NUMERO : janv-fév 2008

Les vins « bio »

 

La distribution du vin « bio »

L’étude de 2005 de l’Agence Bio indique que le marché du vin « bio » représenterait 15 % des produits alimentaires biologiques vendus avec un chiffre d’affaires de 189 millions d’euros répartis comme suit : 45 millions pour la GMS, 63 pour les magasins spécialisés et 81 pour la vente directe producteur.

Qu’est ce qui motive la conversion à la viticulture biologique ?

La protection de la santé du vigneron a été historiquement la première cause de passage au bio. La population de viticulteurs est fortement exposée aux risques de maladies et de décès liés à l’usage de pesticides. Avec 3 % de la surface agricole utile, la viticulture conventionnelle française utilise 20 % des quantités de pesticides (source rapport IFEN 2003- 2004). Cet emploi a différentes conséquences notamment sur la faune et la flore, ainsi que sur la qualité des eaux de surface et souterraines.

La protection du consommateur est également une préoccupation afin de minimiser les risques de présence de résidus de pesticides dans les vins.

Les raisons éthiques sont fréquemment mises en avant : respect de l’environnement, lien au sol, produire sans polluer, respect de la faune et de la flore, respect de la biodiversité…

Conseils et réponses aux interrogations…

• SO2 – Soufre – Anhydride sulfureux ! ! !
La mention « contient des sulfites » sur les étiquettes de vin « bio » provoque parfois des réactions négatives des clients en magasins bio. En effet, classé comme allergène, cet additif peut provoquer, à forte dose, des maux de têtes.

Explications :
L’indication sur les étiquettes est obligatoire pour des dosages supérieurs à 10 mg / litre (faible effet sur la santé). L’Anhydride sulfureux est une substance naturelle qui permet d’améliorer la conservation du vin. Il a un rôle d’antibactérien, d’antiseptique et d’antioxydant. En bio, il est autorisé mais dans de moindres doses. Par exemple la charte FNIVAB a divisé par deux son utilisation (voir tableau). Toutefois, certains viticulteurs bio grâce à une complète maîtrise de leur fermentation n’en utilise pas. Le risque est de voir évoluer à tout moment leur vin.

Teneurs maxi en SO2 total
Bio mg/l
CEE mg/l
Vins rouges
100
160
Vins blancs secs et rosés
120
210
Vins effervescents secs
100
210

 

• Vin « Bio » et santé !
Le Resvératrol : le polyphénol que l’on trouve « que » dans le vin rouge « bio » !

Ce polyphénol présent dans la peau de raisin serait selon les chercheurs une solution aux problèmes cardio-vasculaire. Il les réduirait à lui seul, selon l’OMS, de 40 %. Il aurait aussi des effets anti-cancéreux, phyto-eostrogénique (limiterait les bouffées de chaleur lors de la ménopause), d’activateur de gène de longévité, de protecteur de cellules cérébrales et enfin d’anti-inflammatoire. Détruit par les pesticides utilisés dans conventionnel, on ne le retrouve qu’en quantité réduite dans le vin. D’autres sources ont été trouvées pour extraire ce resvératrol comme le liseron japonnais et la vigne rouge et commercialisé sous forme de gélules. La bio n’utilisant pas de pesticides, vous le trouverez tout naturellement dedans.

Mettez en valeur les vins primés

Actuellement on recense en France trois principaux concours sur le vin « bio ». Il est donc important d’utiliser dans votre argumentaire le fait qu’un vin soit primé.

 

 

• Le concours Amphore qui fêtera sa 12 édition en 2008 est le plus ancien et le plus connu. Indépendant, il rassemble une centaine de jurés, tous professionnels du vin mais qui n’ont aucun lien avec la production.

 

• Le concours national Millésime Bio, organisé par l’AIVB-LR depuis novembre 2007, est le concours offi ciel du salon Millésime bio qui existe depuis 1993. Il se tiendra en 2008 pour la première fois à Perpignan.

 

• Le concours des vins aquitains de l’agriculture biologique « Expression des Vignerons Bio » est dù à l’initiative, pour sa 11ème année consécutive, du Syndicat des Vignerons Bio d’Aquitaine. Il a lieu au mois de mai.