NUMERO : Mai-Juin 2012

Le boum du snacking ?

table width=95 % border=0 cellpadding=10 cellspacing=10 summary="">

+ 60 % depuis 2004

Le marché du snacking n’est pas toujours facilement quantifiable car il regroupe une offre très importante de produits (sandwichs, salades 4e gamme, hamburgers…) et une multitude de points de vente très différents les uns des autres (boulangeries, grandes surfaces alimentaires, magasins de proximité, restauration rapide…). Quoi qu’il en soit, ils ont le même objectif : proposer des produits prêts à consommer et/ou prêts à être réchauffés Selon différentes sources entre 2004 et 2011, le snacking aurait progressé de plus de 60 % passant de 20 milliards d’euros environ à plus de 32 milliards en 2010 (soit 8 fois plus que le marché bio total).

Les box ouvrent davantage l’appétit que les sandwiches et les salades

Dans sa dernière étude intitulée « Le marché du convenience food à l’horizon 2013 (sandwiches, salades, box) – Perspectives de croissance, positionnement concurrentiel et axes de développement des industriels et des distributeurs », XERFI montre que le marché du snacking sera boosté par les box. Selon leurs prévisions exclusives, le succès des box, ces recettes principalement à base de pâtes conditionnées dans des boîtes en carton, ne se dément pas. Moins de trois ans après leur lancement en grandes surfaces, leur chiffre d’affaires frôle les 100 millions d’euros, avec un bond de plus de 40 % en 2011. Environ 150 références étaient ainsi disponibles dans les linéaires à la rentrée 2011, contre seulement une dizaine en 2009.
A titre de comparaison, le nombre de sandwiches vendus en France augmentera de 2 % en 2012 puis de 3 % en 2013 (+0,8 % en 2011) tandis que les ventes de salades traiteur progresseront respectivement de 1 % et 2 % ces deux prochaines années (+2 % en 2011).
À contre-courant de nombreux marchés alimentaires, le marché du convenience food restera donc globalement bien orienté à l’horizon 2013. Il est en effet soutenu par des tendances favorables, comme le raccourcissement de la pause déjeuner ou le nomadisme alimentaire, mais aussi par l’extension de l’offre et des réseaux de distribution. La volonté des Français de rationaliser leurs dépenses favorisera également les reports vers les « solutions repas » les plus économiques. Pour autant, la forte période croissance du marché est désormais révolue. Et il convient de distinguer les segments encore en phase de croissance (les box même si elles n’échapperont pas non plus au ralentissement) de ceux arrivés à maturité (les salades).

Les industriels diversifient leur offre

Dans ce contexte, les fabricants de salades, sandwiches et box accentuent leurs efforts d’innovation en vue de stimuler la demande et de se différencier de la concurrence, en particulier des marques de distributeurs. Les uns sophistiquent leurs recettes, certains adaptent leurs conditionnements, d’autres encore se positionnent sur des niches de marché. (par exemple les wraps, les sandwiches halal…)

Les distributeurs font évoluer leurs concepts

Bien positionnées sur le marché du convenience food, les grandes surfaces alimentaires misent de plus en plus sur leurs marques propres. Les MDD se sont ainsi vite déployées sur le segment des box, pour en devenir en à peine un an des acteurs incontournables. Les enseignes adaptent leurs concepts de magasins pour répondre aux attentes des consommateurs urbains et pressés (pôle snacking dédié, possibilité de manger sur place, etc.). Les distributeurs déploient aussi leurs enseignes de centre-ville. Mais sur ce marché, ils doivent affronter la concurrence de plus en plus redoutable des enseignes de boulangeries et sandwicheries. Dans le même temps, l’offre continue de s’élargir avec la multiplication du nombre d’intervenants sur les créneaux des pâtes à emporter, sushis ou « fast good »