
Le Commissaire Européen à l’agriculture, Christophe Hansen, a annoncé mardi 23 septembre la possible réouverture du Règlement européen encadrant l’agriculture biologique. « L’instabilité géopolitique et les crises économiques qu’elle engendre doivent nous conduire à la prudence. Les producteurs et productrices bio ont besoin de souplesse réglementaire mais ils ont surtout besoin de stabilité pour développer leurs marchés », alerte la Fnab qui attend de la France qu’elle s’engage sur le sujet pour défendre les intérêts des agriculteurs biologiques français.
Après trois ans de crise, la Bio française a besoin de stabilité
Malgré leurs différences agricoles, les Etats de l’Union sont parvenus il y a quelques années à un compromis sur les règles derrière le logo Bio. « C’est sur cette base que nos marques, nos fermes, notre Agence d’Etat ont communiqué aux consommateurs ces dernières années pour relancer la consommation », rappelle la Fnab qui demande à ce que la simplification administrative ne devienne pas une nouvelle contrainte pour les agriculteurs.

« Bien sûr on a besoin de flexibilité sur le terrain, Bruxelles est loin et nos fermes sont toutes différentes. C’est un travail de tous les jours pour que la règle ne soit pas déconnectée de la réalité. Mais il y a d’autres moyens d’être flexible que d’ouvrir un chantier de cette envergure. Nos marchés ont été fragilisés par la crise de la demande, la consommation bio repart à peine, ce n’est pas le moment de changer les règles du jeu. On a vraiment besoin que la France monte au créneau pour défendre notre vision de la Bio à la française en s’opposant à cette réouverture et en cherchant d’autres voies de discussion », explique Olivier Chaloche, co-président de la Fnab.
La Fnab en appelle au Président de la République, compétent sur la sphère européenne et en l’attente d’un nouveau gouvernement.






