NUMERO : N°73-Septembre Octobre 2017

La dégustation et l’animation en magasin

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Les animations commerciales sont essentielles. Elles permettent de faire vivre un produit sur son lieu de vente, de surprendre les clients et d’aller pour le fabricant à la rencontre du terrain. Elles peuvent prendre des formes différentes : stand de dégustation, atelier culinaire éphémère, etc.

Objectifs d’une animation

  • Théâtraliser une offre
  • Faire connaître une marque, améliorer son image ou entretenir sa notoriété
  • Répondre aux questions techniques des consommateurs
  • Augmenter le chiffre d’affaires et fidéliser les consommateurs.

Éléments de réussite

Pour que l’animation puisse être un véritable moment d’échanges et de communications, elle  doit être annoncée au préalable (affichage, flyers…). Il est important que les consommateurs puissent y venir comme à un rendez-vous d’information et de découverte. L’ensemble du personnel doit également être informé et mobilisé pour informer et orienter les consommateurs.

Le choix de l’emplacement est également un facteur déterminant :

  • à l’entrée du magasin pour être vu de tous les clients et engager un échange avant qu’ils ne soient « focalisés » sur les achats qu’ils sont venus faire.
  • à un endroit réservé habituellement aux animations.
  • devant le rayon des produits de la marque, permettant de communiquer plus aisément sur l’ensemble des produits, et pas seulement de ceux qui sont l’objet de l’animation

Comment organiser la dégustation

Pour bien déguster, le consommateur doit être attentif au récit que lui fait « l’animateur », et accepter de prendre un peu de temps pour bien goûter le produit.

Les 3 temps de la dégustation

1- Avant la mise en bouche : la vue, le toucher, l’odorat

  • la vue : il s’agit de regarder l’aliment sous toutes ses coutures pour pouvoir le décrire : quelles caractéristiques spécifiques.
  • le toucher : Quelle(s) texture(s) ? Mou, dur, moelleux, craquant…, Quelle consistance ? Gras, sec, humide…, Quelle(s) température(s) ? Chaud, froid, tiède…
  • l’odorat : Quel parfum domine ? Qu’évoquent-ils ?

Toutes ces informations doivent être les plus précises possibles. Elles doivent déjà participer à construire et à anticiper le plaisir alimentaire à venir et à porter un jugement sur l’aliment. Sera-t-il aussi bon qu’imaginé ? !

2- Pendant la mise en bouche : l’ouïe, le goût ou la gustation

C’est le moment clé de la dégustation. C’est là que l’imagination anticipée du plaisir alimentaire va être avérée ou pas. Il s’agit de vérifier toutes les informations données précédemment par les autres sens et d’en apporter de nouvelles.

  • L’ouïe : les dents vont vérifier, apprécier et préciser la texture sentie par le toucher et imaginée par la vue. Est-ce bien croquant, craquant, mou, moelleux ?
  • La gustation : la langue va explorer les saveurs : sucré, salé, acide, amer. La voie rétro-nasale va vérifier si les parfums sentis extérieurement sont les mêmes.

3- Après : l’arrière-goût

Contre toute attente, il y a un après dans la dégustation. C’est à la fois le goût qui reste en bouche après avoir avalé et celui des éventuels petits restes entre les dents.

L’animateur doit accompagner les consommateurs tout au long de la dégustation :

  • en leur « contant  l’histoire » de la production et de la transformation.
  • en orientant leurs sens vers les spécificités propres du produit (couleur, parfum, texture, etc.)
  • en excitant leur imagination
  • en leur « vendant » l’entreprise ses savoir-faire et ses valeurs.      

Cas particulier des produits carnés

La dégustation peut avoir lieu :

λ soit à partir de viande à griller que l’on fait cuire sur place à l’aide d’un grill électrique ou d’une plancha. Avant même la dégustation, c’est l’occasion de rappeler les bons gestes pour bien cuire une viande à griller et les différents stades de cuisson : bleu, saignant, à point.

λ Soit à partir d’un plat cuisiné à l’avance et réchauffé sur place (bourguignon, blanquette de veau ou d’agneau, etc.) C’est l’occasion de mettre en valeur non seulement la viande elle-même, mais aussi de montrer la complémentarité de toutes les composantes du plat.

Dans les deux cas, un support visuel (affiche, vidéo, diaporama, dépliant) peut accompagner la dégustation pour compléter les informations sur les qualités, organoleptiques, sanitaires, environnementales de l’élevage bio et ses atouts et intérêts par rapport à l’élevage conventionnel.

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