NUMERO : Nov-Dec 2013

Les tisanes : les plantes-médicaments du XXIe siècle ?

Des plantes à choisir pour chaque problème de santé

Pour éliminer l’eau et les toxines :

Frêne  : diurétique et dépuratif, aide à combattre la retention d’eau,

Orthosiphon  : diurétique, favorise l’élimination de l’urée et de l’acide urique,

Prêle des champs : à la fois diurétique et reminéralisante,

Bruyère  : ses vertus diurétiques favorisent les fonctions d’élimination de l’organisme,

Busserole  : antiseptique et diurétique utile dans les affections chroniques de la vessie,

Canneberge d’Amérique : inhibitrice des adhésines secrétées par les bactéries, les empêchant de se fixer aux parois des voies urinaires.

 

Pour soulager les douleurs articulaires :

Cassis : traditionnellement utilisé pour favoriser mobilité et souplesse des articulations,

Harpagophytum  : puissant anti-inflammatoire, suggéré pour les manifestations articulaires douloureuses (rhumatismales, arthrosiques ou traumatiques),

Prêle  : favorise l’élimination rénale, contribue à la reminéralisation et favorise la souplesse des articulations,

Reine des prés  : apaise les sensations douloureuses (maux de tête, maux de dents, manifestations articulaires mineures).

 

Pour augmenter la vitalité et restaurer l’énergie :

Camu-camu : aide l’organisme à lutter contre la fatigue et protège contre les agressions de l’environnement,

Éleuthérocoque : stimule le système nerveux, améliore la résistance au stress et augmente les performances physiques,

Gingembre  : la plante du tonus, à activité stimulante et revitalisante,

Ginseng  : aux vertus tonifiantes, favorise la résistance générale de l’organisme

Guarana  : combat les états de fatigue (attention : contient de la caféine),

Kola  : stimulant anti-fatigue (attention : contient de la caféine), ne pas prendre la plante le soir,

Rhodiola  : stimulant du système nerveux central, active les fonctions cognitives, est considéré comme une plante adaptogène.

 

Pour améliorer le sommeil et contrôler la nervosité :

Aubépine  : contribue à la détente, à la relaxation et favorise un sommeil paisible,

Coquelicot  : les pétales agissent sur les troubles du sommeil de l’adulte comme de l’enfant,

Escholtzia : favorise la relaxation et améliore la qualité du sommeil,

Lavande vraie : effet sédatif, conseillée en cas d’anxiété et de nervosité,

Millepertuis  : favorise le bien-être émotionnel. C’est la plante de la bonne humeur.

Passiflore  : favorise la relaxation, le bien-être physique et mental. Aide au maintien d’un bon sommeil,

Valériane  : agit sur le système nerveux central, aide à raccourcir le temps d’endormissement.

 

Pour atténuer les troubles circulatoires :

Cyprès  : tonifie les vaisseaux et prévient les jambes lourdes, hémorroïdes, varices,

Fragon  : veino-tonique, antioedèmateux, utile pour les jambes lourdes, les varicosités et les hémorroïdes,

Gingko biloba : favorise une bonne circulation périphérique (micro-circulation),

Hamamélis  : réputé pour ses propriétés astringentes et pour la circulation,

Marron d’Inde  : soutient la circulation et apaise les jambes lourdes,

Vigne rouge : offre une action bénéfique sur la fragilité des petits vaisseaux de la peau et favorise la résistance des capillaires,

Olivier (feuilles)  : participe au bon fonctionnement du système cardio-vasculaire.

 

Pour faciliter l’équilibre hormonal féminin :

Sauge  : régularise le cycle menstruel, atténue les douleurs des règles et les bouffées de chaleur liées à la ménopause, diminue les risques d’ostéoporose,

Armoise  : permet de lutter contre le SPM et régularise les cycles irréguliers,

Onagre  : diminue les SPM (dépression, irritabilité, tension mammaire, rétention d’eau…),

Pensée sauvage : participe au maintien d’une peau saine,

Bardane  : considérée comme une des plantes de la beauté par excellence,

Gattilier  : conseillé en cas de règles douloureuses et les cas de sensation douloureuse des seins.

 

Pour maîtriser son poids et se trouver bien dans son corps :

Fucus  : modérateur de l’appétit (effet de satiété), stimule le métabolisme de base, ce qui active le processus d’amaigrissement,

Guarana  : active la combustion des graisses, utile pour accompagner les états de fatigue durant un régime amaigrissant,

 

Orthosiphon (thé de Java)  : diurétique, il favorise la fonction d’élimination rénale et le fonctionnement du foie,

Piloselle  : facilite l’élimination de l’eau et du sel retenu dans les tissus, conseillé dans les cas de régime sans sel,

Thé vert  : favorise l’élimination rénale de l’eau. Conseillé en cas de surcharge générale ou localisée.

 

Pour améliorer le fonctionnement digestif :

Artichaut  : favorise le bon fonctionnement du foie, utile pour faciliter les fonctions d’élimination et la digestion,

Bourdaine  : stimule le péristaltisme intestinal. À utiliser en cas de constipation passagère,

Isphagul  : facilite l’évacuation intestinale, atténue les pics sanguins de glucose,

Chardon-Marie : protège et régénère les cellules du foie,

Fumeterre  : contribue aux fonctions d’élimination rénale. Utilisé traditionnellement pour favoriser le bien-être du foie et faciliter la digestion,

Menthe poivrée : calmante des contractions intestinales. Facilite le bon fonctionnement intestinal,

Boldo  : favorise la secrétion et l’évacuation de la bile.

 

Pour amplifier la respiration :

Bouillon blanc  : plante pectorale à action anti-inflammatoire de la gorge,

Eucalyptus  : offre une activité décongestionnante sur les voies respiratoires, aide à fluidifier les secrétions bronchiques et favorise leur évacuation,

Marrube blanc : recommandé dans la prévention des crises d’asthme, de bronchite,

Plantain  : indiqué dans les affections bronchopulmonaires. Fluidifie les secrétions, permet leur expectoration. Précieux en cas de manifestations respiratoires allergiques,

Thym  : apaise les voies respiratoires lorsque la gêne est accompagnée de toux.

 

Des thés de plantes pour remplacer le thé ordinaire :
● feuilles de ronces + feuilles de cassis
● feuilles de myrtille + feuilles de framboisier + feuilles de cerisier + feuilles de cassis
● feuilles de bouleau + sorbier des oiseaux + feuilles d’orme + feuilles de saule
● feuilles de myrtille et de tilleul + bruyère + un peu de menthe poivrée
● fleurs de coucou + feuilles de prunellier + feuilles de houx
Choisir parmi ces 5 formules. Pour chacune, il faut mélanger les plantes en proportions égales.

 

Les principaux éléments actifs des plantes médicinales

Les effets curatifs de certaines plantes sont très connus. Le séné, par exemple, est utilisé comme laxatif depuis des milliers d’années et l’aloès était déjà connu au temps de Cléopâtre, où

 

il servait à adoucir la peau. Or, ce n’est que récemment que les éléments actifs à l’origine des actions thérapeutiques des plantes ont été véritablement isolés et correctement étudiés. Il est indispensable de connaître la composition des plantes, pour bien les choisir, comprendre comment elles agissent sur l’organisme et de quelle façon les utiliser.

Le mucilage : cette substance visqueuse se compose de molécules de sucre, les polysaccharides, qui absorbent l’eau, donnant une masse gluante semblable à de la gelée. Le mucilage garnit les muqueuses du tube digestif, les protège des irritations, des attaques acides et des inflammations. Cette action protectrice s’étend à d’autres muqueuses, celles de la gorge, des poumons, des reins et des conduits urinaires. L’orme rouge (Ulmus rubra) est une plante mucilagineuse typique. La mauve (Malva sylvestris), le lin (Linum usitatissimum) sont des plantes classées mucilagineuses.

Les phénols : dans ce groupe, on trouve l’acide salicylique, précurseur naturel de l’aspirine. Cet acide est présent dans la gaulthérie (Gaultheria procumbens) ou le saule blanc (Salix alba), mais aussi le thymol, un des principes actifs du thym (Thymus vulgaris). Les phénols sont antiseptiques et réduisent les inflammations lorsqu’ils sont ingérés, alors qu’ils produisent, au contraire, un effet irritant lorsqu’on les applique sur la peau.

Les tanins  : le tanin donne un goût amer à l’écorce ou aux feuilles et les rend impropres à la consommation, pour les insectes ou le bétail. Les tanins sont amers, rapprochent les tissus fibrillaires et augmentent la résistance aux infections. Les écorces du chêne pédonculé (Quercus robur) et de l’acacia (Acacia catechu) sont riches en tanins.

Les coumarines : les coumarines sont des substances odorantes présentes dans de nombreuses plantes. Celle du mélilot (Melilotus officinalis) fluidifie le sang, alors que le bergaptène, contenu dans le céleri (Apium graveolens) s’emploie comme écran solaire.

Les anthraquinones : Elles sont les principaux constituants de plantes telles que le séné (Cassia senna) et la rhubarbe de Chine

 

(Rheum palmatum), qui, toutes deux, agissent sur la constipation. Elles ont un effet irritant et laxatif sur le gros intestin, provoquent des contractions des parois intestinales et stimulent le travail intestinal environ 10 heures après la prise. Elles rendent les selles plus molles ou plus liquides, facilitant ainsi le transit intestinal.

Les flavonoïdes : Les flavonoïdes sont des anti-inflammatoires. Ils assurent une bonne circulation sanguine. La rutine présente dans plusieurs plantes, dont le sarrasin (Fagopyrum esculentum) et le citron (Citrus limon), renforce les parois des vaisseaux capillaires et améliore la circulation périphérique.

Les anthocyaniques  : Ces pigments donnent aux fleurs ou aux fruits une teinte bleutée, rouge ou pourpre et maintiennent en bon état les vaisseaux sanguins. Ils diminuent la perméabilité des capillaires et augmentent leur résistance. La mûre (Rubus fruticosus) et la vigne (Vitis vinifera) en contiennent beaucoup.

Les glucosinolates : Présents uniquement dans les espèces de la famille des moutardes, les glucosinolates provoquent un effet irritant sur la peau (formation d’ampoules). Appliqués comme cataplasme sur les articulations douloureuses, ils augmentent le flux du sang dans la zone irritée, favorisant ainsi l’évacuation des déchets. Les glucosinolates contribuent également à ralentir la thyroïde. Le radis (Raphanus sativus) et la moutarde (Sinapis alba) sont riches en glucosinolates.

Les huiles essentielles : Les huiles essentielles extraites des plantes par distillation comptent parmi les plus importants principes actifs des végétaux. Ainsi, dans l’huile essentielle de melaleuca (Melaleuca alternifolia), on trouve plus de soixante composants différents, la plupart ayant des effets antiseptiques. D’autres huiles essentielles contiennent des agents antiinflammatoires, les sesquiterpènes, tels que l’azulène présent dans la camomille allemande ou matricaire (Matricaria recutita).

Les saponines : Les saponines se divisent en triterpénoïdes et en stéroïdes. Ces derniers doivent leur nom à leur similarité avec les hormones stéroïdes naturelles de l’homme. C’est pourquoi des plantes contenant des saponines stéroïdales ont une certaine activité hormonale, comme la réglisse (Glycyrrhiza glabra). Les triterpénoïdes présentes dans les racines de primevère (Primula veris) sont de puissants expectorants.

Les glucosides cardiaques  : Présents dans de nombreuses plantes médicinales, telles que les digitales pourpres (Digitalis purpurea) et jaune (D. lutea), les glucosides cardiaques comme la digitoxine, la digoxine et la gitoxine ont une action puissante et directe sur le coeur. Ils l’aident à maintenir le rythme cardiaque en cas d’affaiblissement. Ces glucosides sont également diurétiques ; ils contribuent à transférer les liquides des tissus et du système circulatoire vers les conduits urinaires, réduisant ainsi la pression artérielle.

Les glucosides cyanogènes : Bien que ces substances soient à base de cyanure, un poison très violent, elles ont, prises en petites doses, un effet sédatif et relaxant sur le coeur et les muscles. L’écorce du cerisier tardif (Prunus serotina) et les feuilles du sureau noir (Sambucus nigra), qui en contiennent, peuvent permettre de supprimer ou de calmer les toux sèches et irritantes.

Les vitamines : De nombreuses plantes sont particulièrement riches en vitamines. Le cresson de fontaine (Nasturtium officinale), par exemple, contient des doses élevées de vitamine E, et le fruit d’églantier (Rosa canina), de la vitamine C. La plupart des plantes médicinales contiennent la quantité vitaminique nécessaire pour un bon fonctionnement organique harmonieux.

Les amers  : Les amers forment un groupe très diversifié de composants dont le point commun est l’amertume de leur goût. Cette amertume stimule les sécrétions des glandes salivaires et des organes digestifs. Ces sécrétions augmentent l’appétit et améliorent la digestion. De nombreuses plantes ont des constituants amers, notamment l’armoise-absinthe (Artemisia absinthium), l’artichaut (Cynara scolymus), le pissenlit (Taraxacum officinale).

Les alcaloïdes  : Formant un groupe très large, les alcaloïdes possèdent presque tous une molécule azotée (—NH2) qui les rend pharmaceutiquement très actifs. Certains sont des médicaments connus qui ont des vertus thérapeutiques avérées. C’est le cas d’un dérivé de la pervenche de Madagascar (Catharanthus roseus) qu’on utilise dans certains cancers. D’autres alcaloïdes, comme l’atropine, présente dans la belladone (Atropa belladona) ont une action directe sur le corps, réduisent les spasmes et soulagent la douleur.

Les minéraux  : Les plantes sont souvent particulièrement riches en minéraux. La prêle (Equisetum arvense), par exemple, contient beaucoup de silice. Le pissenlit (Taraxacum officinale) renferme de grandes quantités de potassium, et, à la différence d’autres diurétiques qui rejettent ce minéral alcalin, il aide le corps à le conserver. Ces plantes agissent comme compléments minéraux, qu’elles soient prises entières, en partie ou en extrait.

 

Vertus médicinales des plantes aromatiques
Nos ancêtres utilisaient la puissance curative des plantes aromatiques et des fines herbes.
● Les produits nutritifs (les légumineuses, les fruits…) indispensables à l’organisme.
● Les produits d’agrément (aromates, fines herbes…) souvent dénués de valeur nutritive mais aux valeurs thérapeutiques certaines.
● Les plantes aromatiques indispensables pour cuisiner, pour modifier l’arôme des mets ou des boissons et diversifier une alimentation monotone.
Ce livre contient plus d’une centaine d’aromates provenant de différentes parties de plantes.
Auteur : Jean-Claude RODET
Infos : 200 pages, 15 x 23 cm, 486g
Parution : février 2013
Editeur : MÉDICIS – ISBN : 978-2-85327-454-8
Renseignements : http://www.editions-tredaniel.com/ vertus-medicinales-des-plantesaromatiques- p-5239.html