Lactobacillus reuteri est une bactérie en forme de bâtonnet, isolée pour la première fois en 1962. Elle est naturellement présente au niveau du tractus gastro-intestinal, des voies urinaires, de la peau et du lait maternel. Ses indications sont donc larges mais certaines, moins connues que d’autres, méritent d’être mises en avant.
Ces dernières années, de nombreuses études cliniques ont mis en évidence les bénéfices de ce probiotique dans divers contextes et populations. Il s’est notamment montré efficace au niveau gastro-intestinal (coliques du nourrisson, prévention de la diarrhée associée aux antibiotiques, prise en charge de la gastro-entérite aiguë), mais aussi comme adjuvant dans l’éradication d’Helicobacter pylori, ainsi que dans la santé féminine, notamment à la ménopause et pour limiter la perte osseuse chez la femme âgée.
Son atout distinctif réside toutefois dans la sphère bucco-dentaire, où il contribue, en complément des traitements conventionnels, à soulager les troubles des gencives (gingivite, parodontite) et à réduire la plaque dentaire ; principalement initiées par une dysbiose du microbiote oral qui favorise la prolifération de bactéries pathogènes1. Dans ce contexte, l’utilisation de bactéries bénéfiques et notamment du L.reuteri pour restaurer l’équilibre microbien constitue une approche prometteuse.
Idéal en cas de gingivite et de parodontite chronique
La prise de L.reuteri, selon les études cliniques, aide à réduire l’inflammation et le saignement au niveau des gencives chez de nombreuses personnes à risque, notamment les fumeurs, les femmes enceintes et les diabétiques de type 22, 3, 4, 5, 6, 7.
Sa prise diminue la profondeur des poches parodontales et améliore l’attache tissulaire, particulièrement lorsqu’il est utilisé en complément du détartrage8, 9, 10.
De plus, il contribue à réduire la perte osseuse alvéolaire associée à la progression de la maladie11. Le L.reuteri est donc idéal pour vos clients sujets aux gingivites ou aux parodontites, qui est un stade plus avancé et engendré par des bactéries pathogènes.
« Son atout distinctif réside toutefois dans la sphère bucco-dentaire, où il contribue, en complément des traitements conventionnels, à soulager les troubles des gencives (gingivite, parodontite) et à réduire la plaque dentaire »
De son côté, le chiffre d’affaires moyen annuel au m² est établi à 4 150 euros en 2024 contre 3 700 euros en 2023. En 2022, il était de 3 256 et de 3 280 en 2021.
Une activité anticariogène
La prise de L.reuteri améliore la composition du biofilm sous-gingival et aide à restaurer l’équilibre microbiologique de la bouche en produisant de la reutérine, un agent antimicrobien à large spectre.
Il exerce donc une forte activité antimicrobienne directe ou indirecte, notamment contre des agents pathogènes clés présents dans la salive comme Porphyromonas gingivalis ou encore Streptococcus mutans, la principale bactérie responsable des caries dentaires12, 13, 14, 15, 16, 17, 18.
L’image à retenir :
On peut comparer le microbiote buccal à un jardin. Les maladies parodontales surviennent quand les « mauvaises herbes » (bactéries pathogènes) prennent le dessus sur les fleurs. Le traitement classique consiste à désherber manuellement (détartrage). Le L. reuteri agit comme un engrais intelligent : il ne se contente pas d’aider les bonnes fleurs à repousser, il sécrète aussi ses propres substances pour empêcher les mauvaises herbes de s’enraciner à nouveau.
Parfait en cas d’implants ou d’appareils orthodontiques
La prise de L.reuteri pourrait être une très bonne une approche dans la prévention et le soulagement des troubles reliés à la pose d’implants dentaires comme les péri-implantites et les mucites19, 20, 21.
Chez les personnes porteuses d’appareils fixes orthodontiques, la prise de L.reuteri en complément du brossage régulier des dents, aide à maintenir une bonne hygiène et à limiter l’accumulation de plaque dentaire, ce qui permet de réduire le risque de maladies parodontales engendrées par l’appareillage22.
À recommander en cas d’extraction dentaire
Une étude clinique révèle que la supplémentation en L.reuteri pendant les deux semaines suivant l’extraction de dents de sagesse n’influence pas la vitesse de cicatrisation, mais permet de diminuer la perception du gonflement et d’améliorer la qualité de vie durant cette période23.
Comment le conseiller ?
D’après les études cliniques, les bénéfices sont généralement observés avec un apport quotidien d’au moins 10 milliards de souches (UFC – Unité Formant Colonie), pendant 1 à 3 mois.
Angélique Houlbertt – Diététicienne-nutritionniste D.E
1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10…, 23 : sources disponibles sur demande auprès de biolineaires@wanadoo.fr






