempte et l’on a relevé dans un premier temps une réaction commune à tous les pays. Une explosion de la consommation résultant d’un double phénomène ; la peur de manquer et la fermeture des structures de restauration collective. En cela, le comportement des consommateurs bio n’est pas spécifique.
Suite à cette première vague, la consommation s’est fortement tassée puis a repris suivant une tendance qui n’est pas en dessous de la normale, bien au contraire. Ainsi un acheteur de la principale chaîne bio italienne, NaturaSi, rapporte qu’il s’attend néanmoins à une hausse générale des achats en 2020, produits de première nécessité en tête bien évidemment, mais pas que. Au Portugal la principale chaîne de magasins bio, Celeiro, n’a fermé qu’un seul point de vente – sur 46 – car situé dans une galerie marchande désertée. En revanche, ceux des établissements qui abritaient un espace restauration les ont interdits au public. Aux Pays-Bas et en Belgique, le leader Ekoplaza fait état d’une consommation explosive et a dû fermer sa plateforme numérique saturée de commandes. Les 120 supermarchés bio, eux, restent ouverts sur une plage horaire réduite certes mais 6 jours sur 7. En Espagne, les 72 points de vente de la chaîne catalane Veritas sont ouverts jusqu’à 20h.
Les distributeurs se sont adaptés. Ils fonctionnent avec un personnel réduit tournant et ont ménagé des plages de désinfection des locaux ; mais n’ont pas interrompu le service. Aux fournisseurs de faire le nécessaire pour les approvisionner. Par le passé, depuis la «  crise de la vache folle » dans les années 90, chaque accident sanitaire majeur a entraîné une hausse sensible de la consommation d’alimentation biologique. À ce stade, il semble que le covid-19 ne fasse pas exception à cette règle.

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