NUMERO : mai-juin 2013 – BL 46

Faut-il recruter en temps de crise ?

Cette crise est certes bien là… depuis quelques années maintenant et les entreprises tentent toutes aujourd’hui de la passer, sans savoir pour combien de temps elle est installée encore chez nous. Réexe logique dans ces périodes, on « réduit la voilure ». Chasse aux dépenses inutiles ou qui ne sont pas indispensables, réduction des eectifs, promotions internes et non rechercher en externe… Lorsqu’il y a de la tempête, le vent soue, les navigateurs rentrent les voiles… mais, dans de tels cas, le bateau n’avance plus et se laisse porter par les courants !

Ce n’est pas la première crise que nous traversons. Je fais partie de ceux qui pensent que c’est dans ces moments là qu’il faut hisser la voile (je vais arrêter là la comparaison, je ne suis pas du tout marin !). C’est dans ces moments là qu’il faut oser entreprendre. Il faut être créatif, avoir de nouvelles idées et se montrer rassurant. Je dirai même plus, il faut oser laisser sa télé éteinte (on ne perd rien…), ne pas ouvrir de journaux et se centrer sur son activité.

 

Alors, oui, si nécessaire, il faut recruter !

Les derniers chires du chômage que j’ai entendu à la radio il y a peu (j’ai craqué…) montrent qu’il y a sur le marché, aujourd’hui, des candidats potentiels, motivés pour retrouver au plus vite un emploi. Des candidats expérimentés, mobiles, prêts à s’investir dans une nouvelle aventure. Ce n’est pas pour autant qu’il sera facile de recruter. Eux aussi sont soumis à cette morosité et cette pression ambiante et il faut se montrer, lors des sessions de recrutement, rassurant et les accompagner. Pour recruter, il faut, bien entendu, avoir le besoin. Donc des clients (qui payent les factures), des marchés… Et il faut aussi en avoir les moyens. Je ne parlerai pas de ce terme de « coût de la main d’oeuvre ». En revanche, il existe toute une panoplie d’aides qui peuvent aider le chef d’entreprise à recruter et à rémunérer décemment une personne avec des allègements.

Je ne me voile (encore la voile !) pas la face. La période est dicile, tout le monde, ou presque, se retrouve en situation de survie. Je ne prêche pas, non plus, pour ma paroisse !

Crise dans le bio ?

Personne ne semble épargné. Mais la lière montre toujours une image dynamique, bien que prudente.

Alors il me semble qu’il serait bon pour cette lière de montrer encore plus de dynamisme, d’inventivité et d’audace. À l’heure où tous les titres sont sur ces industries françaises qui sortent leurs plans de licenciements, il serait bon, dans un pays où l’on ne parle que des trains qui arrivent en retard, que l’on parle un peu plus de celles et ceux qui restent des moteurs pour l’économie.

Concrètement qui recrute et quels postes. Il sut d’aller voir le site bio-emploi.com pour se rendre compte de l’activité.

Dans la distribution, la transformation ou encore le milieu associatif, les annonces se comptent par dizaines.

Les bases de données, les CVthèques se remplissent tous les jours… Laissons à chacun son rôle. Aux politiques, aux syndicats… Mais que les chefs d’entreprise continuent de jouer leur rôle et continuent d’entreprendre !

N’oublions jamais qu’après la pluie, vient le beau temps. Et n’oublions jamais d’oser !