NUMERO : sept-oct 2010

Internationale…

Augmentation du chiffre d’affaires bio en Autriche

Le chiffre d’affaires dans le secteur des produits biologiques en Autriche a augmenté de 5 % en 2009, pour atteindre les 984 millions d’euros. La répartition de ce chiffre selon les circuits de distribution est respectivement de 657 millions d’euros pour la grande et moyenne surface (GMS) et de 140 pour les magasins spécialisés. L’évolution par rapport à 2008 est de + 4,3 % pour la GMS et 3,7 % pour les magasins bio. Si l’on examine plus en détail la situation des magasins spécialisés bio à la lumière de la crise économique de 2009 et des mouvements d’entreprises (rachats de magasins) on peut dire par comparaison, qu’elle apparaît comme étant relativement stable. De leur côté, les fournisseurs dans la restauration collective, les cantines et l’industrie hôtelière ont connu une année prospère, avec en moyenne une croissance de leur chiffre d’affaires de +15 % en 2009. Le chiffre d’affaires est passé de 44 millions d’euros à 50,6 millions. Enfin, pour ce qui est de la vente directe à la ferme, qui connaît depuis quelques années une régression, les représentants du secteur parlent d’une bonne année et d’un chiffre d’affaires en augmentation de 5 à 10 %. Ce qui amène à penser que le chiffre d’affaires a pu augmenter de 7 % en 2009 (passage de 66 millions d’euros en 2008 à 70,6 en 2009).
Sources : www.Bio-Marché.Info.

La Chine et le bio

Le marché chinois des produits biologiques a connu un développement record ces dix dernières années. Avec près d’un quart de la population mondiale à nourrir et seulement 7 % des terres arables au monde, le Ministère de l’Agriculture chinois (MOA) était, pendant plusieurs années, peu enclin aux principes de la production biologique. Plusieurs facteurs vont cependant pousser les autorités chinoises à revoir leur jugement jusqu’à faire du pays l’un des plus importants producteurs de produits bio . Premièrement, l’éclatement de scandales alimentaires et de pollutions sévères, a terni un peu plus fortement l’image du « made in China ». Deuxièmement, le gouvernement chinois ne comptait pas passer à côté des opportunités commerciales qui émergeaient soudainement de ce nouveau marché international. Avec une surface totale de 2,3 millions d’hectares réservés au bio , la Chine arrive en 2ème place des pays producteurs de bio derrière l’Australie (12,3 millions d’ha). Jusqu’en 1999, plus de 95 % des produits issus de l’agriculture biologique sont destinés à l’export. Les produits de meilleure qualité sont vendus au Japon ou en Corée, le reste est destiné au marché américain, européen et du Sud-est asiatique. La Chine exporte principalement du riz, du soja, des légumes et du thé biologique. Entre 2003 et 2006, les exportations de produits bio ont plus que doublé, passant d’un montant total de 142 à 350 millions USD sur la période. Sur le territoire chinois, le marché de consommation des aliments biologiques reste très restreint et en est encore qu’à ses balbutiements.
Source : CCIFC – France Chine Express

APPEL AUX MAGASINS – Nous recherchons des gérants de magasins qui seraient d’accord pour associer leur clientèle à des enquêtes réalisées par mail. Nous proposons en échange un accès à des informations privilégiées utiles à vos réflexions sur des objectifs de progrès. Vous pouvez contacter patrick. qui vous apportera toute précision complémentaire.

 

Les détaillants indépendants allemands résistent !

Même si en 2009, les filialistes ont constitué une nouvelle fois le moteur de la croissance au niveau des ouvertures des points de vente bio en Allemagne avec 52 %, les détaillants indépendants résistent bien. Rappelons qu’en 2009, 27 nouveaux magasins bio de grande surface (200 m² – 400 m²) et 31 supermarchés bio (plus de 400 m²) se sont ouverts, dont 14 qui ont déménagé pour cause d’agrandissement. Début 2009, on comptait environ 550 supermarchés biologiques en Allemagne, ayant une surface de vente supérieure à 200 m². Sur les 58 nouveaux magasins, on a compté chez les filialistes 30 nouveaux magasins (52 %) et 28 chez les indépendants. Pour pouvoir « survivre » et contrer l’offensive des filialistes, de plus en plus de commerçants spécialisés indépendants ont investi dans de plus grandes surfaces commerciales ou bien ont ouvert un second magasin. Des exemples concrets montrent, que même dans des villes à forte concurrence comme à Francfort, des détaillants indépendants connaissent un regain de jeunesse et qu’il y a vraiment de la place pour eux. Toutefois, de nombreuses mesures ont été mises en oeuvre pour attirer et ou conserver leur clientèle :
● élargissement de la gamme produits frais (fruits et légumes)
● développement des compétences de base (formation du personnel)
● optimisation du rayon « fromages à la coupe »
● développement de la gamme épicerie fine et spécialités régionales
● mise en place de partenariat avec des marques (fabricants et fournisseurs)
● proposer des produits à tous les prix. Du premier prix au produit de grande qualité.
● faire régulièrement des animations
● mise en place d’un coin repas (bistrot ou restaurant)
● mise à disposition d’un minimum de parkings

Baisse de la surface moyenne de vente
La surface moyenne de vente des supermarchés bio qui ont ouvert en 2009 a baissé de 15 % en passant de 560 m² à 476 m². Depuis des années, cette surface se situait entre 400 et 600 m². Si au cours de ces dernières années, elle a eu tendance à augmenter légèrement, 2009 a dû accuser une baisse. Certains ont dû penser qu’avec des surfaces plus petites, on pouvait faire des économies et courir moins de risque commercial. On constate aussi qu’il n’y a plus guère de différences entre les filialistes et les indépendants.
Sources : www.Bio-Marché.Info