NUMERO : mai-juin 2007

L’huile bio et gourmande, dans les règles de l’art

Depuis quand appliquez vous la philosophie Bio ?

Chez nous le bio, ce n’est pas nouveau ! André Vigean, le grand-père fondateur, a transmis à son fils Philippe le respect pour un produit noble, la terre et les hommes qui la travaillent. Je suis à mon tour l’hériter de ces principes et du savoir-faire familial. Mon père Philippe a commencé la production des huiles vierges bio de première pression à froid il y a plus de 35 ans. L’huile de noix est notre emblème, notre histoire, notre âme. L’entreprise possède encore la meule historique de mon grand père ! Les presses hydrauliques sont identiques…

Nous travaillons à l’ancienne, de manière authentique, avec des matières de qualité supérieure et sous label de l’agriculture bio. Notre sélection est rigoureuse et nos procédés de fabrication respectueux du produit originel. Par exemple, nos huiles sont stockées dans une trentaine de cuves inox climatisées entre 15 et 20 degrés.

 

Quelle est l’étendue de votre gamme ?

Nous produisons des huiles de colza, de noix, de noisettes, de carthame, de chanvre alimentaire, de cameline, d’œillette, d’argan, de pépin de courge, de sésame, et de tournesol. La réputation de la maison Vigean est en partie fondée sur la qualité de nos huiles gourmandes à l’ancienne. Mais nous commercialisons également une gamme plus classique d’huiles d’olives biologiques extraites à froid qui garantit les qualités nutritionnelles. Enfin, nos huiles composées (gamme Vigeoline) répondent aux attentes du consommateur en matière de diététique et de santé. Pour respecter l’équilibre nutritionnel de l’oméga 3, 6 et 9, nous avons travaillé sur les conseils d’Emery Moutété, un scientifique.

 

  

Pourquoi peut-on comparer une bonne huile à un bon vin ?

D’abord parce que c’est un produit noble, issu de terroirs prestigieux. Ensuite parce que les techniques de dégustation sont aussi précises et font appel aux mêmes sens : la vue, l’odorat et le goût. Une graine pressée à froid doit donner une huile avec un goût très pur, un peu comme si l’on croquait un cerneau de noix. Tandis que les huiles gourmandes à l’ancienne témoignent d’un goût plus élaboré auquel la cuisson a donné davantage d’arômes et de couleurs. Je suis dégustateur officiel d’huile d’olive et de noix au Salon International de l’Agriculture depuis 1998.